Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2406395(TA95-2406395)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SARL JSM IMMO, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 21 février 2024 par lequel le maire de Parmain s'est opposé à sa déclaration préalable de division. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, en précisant les règles de computation du délai de recours applicables aux décisions tacites et à leur retrait. Sur le fond, il a jugé que le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté manquait en fait, la délégation de signature étant régulière. Enfin, le tribunal a estimé que le motif de l'opposition, fondé sur l'impossibilité de raccordement au réseau d'assainissement en zone inondable, était légal et justifié, le projet ne démontrant pas l'existence d'une impossibilité technique au sens du plan de prévention des risques d'inondation (PPRI). La demande de la société requérante a donc été rejetée, de même que ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2411158(TA95-2411158)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D... contestant la décision du préfet du Val-d'Oise du 8 juillet 2024 accordant le concours de la force publique pour son expulsion. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, le signataire bénéficiant d'une délégation régulière, et a jugé que la procédure prévue à l'article L. 412-5 du code des procédures civiles d'exécution et à l'article 7-2 de la loi du 31 mai 1990 avait été respectée. Il a également estimé que la décision n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, la situation financière du requérant et l'absence de solution de relogement ne suffisant pas à établir une illégalité. La demande d'aide juridictionnelle provisoire est devenue sans objet.
N° TA95-2411251(TA95-2411251)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A... contestant le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine sur sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a soulevé d'office un moyen d'irrecevabilité, constatant que la demande, déposée via le téléservice « demarches-simplifiées.fr », ne pouvait pas faire naître une décision implicite faisant grief. En effet, l'article R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile impose une comparution personnelle en préfecture pour ce type de demande, non prévue par l'arrêté du 27 avril 2021. Par conséquent, la requête a été rejetée comme irrecevable, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens.
N° TA95-2417653(TA95-2417653)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A... B... épouse D..., ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 12 février 2024 lui refusant un certificat de résidence et l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi qu'un vice de procédure. Le tribunal a jugé que la décision de refus était légale et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2417871(TA95-2417871)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. et Mme A... d’une demande en restitution de l’excédent d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux acquitté au titre de 2021, à la suite de la cession de titres de leur société. Les requérants contestaient le refus de l’administration fiscale de leur appliquer l’abattement renforcé prévu à l’article 150-0 D du code général des impôts, au motif que leurs filiales situées hors de l’Union européenne ne remplissaient pas les conditions géographiques exigées. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la différence de traitement instaurée par le législateur entre les holdings selon la localisation de leurs filiales était justifiée par un objectif d’intérêt général et ne méconnaissait ni les principes d’égalité, ni la liberté d’établissement, ni les stipulations de la Convention européenne des droits de l’homme. La décision s’appuie sur les dispositions du code général des impôts et écarte l’ensemble des moyens soulevés, y compris la question prioritaire de constitutionnalité jugée non sérieuse.
N° TA95-2418098(TA95-2418098)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l’arrêté du 15 novembre 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a obligé M. A..., ressortissant grec, à quitter le territoire français sans délai et l’a interdit de retour pour un an. Le tribunal estime que les faits reprochés (vol à l’étalage de 25,62 euros et conduite en état d’ivresse) ne constituent pas, par leur nature et leur faible gravité, une menace réelle et suffisamment grave pour l’ordre public au sens du 2° de l’article L. 251-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, l’obligation de quitter le territoire français est annulée, de même que les décisions subséquentes. L’État est condamné à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais de justice.
N° TA95-2500508(TA95-2500508)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en excès de pouvoir, annule la décision du 20 novembre 2024 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a rejeté la demande de regroupement familial de M. B... au profit de son épouse. Le tribunal retient que le préfet a méconnu les articles L. 434-1 et L. 434-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) en estimant à tort que la demande ne concernait pas l'ensemble de la famille, les enfants d'une précédente union ne faisant pas partie du nouveau foyer. Il écarte également le second motif de refus, fondé sur des faits de violences non établis par le préfet. La solution est fondée sur les articles L. 434-1 à L. 434-7 du CESEDA.
N° TA95-2501257(TA95-2501257)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C..., ressortissant tunisien, qui contestait le refus de renouvellement de sa carte de résident par le préfet des Hauts-de-Seine. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté, ce dernier bénéficiant d'une délégation régulière. Il a jugé que le préfet pouvait légalement refuser le renouvellement sur le fondement de l'article L. 432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la menace grave pour l'ordre public que constituait la présence de l'intéressé, et ce nonobstant les stipulations de l'article 10 de l'accord franco-tunisien. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. C..., incluant l'annulation, l'injonction et les frais de justice.
N° TA95-2502166(TA95-2502166)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant burkinabé, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire pris par le préfet des Hauts-de-Seine. Le tribunal a estimé que le requérant ne justifiait pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant français, condition requise par l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni ne méconnaissait les stipulations de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, l'arrêté préfectoral a été validé dans son ensemble.
N° TA95-2502449(TA95-2502449)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a jugé que l'entrée en France de M. C... était irrégulière, car il n'avait pas souscrit la déclaration obligatoire prévue par l'article 22 de la convention d'application de l'accord de Schengen, condition nécessaire pour bénéficier de l'article 6-2 de l'accord franco-algérien. La décision de refus de titre de séjour n'a pas non plus été jugée contraire à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens familiaux stables en France. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire français a été confirmée comme légale.
N° TA95-2502691(TA95-2502691)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, le requérant a obtenu une carte de séjour temporaire valable jusqu’au 30 juillet 2026, ce qui l’a conduit à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement, considéré comme pur et simple, et a rejeté la demande de frais de justice présentée sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que sur le code de justice administrative.
N° TA95-2502974(TA95-2502974)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Val-d’Oise de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a édité un titre de séjour valable jusqu’en 2030, ce qui a rendu sans objet les conclusions en annulation et injonction, le tribunal constatant un non-lieu à statuer sur ces points. Le désistement conditionnel présenté par le requérant n’a pas été accepté faute de réalisation de sa condition. Les conclusions fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA95-2507030(TA95-2507030)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D..., ressortissant tunisien, qui demandait l’annulation de l’arrêté du préfet de police de Paris du 2 novembre 2024 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence de l’auteur de l’acte, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la décision d’éloignement était légalement fondée sur le 1° de l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en raison de l’entrée et du maintien irréguliers de l’intéressé, et que les moyens tirés de l’erreur de fait ou de l’erreur manifeste d’appréciation étaient infondés.
N° TA95-2507034(TA95-2507034)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant albanais, qui contestait un arrêté préfectoral du 6 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, l'arrêté étant suffisamment motivé en droit et en fait. Il a également jugé que la décision d'éloignement était légalement fondée sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'entrée irrégulière et du maintien sans titre de séjour de l'intéressé, rendant inopérant le moyen tiré de l'absence de menace pour l'ordre public. Enfin, le tribunal a estimé que la mesure ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour M. A... de justifier d'une insertion stable et d'une impossibilité de reconstituer sa cellule familiale en Albanie.
N° TA95-2507092(TA95-2507092)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A..., ressortissant bangladais, contestant un arrêté préfectoral du 31 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu, et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral, sur le fondement des articles L. 611-1, L. 541-1 et L. 541-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2509621(TA95-2509621)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant de convoquer M. B... pour la remise effective de son titre de séjour. Le requérant, ressortissant chinois, bénéficiait d’une décision favorable de délivrance d’un titre de séjour "passeport talent" depuis mai 2023, mais n’avait pu en obtenir la remise malgré plusieurs démarches. Le tribunal a jugé que le délai particulièrement déraisonnable écoulé depuis l’édiction du titre constituait une illégalité, en application du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a enjoint au préfet de convoquer M. B... sous un mois.
N° TA95-2509704(TA95-2509704)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant de renouveler le certificat de résidence algérien de M. C..., ressortissant algérien marié à une Française et père d’enfants français. La juridiction a jugé que ce refus était entaché d’une erreur de droit, car le requérant remplissait les conditions de l’article 6 de l’accord franco-algérien pour obtenir le renouvellement de son titre de séjour « vie privée et familiale ». En revanche, les conclusions dirigées contre un refus de carte de résident de dix ans ont été rejetées comme irrecevables, faute de demande préalable établie. La décision s’appuie sur l’accord franco-algérien et le code de justice administrative.
N° TA95-2511530(TA95-2511530)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 27 mai 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire sans délai et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant notamment que la décision de refus de titre était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA95-2513959(TA95-2513959)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. B..., ressortissant soudanais bénéficiaire de la protection subsidiaire, a rejeté sa demande d’annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de carte de séjour pluriannuelle. Le tribunal a constaté que le préfet des Hauts-de-Seine n’avait pas produit d’observations en défense, mais a estimé que la décision implicite était née du silence gardé pendant quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue est le rejet de la requête, le juge n’ayant pas relevé de méconnaissance des articles L. 424-9, R. 424-7 et L. 561-1 du même code.
N° TA95-2516527(TA95-2516527)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B... et autres, qui demandaient la condamnation de l’AP-HP pour défaut d’information préopératoire. La juridiction a opposé l’autorité de la chose jugée, un précédent jugement du 14 octobre 2025 ayant déjà statué sur le même litige et écarté toute faute de l’AP-HP. Ce jugement antérieur avait estimé que le risque de reliquat thyroïdien n’était pas un risque grave ou fréquent nécessitant une information spécifique, et que la patiente avait été informée du risque de dysphonie. La solution retenue est donc le rejet de la demande, fondé sur les articles L. 1111-2 du code de la santé publique et le principe de l’autorité de la chose jugée.