Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2523640(TA95-2523640)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a suspendu l’exécution de la décision du 3 novembre 2025 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A..., ressortissant ivoirien. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie, le requérant étant privé de ressources et exposé à un risque d’expulsion locative, et qu’il existait un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment au regard de l’article L. 422-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... sous quinze jours et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous quarante-huit heures, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA95-2523649(TA95-2523649)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour présentée par M. B... A..., ressortissant colombien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que le préfet avait délivré à l'intéressé une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 22 mars 2026, régularisant ainsi provisoirement sa situation. La solution retenue écarte la présomption d'urgence habituellement applicable en matière de refus de renouvellement de titre de séjour, en raison de l'existence de ce document provisoire.
N° TA95-2523660(TA95-2523660)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du 8 octobre 2025 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B..., ressortissant tunisien anciennement confié à l'aide sociale à l'enfance. La juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, la décision mettant brutalement fin à son parcours scolaire et professionnel et le plaçant en situation de précarité. Elle a également estimé que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B... dans un délai d'un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans l'attente.
N° TA95-2523663(TA95-2523663)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A... de ses conclusions tendant à la suspension de la décision implicite de refus de délivrance d'une carte de résident et à des injonctions. Le requérant, de nationalité étrangère et bénéficiaire du statut de réfugié, soutenait que cette décision le maintenait en situation irrégulière et portait atteinte à ses droits. Le tribunal a admis M. A... au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et a condamné l'État à verser 1 200 euros à son avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA95-2523963(TA95-2523963)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. B..., ressortissant algérien, d'une demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son certificat de résidence "vie privée et familiale". La juge des référés a relevé d'office un moyen d'ordre public tiré de l'irrecevabilité de la requête, faute pour le requérant de justifier s'être vu délivrer le récépissé prévu à l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, condition nécessaire pour que naisse une décision implicite de rejet. En conséquence, la requête a été rejetée comme irrecevable, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence ou les moyens soulevés.
N° TA95-2524203(TA95-2524203)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. D... d’une demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de sa carte de résident. Le préfet des Hauts-de-Seine a fait valoir que le requérant s’était vu délivrer une nouvelle carte de résident valable de 2025 à 2035, rendant sans objet la demande de suspension. Le juge des référés a constaté que la décision contestée avait ainsi perdu son effet et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension et d’injonction. Les conclusions présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.
N° TA95-2524887(TA95-2524887)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 23 décembre 2025 par lequel la présidente du conseil départemental du Val-d'Oise a ordonné la cessation définitive de l'activité du service d'accueil d'urgence géré par l'association La Montagne Vivra. Le juge a estimé que la condition d'urgence, invoquée par l'association en raison de ses difficultés financières et du risque pour ses salariés, n'était pas remplie, l'association ne démontrant pas que la décision contestée préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation ou à l'intérêt général. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, tirés notamment de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation, du vice de procédure et de l'erreur de qualification juridique au regard des articles L. 313-14 et L. 313-16 du code de l'action sociale et des familles, n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté.
N° TA95-2314127(TA95-2314127)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B... d’une demande de réduction de son impôt sur le revenu pour 2022. Conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal l’a invité à confirmer le maintien de ses conclusions, mais le requérant n’a pas répondu dans le délai imparti. En application de ce même texte, il est réputé s’être désisté. Par ordonnance du 16 janvier 2026, le tribunal a donc donné acte de ce désistement.
N° TA95-2410555(TA95-2410555)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société BS Football Consulting d’une demande en décharge de rappels de TVA, d’impôt sur les sociétés et de retenue à la source pour les années 2016 à 2018. En cours d’instance, l’administration fiscale a prononcé des dégrèvements partiels. Le tribunal a invité la société à confirmer le maintien de ses conclusions sous peine de désistement, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. La société n’ayant pas répondu dans le délai imparti, elle est réputée s’être désistée de l’ensemble de sa requête. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple.
N° TA95-2515554(TA95-2515554)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A... d’un recours pour excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour, et à enjoindre sa délivrance. Par un mémoire, la requérante s’est désistée purement et simplement de l’ensemble de ses conclusions. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la formation de jugement a donné acte de ce désistement par ordonnance.
N° TA95-2516322(TA95-2516322)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant congolais, contestant un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français avec interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le signalement au système d'information Schengen, cette information n'étant pas une décision distincte. Pour le surplus, les moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, violation des droits de la défense et de la vie privée et familiale) ont été écartés comme manifestement infondés, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 613-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme et la convention internationale des droits de l'enfant.
N° TA95-2518588(TA95-2518588)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... B... demandant la décharge de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires pour 2024. Le requérant soutenait que le logement d'Asnières-sur-Seine n'était pas une résidence secondaire, mais le tribunal a jugé ce moyen inopérant. En application des articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts, la taxe est due au 1er janvier de l'année d'imposition, date à laquelle M. A... B... disposait encore de son logement rennais comme résidence principale. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2519960(TA95-2519960)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sri-lankais, contestant un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme en raison de risques de torture en cas de retour. Le juge a estimé que ce moyen n'était pas assorti de précisions suffisantes, d'autant que la demande d'asile de l'intéressé avait été rejetée par la CNDA pour manque de crédibilité. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2520456(TA95-2520456)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C..., ressortissant congolais, qui demandait l'annulation de la décision du 26 juin 2025 fixant le pays de destination de son expulsion. Le juge a estimé que les moyens soulevés, tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation et d'examen de sa situation personnelle, étaient manifestement infondés. Le moyen d'erreur manifeste d'appréciation n'était pas assorti de précisions suffisantes. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, en application des articles L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2520489(TA95-2520489)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C... demandant l'annulation du refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de délivrer un titre de séjour à sa fille. Le tribunal a considéré que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision implicite était inopérant, faute pour le requérant d'avoir sollicité la communication des motifs. Les autres moyens, relatifs au délai de traitement et à l'absence de délivrance d'un récépissé, ont également été jugés inopérants. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2520558(TA95-2520558)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B..., ressortissante sénégalaise, contestant le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la simple attestation de dépôt en ligne ne valait pas dépôt d'une demande de titre au sens des articles R. 431-3 et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car le renouvellement sollicité ne figure pas parmi les catégories pouvant être effectuées par téléservice. En l'absence de comparution personnelle en préfecture ou de délivrance d'un récépissé, aucune décision implicite n'a pu naître, rendant la requête irrecevable. La solution est fondée sur l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.
N° TA95-2520611(TA95-2520611)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante marocaine, qui contestait le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré du défaut de motivation de la décision implicite, faute pour la requérante d’avoir sollicité la communication des motifs. Il a également écarté comme sans incidence sur la légalité de la décision les moyens relatifs au caractère déraisonnable du délai d’instruction et à l’absence de délivrance d’un récépissé. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2520709(TA95-2520709)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante sénégalaise, qui demandait l'annulation du refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour en tant qu'ascendant à charge d'un ressortissant français. Le tribunal a considéré que le moyen tiré de l'article L. 423-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était insuffisant, faute pour la requérante de justifier d'un visa long séjour, condition essentielle à l'obtention de ce titre. Par ailleurs, le moyen fondé sur l'article L. 423-23 du même code a été jugé inopérant, Mme B. n'ayant pas sollicité ce titre et n'apportant aucun élément sur ses liens personnels et familiaux en France. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2520713(TA95-2520713)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de Mme B..., ressortissante marocaine, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge constate que la requérante n'a pas déposé sa demande en comparant personnellement en préfecture, comme l'exigent les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour cette catégorie de titre. La simple "attestation de dépôt" en ligne ne constitue pas une demande valable au sens réglementaire, et le silence de l'administration n'a donc pas fait naître de décision implicite susceptible de recours. En application de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative, la requête est rejetée comme manifestement irrecevable.
N° TA95-2520765(TA95-2520765)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait le rejet implicite de sa demande de certificat de résidence de dix ans. Le tribunal a jugé que la demande, présentée par voie postale, était irrecevable car elle aurait dû être effectuée via le téléservice ANEF, le préfet n'ayant pas autorisé le dépôt postal pour ce type de titre. En l'absence de preuve d'un dysfonctionnement de l'ANEF, le silence du préfet n'a pas fait naître de décision susceptible de recours pour excès de pouvoir. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.