Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
52 256 décisions disponibles — page 180/2613
N° TA95-2601689(TA95-2601689)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision préfectorale refusant le renouvellement du titre de séjour et ordonnant de quitter le territoire français. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car la requérante, qui invoque un traitement médical indisponible dans son pays d'origine, n'a pas démontré l'impossibilité d'accéder à des soins équivalents au Rwanda. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2601691(TA95-2601691)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. A... B... visant à suspendre le refus de renouvellement de sa carte professionnelle d'agent de sécurité privée par le CNAPS. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'une situation d'urgence justifiant la mesure, au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La demande est donc rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés quant à la légalité de la décision contestée.
N° TA95-2601697(TA95-2601697)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des conditions de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) concernant l'enfant malade. La condition d'urgence n'est pas non plus caractérisée pour justifier une mesure de suspension.
N° TA95-2601739(TA95-2601739)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de Mme B... visant à annuler le refus de sa commune de reconnaître un incident comme imputable au service. Le tribunal estime que sa demande était irrecevable, car sa déclaration d'accident de service a été déposée hors du délai légal de quinze jours prévu par le décret du 30 juillet 1987. De plus, il juge que l'entretien d'évaluation invoqué ne constitue pas, en l'espèce, un accident de service au sens de la loi.
N° TA95-2302280(TA95-2302280)
La décision concerne un recours en plein contentieux contre des rappels de taxes locales. Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la demande de la société requérante, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties et à la taxe d'enlèvement des ordures ménagères pour l'année 2020. Le tribunal a jugé que l'immeuble, un lieu de dépôt à ciel ouvert, était correctement classé dans la catégorie "DEP 1" du code général des impôts et ne présentait pas de caractéristiques exceptionnelles justifiant une autre catégorie, et que l'exonération de TEOM n'était pas applicable. Les textes principaux appliqués sont les articles 1498 et 1521 du code général des impôts.
N° TA95-2311662(TA95-2311662)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... A... visant à annuler le refus de délivrance d'une carte professionnelle d'agent privé de sécurité. Le tribunal a jugé que le directeur du CNAPS n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en considérant que la conduite sans permis de l'intéressé, malgré son caractère isolé et sa reconnaissance, était incompatible avec les exigences déontologiques de la profession. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure.
N° TA95-2312792(TA95-2312792)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de la SELAS BIO-CLINIC, qui contestait des rappels de taxe sur les salaires pour 2020. Le tribunal juge que les rémunérations versées aux biologistes coresponsables, même en qualité de travailleurs indépendants, entrent bien dans l'assiette de la taxe sur les salaires définie par l'article 231 du code général des impôts, car celle-ci inclut les revenus professionnels soumis à la contribution sociale généralisée (articles L. 136-1 et L. 136-1-1 du code de la sécurité sociale). La demande de condamnation de l'État aux frais est également rejetée.
N° TA95-2317196(TA95-2317196)
**Sujet principal** : Recours de contribuables contre des rectifications fiscales (cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et prélèvements sociaux) et pénalités, suite à un contrôle portant sur des sociétés dont ils sont associés. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (5ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que les contribuables n'apportent pas la preuve que les charges réintégrées par l'administration étaient justifiées, et que l'irrégularité alléguée de la procédure de vérification des sociétés est sans incidence sur leur imposition personnelle. **Textes appliqués** : Articles 109 et 111 du Code Général des Impôts (CGI) pour qualifier les revenus distribués, et article 1729 du CGI concernant les pénalités pour inexactitudes.
N° TA95-2402228(TA95-2402228)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société APT formation, qui contestait son déréférencement de la plateforme "Mon compte formation" par la Caisse des dépôts et consignations. La juridiction a estimé que la décision attaquée était légale, notamment au regard des articles L. 6354-1 et suivants du code du travail, et que la sanction n'était pas disproportionnée. Elle a également jugé que les moyens soulevés, relatifs à la motivation et à la procédure, n'étaient pas fondés.
N° TA95-2408262(TA95-2408262)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de Mme A..., une ressortissante béninoise, qui demandait l'annulation du rejet implicite de sa demande de carte de résident. La juridiction estime que la requérante ne justifie pas de ressources stables, régulières et suffisantes, condition exigée par l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour l'obtention de ce titre de séjour.
N° TA95-2415732(TA95-2415732)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de délivrer un titre de séjour à un ressortissant tunisien. Le tribunal a jugé que la délivrance d'un récépissé par la préfecture ne faisait pas obstacle à la naissance d'une décision implicite de rejet au terme du délai de quatre mois prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, le tribunal a annulé cette décision implicite de refus et a enjoint au préfet de statuer à nouveau sur la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois.
N° TA95-2418279(TA95-2418279)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D... A... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une interdiction de retour. La juridiction a estimé que les arrêtés, pris par le préfet de police de Paris, étaient réguliers, suffisamment motivés et ne méconnaissaient pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) invoquées. Le tribunal a notamment écarté les moyens tirés d'un vice d'incompétence et d'une violation des articles L. 812-2 et L. 813-3 du CESEDA.
N° TA95-2502911(TA95-2502911)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. J... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral était légal, notamment car il était suffisamment motivé et fondé sur une menace à l'ordre public justifiant l'absence de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 611-1, L. 612-6, L. 612-10).
N° TA95-2503387(TA95-2503387)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête d'un ressortissant congolais visant à annuler le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet du Val-d'Oise n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation, notamment en constatant que le requérant ne justifiait pas d'une insertion professionnelle réelle et pérenne et qu'il n'avait pas sollicité son admission au titre de l'article L. 423-23 du CESEDA. La décision a été prise en application des articles L. 421-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi qu'à la lumière de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2503453(TA95-2503453)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé, fondé sur la situation irrégulière du requérant et des faits de violence, et qu'un examen particulier de sa situation personnelle avait été réalisé. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la CEDH, compte tenu de la récence de son arrivée et de l'absence d'attaches familiales stables en France.
N° TA95-2503568(TA95-2503568)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral du 7 février 2025 refusant un titre de séjour à Mme B... et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne procédant pas à un examen particulier de la situation personnelle et familiale de la requérante, notamment au regard de son PACS avec un ressortissant français et de son insertion. Le tribunal a également relevé une insuffisance de motivation et a ordonné au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour.
N° TA95-2507309(TA95-2507309)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral retirant la carte de résident de dix ans à un ressortissant marocain. La juridiction a jugé que le préfet du Val-d'Oise avait méconnu l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en estimant que des faits ayant fait l'objet d'un classement sans suite judiciaire ne permettaient pas de caractériser une menace grave pour l'ordre public. Le tribunal a enjoint au préfet de restituer le titre de séjour dans un délai de 15 jours et a condamné l'État à verser 1 200 euros au requérant au titre des frais engagés pour le litige.
N° TA95-2508077(TA95-2508077)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral rejetant une demande de titre de séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a annulé la décision du préfet de la Loire-Atlantique, considérant que le refus de titre de séjour au titre de la vie privée et familiale était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, notamment au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation du requérant et a prononcé une astreinte en cas de retard.
N° TA95-2503778(TA95-2503778)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (3ème Chambre) a rejeté la requête de M. C... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. Le juge a estimé que l'arrêté, pris par une autorité compétente en vertu d'une délégation régulière, était suffisamment motivé et résultait d'un examen particulier de la situation personnelle de l'intéressé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
N° TA95-2508316(TA95-2508316)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre la décision du préfet des Hauts-de-Seine de clôturer et de refuser d'enregistrer la demande de titre de séjour d'un ressortissant ivoirien, fondée sur sa vie familiale avec des enfants français. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions visant un refus de titre de séjour, estimant qu'une telle décision n'existait pas, et a annulé la décision de refus d'enregistrement. Il a considéré que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en refusant l'enregistrement au seul motif que l'intéressé faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, sans procéder à un examen particulier de sa situation.