Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2507037(TA95-2507037)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant haïtien, qui contestait un arrêté préfectoral du 22 août 2024 refusant de lui délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale » et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également jugé que M. A... ne justifiait d'aucune considération humanitaire ou motif exceptionnel au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2507078(TA95-2507078)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 21 mars 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine refusait un titre de séjour à M. C..., ressortissant camerounais, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a jugé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison des liens familiaux intenses de l'intéressé en France (parents, fratrie titulaires de titres de séjour) et de son parcours scolaire et universitaire exemplaire depuis son arrivée à 14 ans. Le tribunal a ainsi retenu une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA95-2507563(TA95-2507563)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant de délivrer une carte de résident à M. A..., ressortissant bangladais reconnu réfugié. Le tribunal a jugé que ce refus méconnaissait l'article L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit la délivrance de plein droit d'une carte de résident de dix ans aux réfugiés. Il a enjoint au préfet de délivrer ce titre dans un délai de deux mois, ainsi qu'une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail sous quinze jours. L'État a également été condamné à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais de justice.
N° TA95-2510171(TA95-2510171)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet du préfet du Val-d’Oise refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A... B..., ressortissant marocain conjoint d’une Française. Le tribunal juge que cette décision méconnaît l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, l’intéressé justifiant d’une vie familiale et privée stable en France (mariage, emploi en CDI). Il enjoint au préfet de lui délivrer une carte de séjour « vie privée et familiale » dans un délai de deux mois et condamne l’État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2510700(TA95-2510700)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet du Val-d'Oise sur la demande de renouvellement de titre de séjour de Mme C..., présentée en août 2023. La requérante avait sollicité la communication des motifs de cette décision implicite, sans obtenir de réponse dans le délai d'un mois prévu par l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a jugé que le préfet avait ainsi méconnu l'obligation de motivation imposée par l'article L. 211-2 du même code pour les mesures de police. Il a enjoint au préfet de procéder à un nouvel examen de la demande dans un délai de deux mois.
N° TA95-2511625(TA95-2511625)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D..., ressortissant égyptien, contestant l'arrêté préfectoral du 13 juin 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation de l'arrêté. Il a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant l'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de la situation de M. D... et de ses précédents séjours irréguliers.
N° TA95-2511638(TA95-2511638)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. C..., ressortissant tunisien, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination pris par le préfet du Val-d'Oise le 27 mai 2025. Le tribunal écarte les moyens soulevés, estimant que la décision de refus est suffisamment motivée et que le préfet a procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant. Il juge également que le refus ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'intéressé étant célibataire et sans charge de famille, et que le préfet ne s'est pas estimé lié par l'avis défavorable de la plateforme interrégionale de la main d'œuvre étrangère. En conséquence, la décision portant obligation de quitter le territoire, fondée sur le refus de titre, est légale.
N° TA95-2513503(TA95-2513503)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B..., ressortissant nigérian, contre un arrêté du préfet de police du 11 juin 2025 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour pour soins, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif à la délivrance d'un titre de séjour pour raison médicale. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, dont celui tiré de l'incompétence et du vice de procédure, et a confirmé la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA95-2514038(TA95-2514038)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme C... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales après avoir obtenu satisfaction. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à lui verser 1 500 euros au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA95-2517633(TA95-2517633)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A..., ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet du Val-d’Oise sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a annulé cette décision, estimant que le préfet avait méconnu les dispositions des articles L. 424-9 et L. 424-13 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, dès lors que M. A... justifiait de quatre années de résidence régulière et pouvait prétendre à la délivrance d’une carte de résident de dix ans. La solution retenue est l’annulation de la décision implicite de rejet.
N° TA95-2522464(TA95-2522464)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer à Mme B..., ressortissante américaine, une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante, dont le visa avait expiré, justifiait d'une situation d'urgence présumée et non contestée, et la mesure était utile pour lui permettre de justifier de la régularité de son séjour et de travailler. Le tribunal a appliqué les articles R. 431-15-1 et R. 431-15-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent à l'administration de délivrer une telle attestation lorsque l'instruction d'une demande complète et déposée dans les délais se prolonge après l'expiration du titre.
N° TA95-2522497(TA95-2522497)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui demandait une injonction au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'apportait pas la preuve d'une situation d'urgence particulière justifiant une intervention du juge des référés, alors que sa demande de renouvellement était toujours en cours d'instruction. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article R. 431-15-1, et du code de justice administrative.
N° TA95-2522525(TA95-2522525)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante guinéenne demandant une injonction pour obtenir une autorisation de prolongation d’instruction de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l’introduction de la requête, l’administration avait délivré l’attestation sollicitée, rendant sans objet les conclusions à fin d’injonction. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a condamné l’État à verser 800 euros à la requérante au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2522952(TA95-2522952)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B..., ressortissante russe, afin d’obtenir une attestation de prolongation d’instruction ou un récépissé de sa demande de renouvellement de titre de séjour, déposée le 1er octobre 2025 et restée sans réponse. La juge des référés a constaté l’urgence, présumée en matière de renouvellement de titre de séjour, et l’utilité de la mesure, en application de l’article R. 431-15-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui impose au préfet de délivrer une attestation de prolongation d’instruction lorsque le dossier est complet et l’instruction se poursuit au-delà de la validité du titre. En l’absence de décision préfectorale et de mémoire en défense, la requérante a obtenu gain de cause, le tribunal ayant enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer ce document sous astreinte.
N° TA95-2523322(TA95-2523322)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante marocaine d'une demande d'injonction visant à obtenir une attestation de prolongation d'instruction de son titre de séjour « vie privée et familiale ». En cours d'instance, le préfet des Hauts-de-Seine ayant délivré l'attestation sollicitée, le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales. Il a toutefois condamné l'État à verser 500 euros à la requérante au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2523333(TA95-2523333)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer un rendez-vous à Mme A... pour l'enregistrement de sa demande de titre de séjour et la remise d'un récépissé autorisant le travail, sous astreinte. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, la requérante se trouvant en situation irrégulière et son contrat de travail suspendu. Il a également jugé la mesure utile, l'administration n'ayant pas traité sa demande dans un délai raisonnable. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2523862(TA95-2523862)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante tunisienne, afin d’obtenir une attestation provisoire de maintien en situation régulière après l’expiration de sa carte de séjour « salarié » dont elle avait demandé le renouvellement. Le juge a rejeté sa demande, considérant que la requérante n’établissait pas avoir déposé sa demande de renouvellement selon les modalités prévues par les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), notamment par comparution personnelle ou par voie postale, et qu’en l’absence de dépôt régulier, l’administration n’était pas tenue de lui délivrer un récépissé. La solution retenue est donc le rejet de la requête, faute pour la mesure sollicitée de ne pas se heurter à une contestation sérieuse.
N° TA95-2524239(TA95-2524239)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer à M. B..., ressortissant marocain, une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée et satisfaite, le titre de séjour de l'intéressé ayant expiré, et que la mesure était utile pour garantir la continuité de ses droits. Cette solution s'appuie sur les articles R. 431-15-1 et R. 431-15-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent au préfet de délivrer une telle attestation lorsque l'instruction d'une demande complète et déposée dans les délais se prolonge au-delà de la validité du titre.
N° TA95-2524771(TA95-2524771)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B..., ressortissant turc. Ce dernier demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de reprendre l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiant et de lui délivrer une attestation provisoire. Le juge estime que la mesure sollicitée se heurte à une contestation sérieuse, car une décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour est née le 16 juin 2025, en application de l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, faire droit à la demande reviendrait à faire obstacle à l'exécution de cette décision administrative implicite.
N° TA95-2524775(TA95-2524775)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B..., ressortissante brésilienne, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure sollicitée se heurtait à une contestation sérieuse, dès lors qu’une décision implicite de rejet de sa demande était née le 1er août 2025, en application de l’article R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que l’injonction ferait obstacle à l’exécution de cette décision administrative. La condition d’urgence n’a pas été examinée.