Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2600188(TA95-2600188)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à Mme A..., ressortissante bangladaise. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne justifiant pas de circonstances particulières caractérisant une atteinte grave et immédiate à sa situation, s'agissant d'un premier refus de titre et non d'un refus de renouvellement. Les moyens invoqués, tirés notamment de la méconnaissance des articles L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'ont pas été examinés au fond en raison de l'absence d'urgence.
N° TA95-2600194(TA95-2600194)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne la demande de suspension d’une décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour, prise par la préfecture des Hauts-de-Seine à l’encontre de M. A..., ressortissant camerounais. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la condition d’urgence et l’existence de moyens propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le juge a été saisi pour apprécier la légalité au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que du défaut de motivation.
N° TA95-2600341(TA95-2600341)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante canadienne, qui demandait des mesures provisoires pour obtenir un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la suspension du contrat de travail de l'intéressée résultait de l'absence d'autorisation de travail en cours de validité, et non d'une carence de l'administration. Il a également jugé qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était caractérisée, les textes applicables (notamment les articles R. 431-5, R. 431-12 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile) n'ayant pas été méconnus.
N° TA95-2600374(TA95-2600374)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a transmis l’affaire au Tribunal administratif de Montreuil, compétent car le requérant résidait à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée.
N° TA95-2524172(TA95-2524172)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante algérienne, afin d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour et la remise d’un récépissé l’autorisant à travailler. La juge des référés a fait droit à la demande, considérant l’urgence présumée en raison de l’expiration du titre de séjour et de l’absence de réponse de l’administration, et a ordonné au préfet de convoquer la requérante sous huit jours pour enregistrer sa demande et lui délivrer un récépissé, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La décision s’appuie sur les articles L. 521-3 et R. 431-12 du code de justice administrative et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2523542(TA95-2523542)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C..., ressortissante marocaine, afin d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une convocation pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. La requérante invoquait l'urgence et l'utilité de la mesure, face à l'impossibilité de déposer son dossier depuis décembre 2023. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la demande de titre de séjour, relevant de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, devait être effectuée par téléservice conformément aux articles R. 431-2 et R. 431-3 du même code, et que la mesure sollicitée se heurtait à une contestation sérieuse.
N° TA95-2523382(TA95-2523382)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B... veuve C... pour obtenir la délivrance d'un récépissé de séjour. La requérante, dont la carte de séjour pluriannuelle a expiré le 13 octobre 2025, justifie d'une situation d'urgence caractérisée par l'interruption de ses droits sociaux et l'impossibilité de signer un bail pour un nouveau logement. Le tribunal constate que la demande de titre de séjour a été déposée le 22 juillet 2025 et que l'administration n'a pas délivré le récépissé prévu à l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il ordonne au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer ce récépissé à Mme B... veuve C... dans un délai de huit jours à compter de la notification de la décision.
N° TA95-2521491(TA95-2521491)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A... de ses conclusions à fin d’injonction, après que le préfet des Hauts-de-Seine lui a fixé un rendez-vous pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a toutefois condamné l’État à verser 1 000 euros à M. A... au titre des frais d’instance (article L. 761-1 du code de justice administrative), estimant que les circonstances de l’espèce le justifiaient.
N° TA95-2521401(TA95-2521401)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance de son titre de séjour. En cours d'instance, le requérant s'est désisté de sa requête, désistement que le tribunal a jugé pur et simple. Par une ordonnance du 12 janvier 2026, la juge des référés a donné acte de ce désistement, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond du litige relatif au droit au séjour.
N° TA95-2520444(TA95-2520444)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante brésilienne, épouse d’une citoyenne italienne, afin d’enjoindre au préfet du Val-d’Oise de régulariser les dysfonctionnements de la plateforme ANEF entravant l’enregistrement de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l’introduction de la requête, la requérante avait été convoquée en sous-préfecture et qu’il ne résultait pas de l’instruction que les difficultés techniques persistaient. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’injonction sous astreinte, devenues sans objet. L’État a été condamné à verser 800 euros à la requérante au titre des frais de justice.
N° TA95-2519110(TA95-2519110)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... en raison de l'inexécution par le préfet des Hauts-de-Seine de deux ordonnances antérieures (11 juin et 22 août 2025). Constatant que le préfet n'avait ni réexaminé la situation de l'intéressé ni délivré l'autorisation provisoire de séjour et de travail ordonnée, le juge a considéré cette inexécution comme un élément nouveau. En conséquence, il a complété l'ordonnance du 11 juin 2025 en enjoignant au préfet de délivrer le document dans un délai de 24 heures, sous astreinte de 150 euros par jour de retard. La décision applique les articles L. 521-1 et L. 521-4 du code de justice administrative.
N° TA95-2418976(TA95-2418976)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que Mme B... ne pouvait se prévaloir de l'article L. 435-1, car l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 traite déjà de la délivrance de titres de séjour pour activité salariée. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA95-2418974(TA95-2418974)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de douze mois. Le tribunal a jugé que le préfet pouvait légalement fonder l'obligation de quitter le territoire sur l'entrée irrégulière et l'absence de titre de séjour de l'intéressé, sans nécessité de saisir les services du procureur pour vérifier la menace à l'ordre public. Il a également estimé que le risque de fuite était caractérisé, justifiant le refus de délai de départ volontaire, et que l'interdiction de retour n'était pas disproportionnée. La décision s'appuie sur les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2418952(TA95-2418952)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 29 novembre 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a d'abord substitué à la base légale erronée de l'article L. 435-1 du CESEDA le pouvoir discrétionnaire du préfet, en raison de l'application de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Il a ensuite écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la régularisation, compte tenu de l'usage d'un faux document administratif par le requérant. Enfin, le tribunal a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de M. B... au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2418951(TA95-2418951)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant malien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de police de Paris du 29 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen personnalisé et la méconnaissance du droit d'être entendu. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le requérant avait été mis à même de présenter ses observations avant l'édiction de la mesure. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
N° TA95-2217632(TA95-2217632)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société Les Grands Champs Développement, qui contestait un titre de perception de 1 120 319 euros émis au titre de la taxe sur les locaux à usage de bureaux, commerces et stockage en Île-de-France. La société soutenait que ses locaux, à destination industrielle, étaient hors du champ d'application de l'article L. 520-1 du code de l'urbanisme. Le tribunal a d'abord déclaré irrecevables les conclusions dirigées contre les propositions de rectification et la décision de rejet de la réclamation préalable, ces actes n'étant pas détachables de la procédure d'imposition ou ayant pour seul effet de lier le contentieux. Le jugement a été rendu après que l'administration a prononcé un dégrèvement partiel en cours d'instance.
N° TA95-2208377(TA95-2208377)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 20 décembre 2021 par lequel le maire de Saint-Ouen-l’Aumône s’est opposé à la déclaration préalable de la société TR.AL Immo pour la transformation et le changement de destination de bureaux en commerces. Le tribunal a jugé que le motif unique de refus, fondé sur l’article UJ 1 du plan local d’urbanisme interdisant les lieux de spectacle ou de réunions, était entaché d’une erreur de qualification juridique des faits, le maire s’étant fondé à tort sur le seul classement ERP de l’établissement. En conséquence, l’arrêté et la décision de rejet du recours gracieux ont été annulés, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens. Les articles L. 421-6 et L. 421-7 du code de l’urbanisme ont été appliqués.
N° TA95-2524341(TA95-2524341)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A..., ressortissant tunisien, afin d’obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande d’admission exceptionnelle au séjour, déposée en ligne depuis novembre 2023. Le juge a rappelé que l’administration doit fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable et que l’urgence est caractérisée en cas de délai anormalement long, maintenant l’intéressé dans une situation de précarité. En l’espèce, le préfet n’ayant pas contesté les faits, la condition d’urgence et d’utilité de la mesure a été reconnue. Le tribunal a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer un rendez-vous à M. A... dans un délai de huit jours, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, sur le fondement des articles L. 435-1 et L. 435-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2521485(TA95-2521485)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, a enjoint au préfet du Val-d’Oise d’assurer le logement de Mme B..., reconnue prioritaire et urgente par la commission de médiation, avant le 1er avril 2026. Cette injonction est assortie d’une astreinte de 200 euros par mois de retard, versée au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement. La solution retenue repose sur l’obligation de résultat de l’État en matière de droit au logement opposable, en l’absence de proposition de logement adapté dans le délai légal de six mois.
N° TA95-2521574(TA95-2521574)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, a enjoint au préfet du Val-d’Oise de loger Mme A..., reconnue prioritaire et urgente par la commission de médiation, avant le 1er avril 2026. Cette injonction est assortie d’une astreinte de 150 euros par mois de retard, versée au fonds national d’accompagnement. La solution retenue applique les articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, consacrant l’obligation de résultat de l’État en matière de droit au logement opposable.