Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2602059(TA95-2602059)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de Mme A... visant à suspendre le refus de parloir et à enjoindre son rétablissement. Le juge a estimé que la condition d'extrême urgence, requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, n'était pas remplie, malgré les arguments sur la dégradation de l'état psychique de la requérante. Par conséquent, sans examiner le fond de l'atteinte à une liberté fondamentale, la requête a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2602063(TA95-2602063)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), a rejeté la demande de M. et Mme A... visant à enjoindre à la caisse d'allocations familiales du Val-d'Oise de verser des rappels de RSA. La juge a estimé que les requérants n'apportaient pas la preuve de leur droit au versement de cette prestation. Par conséquent, l'absence de versement ne pouvait être caractérisée comme une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
N° TA95-2602072(TA95-2602072)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... visant à enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la situation décrite par la requérante, concernant des difficultés dans ses démarches administratives, ne caractérisait pas l'**urgence particulière** requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour une mesure de sauvegarde d'une liberté fondamentale. En l'absence de cette condition d'urgence, la demande a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, sans examen du fond de l'atteinte alléguée.
N° TA95-2602270(TA95-2602270)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal a estimé ne pas être territorialement compétent, car l'intéressé résidait dans l'Essonne à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif de Versailles, juridiction territorialement compétente.
N° TA95-2602414(TA95-2602414)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du CJA), rejette la demande principale d'un ressortissant tunisien visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour. Le juge estime que l'injonction de délivrer un titre définitif n'a pas le caractère provisoire requis pour une mesure de référé. En revanche, concernant la demande subsidiaire, le tribunal ordonne au préfet d'enregistrer la demande de renouvellement et d'examiner la situation du requérant dans un délai d'un mois, considérant qu'une atteinte grave et illégale à une liberté fondamentale est caractérisée par l'impossibilité de déposer sa demande.
N° TA95-2524555(TA95-2524555)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante s'étant désistée de sa demande principale, le juge a simplement donné acte de ce désistement. Toutefois, il a mis à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre des frais exposés par la requérante, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2204068(TA95-2204068)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'autorisation de licenciement pour inaptitude physique délivrée par l'inspectrice du travail. Le juge a notamment écarté le moyen d'incompétence territoriale, considérant que l'inspectrice des Hauts-de-Seine était compétente puisque le salarié avait refusé sa mutation et était maintenu sur un site de ce département. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives à la protection des représentants du personnel et à la procédure de licenciement pour inaptitude.
N° TA95-2209788(TA95-2209788)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. C... visant à annuler son licenciement pour insuffisance professionnelle prononcé par le centre Belle Alliance. Le tribunal estime que l'audit contesté ne présente pas de vice d'impartialité et que la matérialité des manquements pédagogiques et relationnels reprochés à l'agent, sur une période prolongée, est établie. La décision de licenciement est donc jugée légale au regard des dispositions de l'article 41-2 du décret n°91-155 du 6 février 1991 relatif aux agents contractuels de la fonction publique hospitalière.
N° TA95-2213602(TA95-2213602)
**Sujet principal** : Recours en annulation contre l'autorisation administrative d'un licenciement économique d'une salariée protégée (représentante du personnel). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (9ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a rejeté la requête de la salariée. Il a jugé que l'inspectrice du travail, en autorisant le licenciement, avait correctement vérifié la réalité du motif économique invoqué par l'employeur (une réorganisation pour sauvegarder la compétitivité), en s'appuyant sur des éléments concrets comme la baisse du chiffre d'affaires. **Textes appliqués** : L'article L. 1233-3 du code du travail, définissant le licenciement pour motif économique, et les dispositions du même code relatives à la protection des salariés représentants du personnel et au contrôle de l'inspection du travail sur le bien-fondé du motif économique.
N° TA95-2308918(TA95-2308918)
**Sujet principal** : Recours en annulation contre des sanctions administratives (contributions spéciales et forfaitaires) infligées à une société pour emploi d'étranger sans titre de travail, ainsi que contre les actes de recouvrement associés. **Juridiction** : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (9ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal, statuant en plein contentieux, appliquera d'office la loi nouvelle plus douce (loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024) qui a abrogé/modifié les dispositions légales sur lesquelles reposaient les sanctions. Il examinera donc la légalité des décisions contestées au regard de ce droit nouveau. **Textes appliqués** : Articles L. 8253-1 du code du travail et L. 822-2 à L. 822-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (dans leur version antérieure à la réforme), soumis au principe de l'application de la loi pénale plus douce.
N° TA95-2313147(TA95-2313147)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête d'une aide-soignante contestant la suppression de sa nouvelle bonification indiciaire (NBI) et un avis de reversement de 899,34 €. La juridiction a jugé que le maintien du versement après son changement de service constituait une simple erreur de liquidation, et non une décision créatrice de droits, permettant à l'hôpital de réclamer les sommes indûment perçues. La solution s'appuie sur les principes généraux du droit administratif relatifs au retrait des actes et à l'erreur de liquidation.
N° TA95-2415464(TA95-2415464)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (9ème Chambre) a statué sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation d'une décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour pour un bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, considérant que la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction ne fait pas obstacle à la naissance d'une décision implicite de rejet au terme du délai légal de quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, le recours en annulation conserve son objet et sera examiné sur le fond.
N° TA95-2416542(TA95-2416542)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que le recours formé auprès du bureau d'aide juridictionnelle de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) n'avait pas été effectué dans les délais légaux, ce qui a mis fin à son droit de se maintenir sur le territoire avant la notification de l'arrêté attaqué. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles L. 541-1, L. 542-1 et L. 532-1.
N° TA95-2416592(TA95-2416592)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que l'arrêté préfectoral était légal, car le droit de se maintenir sur le territoire de la requérante avait pris fin après le rejet de sa demande d'asile par l'OFPRA et l'expiration du délai pour former un recours devant la Cour nationale du droit d'asile. La décision s'appuie principalement sur les dispositions des articles L. 541-1 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2416658(TA95-2416658)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers, ni les articles 8 de la CEDH et 3-1 de la CIDE, au regard de la situation personnelle et familiale du requérant. Le tribunal a ainsi jugé légal le refus de délivrance d'un titre de séjour au titre de l'article L. 435-1 du CESEDA.
N° TA95-2416674(TA95-2416674)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant. La juridiction a estimé que le préfet du Val-d'Oise n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en constatant l'absence de résultats probants et de cohérence dans son cursus universitaire, ce qui justifiait le refus au titre de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La demande d'injonction de réexamen et la condamnation de l'État à payer une somme d'argent ont également été rejetées.
N° TA95-2200687(TA95-2200687)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SARL LE BLE D'OR, qui contestait une décision de remboursement d'une aide perçue au titre du dispositif d'activité partielle (14 918,38 €). Le tribunal a jugé que l'administration (la DRIEETS) était fondée à exiger ce remboursement, car la société n'avait pas produit, malgré plusieurs relances, les justificatifs nécessaires pour attester de la réalité de la réduction d'activité de ses salariés. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives à l'activité partielle (articles L. 5122-1 et R. 5122-1 notamment).
N° TA95-2416557(TA95-2416557)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C... visant à annuler un arrêté de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le signataire de l'arrêté était compétent, que la motivation était suffisante et que la procédure médicale de l'OFII, notamment la composition du collège de médecins, était régulière. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article R. 425-13.
N° TA95-2501106(TA95-2501106)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour étudiant à une ressortissante marocaine. La juridiction a jugé que le préfet des Hauts-de-Seine avait commis une erreur d'appréciation en estimant que l'intéressée ne justifiait pas du sérieux de ses études, alors qu'elle suit assidûment une formation distincte de son cursus antérieur. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer la carte de séjour dans un délai de trois mois, en application de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2502041(TA95-2502041)
**Sujet principal** : Recours contre le refus d'enregistrement d'une demande de titre de séjour motivé par l'existence d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). **Juridiction** : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (9ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision verbale de refus. Il enjoint au préfet d'enregistrer la demande de titre de séjour de l'étranger dans un délai de quinze jours, sous astreinte, et condamne l'État à verser une somme au requérant. **Textes appliqués** : Le tribunal s'appuie principalement sur les articles L. 432-1-1 et R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que sur l'article R. 612-6 du code de justice administrative (CJA). Il rappelle que le seul fait de faire l'objet d'une OQTF ne permet pas de refuser l'enregistrement d'une demande, qui est une étape préalable et distincte de l'examen du bien-fondé de la demande de titre.