Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2505285(TA95-2505285)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante tunisienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "stagiaire" et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral était légal, suffisamment motivé et ne révélait pas d'erreur manifeste d'appréciation au regard de la situation personnelle et professionnelle de l'intéressée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 426-16, R. 426-16 et R. 426-18), constatant que Mme B... ne remplissait plus les conditions pour le renouvellement de son titre en qualité de stagiaire.
N° TA95-2512106(TA95-2512106)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête d'un ressortissant sri-lankais demandant l'annulation d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que le préfet du Val-d'Oise avait légalement fondé sa décision sur le motif de menace à l'ordre public (article L. 611-1, 5°, du CESEDA), ce qui prévaut sur le droit au maintien lié à un recours en cours devant la Cour nationale du droit d'asile. Le tribunal a également estimé que les allégations de violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme n'étaient pas suffisamment étayées pour faire obstacle à l'exécution de l'arrêté.
N° TA95-2512211(TA95-2512211)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral du 10 juin 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B... et prononçant son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que le préfet du Val-d'Oise avait commis une erreur d'appréciation en considérant que la présence de l'étranger constituait une menace pour l'ordre public, au sens des articles L. 412-5 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Elle a notamment relevé que les faits reprochés, dont une condamnation antérieure, n'avaient pas empêché un précédent renouvellement et que d'autres poursuites avaient abouti à une relaxe.
N° TA95-2306442(TA95-2306442)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a statué sur un recours en excès de pouvoir contre des contributions administratives infligées à un employeur pour l'emploi d'un travailleur étranger sans titre. Le tribunal a annulé les décisions de l'OFII et les titres de perception, en appliquant rétroactivement la loi nouvelle plus douce du 26 janvier 2024 (loi n° 2024-42). Cette application a conduit à une réévaluation des sanctions, fondée sur les articles modifiés du code du travail (L. 8253-1) et du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
N° TA95-2512115(TA95-2512115)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... C..., un ressortissant brésilien, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral de juin 2025 lui enjoignant de quitter le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que le préfet de Maine-et-Loire n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que le requérant, dont le visa "vacances-travail" avait expiré, ne justifiait pas de liens personnels et familiaux suffisants en France pour bénéficier d'une carte de séjour "vie privée et familiale". La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les articles 8 de la CEDH et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
N° TA95-2524400(TA95-2524400)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a fait droit à la requête d'un ressortissant tunisien. Le juge a constaté un dysfonctionnement grave de la préfecture des Hauts-de-Seine, caractérisé par un délai de traitement de plus de vingt mois pour une demande de titre de séjour, créant une situation d'urgence en maintenant le requérant dans une grande précarité. Il a en conséquence enjoint au préfet de convoquer l'intéressé pour l'enregistrement de sa demande et la délivrance d'un récépissé dans un délai bref.
N° TA95-2600495(TA95-2600495)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'assignation à résidence d'un ressortissant russe dans le Val-d'Oise. Le juge a estimé que le préfet n'avait pas justifié que l'intéressé résidait dans ce département, alors qu'il détenait un bail à Paris, méconnaissant ainsi les conditions d'application de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision préfectorale était donc entachée d'erreur de droit et d'erreur d'appréciation des faits.
N° TA95-2600554(TA95-2600554)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a modifié une précédente injonction adressée au préfet des Hauts-de-Seine en raison de son inexécution, constituant un élément nouveau. Le juge a enjoint au préfet de fixer un rendez-vous dans un délai de quarante-huit heures à un ressortissant étranger pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour, sous astreinte de 500 euros par jour de retard. La décision s'appuie sur les articles L. 521-4 du code de justice administrative, permettant la modification d'une mesure en référé, et L. 761-1 pour l'allocation de 1 500 euros à la charge de l'État au titre des frais engagés pour l'instance.
N° TA95-2600768(TA95-2600768)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d'un référé précontractuel par la société Vianeo, qui contestait la régularité de la procédure d'attribution d'un marché public de travaux par la commune de Bezons. La requérante invoquait notamment un manquement aux obligations de transparence dans la notification du rejet de son offre. Avant que le juge ne statue, la société Vianeo s'est désistée de sa requête, ce qui a conduit à la radiation de l'affaire du rôle. La décision applique les dispositions des articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative relatifs au référé précontractuel.
N° TA95-2500795(TA95-2500795)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir dirigé contre le rejet implicite d'une demande de carte de séjour pluriannuelle. Cette décision fait suite à la délivrance effective de la carte au requérant, ce qui a rendu ses conclusions sans objet. Le tribunal a également rejeté les demandes relatives à l'aide juridictionnelle provisoire et à la condamnation de l'État aux frais d'avocat, en application des articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2504569(TA95-2504569)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme B..., qui avait demandé l'annulation partielle d'un permis de construire délivré par la commune de Bagneux. La juridiction met ainsi fin à l'instance sans examen du fond, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La décision est notifiée aux parties.
N° TA95-2507746(TA95-2507746)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, rejette une requête de Mme A... qui visait à porter plainte contre une mairie et son cabinet d'avocats dans un conflit de voisinage. Le tribunal estime que ce litige relève manifestement de la compétence des juridictions judiciaires et non de la juridiction administrative. La requête est donc rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet d'écarter les requêtes ne relevant pas de la compétence administrative.
N° TA95-2507770(TA95-2507770)
Sujet principal : Refus d'octroi de l'allocation aux adultes handicapés (AAH). Juridiction : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (ordonnance du juge unique). Solution retenue : La requête est rejetée pour incompétence de l'ordre administratif, le litige relevant des tribunaux judiciaires. Le dossier est transmis au tribunal judiciaire de Pontoise. Textes appliqués : Articles L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale (attribution de compétence au juge judiciaire), combinés à l'article R. 222-1 du code de justice administrative (rejet pour incompétence manifeste).
N° TA95-2601215(TA95-2601215)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'invalidation du permis de conduire de M. B... pour solde de points nul. Le juge a considéré que la requête était manifestement irrecevable car le requérant n'avait pas préalablement saisi le tribunal d'une demande au fond en annulation de la décision attaquée. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, qui conditionnent la suspension d'urgence à l'existence d'une instance au principal.
N° TA95-2602358(TA95-2602358)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision préfectorale de clôture d'une demande de carte de résident. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par le requérant ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La requête a donc été rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.
N° TA95-2602362(TA95-2602362)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté d'expulsion et d'un arrêté d'assignation à résidence. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés par la requérante ne crée un doute sérieux sur la légalité des mesures attaquées. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.
N° TA95-2416693(TA95-2416693)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête d'un ressortissant ghanéen visant à annuler un arrêté préfectoral de novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que l'arrêté ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), faute d'éléments probants établissant une insertion particulière en France ou des attaches familiales régulières. Elle a également écarté le grief tiré de l'article 3 de la CEDH, considérant que le requérant n'apportait pas la preuve d'un risque personnel de traitements inhumains ou dégradants en cas de retour au Ghana.
N° TA95-2416700(TA95-2416700)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral était régulier, notamment en ce qui concerne la compétence de la signataire, la motivation suffisante et l'absence de violation des droits de la défense. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et les principes généraux du droit de l'Union européenne.
N° TA95-2500382(TA95-2500382)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris à l'encontre d'un ressortissant roumain. Le juge a retenu que l'arrêté était entaché d'une erreur de droit, car l'intéressé justifiait d'une activité professionnelle stable à la date de la décision, ce qui lui conférait un droit au séjour en application des articles L. 251-1 et L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. L'État a été condamné à verser une somme au requérant au titre des frais exposés pour le litige.
N° TA95-2501083(TA95-2501083)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête d'un ressortissant tunisien demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision, prise sur le fondement de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était régulière, l'intéressé ne justifiant ni d'une entrée régulière ni d'un titre de séjour. Il a également écarté les moyens tirés de l'incompétence de la signataire et de l'erreur manifeste d'appréciation concernant la circulaire Valls.