Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2503355(TA95-2503355)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé les arrêtés préfectoraux du 6 février 2025 retirant le titre de séjour "Talent" d'un ressortissant libanais et lui notifiant une obligation de quitter le territoire français. La juridiction a jugé que le préfet du Val-d'Oise avait commis une erreur de fait en considérant que l'utilisation présumée d'un faux permis de conduire constituait une menace pour l'ordre public, alors que des attestations diplomatiques établissaient l'authenticité du document et qu'aucune poursuite pénale n'avait été engagée. Le tribunal a appliqué l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a enjoint à l'administration de régulariser la situation dans les bases de données sous deux mois.
N° TA95-2503369(TA95-2503369)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A... B..., une ressortissante ukrainienne, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 25 juillet 2024 refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet du Val-d'Oise était compétent pour signer l'arrêté contesté et que le refus de titre de séjour, fondé sur l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légal. Il a également estimé que l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) n'était pas disproportionnée au regard de la situation personnelle de la requérante, sans que le conflit en Ukraine ne rende son retour impossible en l'espèce.
N° TA95-2503414(TA95-2503414)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A... B..., une ressortissante algérienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral du 29 janvier 2025 était légal, notamment car il était correctement motivé et fondé sur l'avis médical de l'OFII concluant à l'absence de conséquences graves en cas de retour. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA95-2503432(TA95-2503432)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral du 13 février 2025 refusant un titre de séjour à un ressortissant ivoirien et lui imposant une obligation de quitter le territoire français avec une interdiction de retour. La juridiction a jugé que le préfet du Val-d'Oise avait commis une erreur d'appréciation en considérant que la présence de l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public, au regard de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les faits reprochés étant anciens et n'ayant pas donné lieu à poursuites récentes. Par voie de conséquence, les autres mesures (obligation de quitter le territoire et interdiction de retour) ont également été annulées.
N° TA95-2503438(TA95-2503438)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral du 14 février 2025 refusant un titre de séjour à une ressortissante congolaise et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que la décision était entachée d'illégalité pour défaut d'examen particulier de la situation personnelle de l'intéressée, méconnaissant ainsi les exigences du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
N° TA95-2503490(TA95-2503490)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était légal, notamment car il était suffisamment motivé et avait été pris après un examen particulier de la situation personnelle de l'intéressé. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
N° TA95-2503571(TA95-2503571)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement de M. B... et prononçant une interdiction de retour. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur de droit en ne tenant pas compte des démarches engagées par l'intéressé pour régulariser sa situation, notamment la possession d'une convocation en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2503604(TA95-2503604)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 31 octobre 2024. Le tribunal a jugé que le refus de renouvellement du titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, la fixation du pays de renvoi et l'interdiction de retour de trois ans étaient légaux. Il a notamment écarté les moyens soulevés, considérant que l'arrêté était suffisamment motivé, signé par une autorité compétente, et pris après un examen particulier de la situation personnelle du requérant, conformément aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2503710(TA95-2503710)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a statué sur un recours en excès de pouvoir concernant le renouvellement d'un titre de séjour étudiant. Le requérant contestait la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine. Le tribunal a constaté que le titre de séjour avait été délivré en cours d'instance, rendant la demande d'annulation sans objet. Par conséquent, il a déclaré qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur les conclusions principales et a rejeté la demande de condamnation de l'État aux frais.
N° TA95-2507621(TA95-2507621)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral de la Côte-d'Or l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que l'arrêté était légal, notamment car il était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen approfondi de la situation personnelle du requérant. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2508006(TA95-2508006)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de refus de titre de séjour "vie privée et familiale" opposée à un ressortissant pakistanais. La juridiction a jugé que ce refus, au regard de la durée de son séjour en France depuis 2013, de sa vie commune établie avec son épouse et de la naissance de leurs deux enfants en France, portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, méconnaissant ainsi l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour dans un délai de deux mois, assorti d'une astreinte, et a condamné l'État aux dépens.
N° TA95-2508030(TA95-2508030)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné un recours en excès de pouvoir contre le refus du préfet des Hauts-de-Seine de délivrer une première carte de résident de dix ans à un ressortissant philippin, lui accordant à la place une carte de séjour pluriannuelle. Le tribunal a annulé la décision préfectorale, considérant que le requérant justifiait bien d'une résidence régulière ininterrompue de plus de cinq ans et de ressources stables et suffisantes, supérieures au SMIC, sur cette période, satisfaisant ainsi aux conditions de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de carte de résident dans un délai d'un mois.
N° TA95-2508038(TA95-2508038)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé une décision implicite de refus de titre de séjour "salarié" opposée à un ressortissant bangladais. Le juge a retenu l'illégalité de la décision pour défaut de motivation, l'administration n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs formulée par l'intéressé, en violation des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans les dix jours, sans astreinte, et a condamné l'Etat à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais exposés.
N° TA95-2508050(TA95-2508050)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris à l'encontre d'un ressortissant algérien. Le juge a retenu que l'étranger justifiait d'une entrée régulière en France, rendant l'application de l'article L. 611-1, 1°, du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile erronée. Le préfet est enjoint de réexaminer la situation du requérant dans un délai de deux mois, et l'État est condamné à lui verser 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2508058(TA95-2508058)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral retirant la carte de résident d'un ressortissant afghan. La juridiction a jugé que les faits reprochés (travail dissimulé dans son établissement) étaient isolés et ne constituaient pas, en l'absence de condamnation, une menace grave pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a enjoint au préfet de restituer la carte de résident dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser une somme au requérant au titre des frais de procédure.
N° TA95-2508075(TA95-2508075)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le signataire de la décision était compétent et que la motivation, qui mentionnait notamment le parcours scolaire, était suffisante au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Les autres moyens, dont la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et de l'article L. 435-1 du CESEDA, ont été écartés.
N° TA95-2508106(TA95-2508106)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet et a annulé la décision implicite de refus de titre de séjour "salarié" opposée à un ressortissant tunisien. Le tribunal a jugé que la délivrance d'un récépissé en cours d'instruction ne faisait pas obstacle à la naissance d'une décision implicite de rejet au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-2 du CESEDA. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.
N° TA95-2508493(TA95-2508493)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral était légal, notamment car il était suffisamment motivé et avait été pris après un examen particulier de sa situation, et que la signataire agissait dans le cadre d'une délégation régulière. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
N° TA95-2508946(TA95-2508946)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant pakistanais. Le tribunal a admis le requérant au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle en raison de l'urgence. Sur le fond, il a annulé l'arrêté litigieux, considérant que la situation familiale du requérant, dont l'épouse et les enfants sont reconnus réfugiés, lui ouvre un droit au séjour en application de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2509132(TA95-2509132)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de provision et d'expertise formée par les parents d'un mineur victime d'un accident lors d'une activité de paintball organisée par la commune de Sarcelles. Le juge a estimé que les requérants n'avaient pas établi l'existence d'une faute de la commune ou de ses agents susceptible d'engager sa responsabilité. La décision a été rendue en application des articles R. 541-1 et R. 532-1 du code de justice administrative relatifs aux référés provision et aux mesures d'instruction.