Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2314248(TA95-2314248)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (2ème Chambre) a annulé la décision implicite de rejet du directeur général de l'OFII refusant à Mme A..., une ressortissante ivoirienne demandant l'asile, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que cette décision était illégale car l'OFII n'avait pas démontré avoir procédé à l'entretien personnel d'évaluation de la vulnérabilité de la requérante, comme l'exige l'article L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, l'annulation a été prononcée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.
N° TA95-2315187(TA95-2315187)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de la SCI Pom-Tom, qui demandait le remboursement d’un crédit de TVA de 220 000 euros au titre de son activité de location saisonnière meublée. Le tribunal estime que la société n’établit pas que ses prestations, incluant un service de nettoyage, comportaient au moins trois des services accessoires requis (petit déjeuner, nettoyage régulier, fourniture de linge, réception) pour être imposables à la TVA. En conséquence, l’activité relève de l’exonération prévue à l’article 261 D du code général des impôts, et la TVA grevant ses achats n’est pas déductible. La solution retenue s’appuie sur les articles 271 et 261 D du code général des impôts, ainsi que sur la directive 2006/112/CE.
N° TA95-2315272(TA95-2315272)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (2ème chambre) a rejeté la requête de M. et Mme A... B... qui demandaient la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour l’année 2015. Les requérants contestaient la régularité de la procédure en soutenant que la proposition de rectification ne leur avait pas été notifiée avant la mise en recouvrement. Le tribunal a jugé, sur le fondement des articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales, que l’administration avait apporté la preuve de la notification régulière de la proposition de rectification du 3 décembre 2018, distribuée le 5 décembre 2018 à leur adresse. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, les conclusions aux fins de sursis de paiement étant devenues sans objet.
N° TA95-2402964(TA95-2402964)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... demandant l'annulation de l'arrêté du maire de Goussainville du 4 janvier 2024. Cet arrêté avait prononcé un sursis à statuer de deux ans sur sa demande de permis de construire un immeuble de bureaux avec logement de gardien, en application de l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le projet était de nature à compromettre l'exécution du futur plan local d'urbanisme, dont l'élaboration était suffisamment avancée. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et au titre des frais de justice ont été rejetées.
N° TA95-2401493(TA95-2401493)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SARL Duthelle, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 23 novembre 2023 par lequel le maire de Parmain avait sursis à statuer sur sa déclaration préalable de division en vue de bâtir. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, la signature de l'arrêté par une adjointe dûment déléguée étant régulière. Sur le fond, il a jugé que le sursis à statuer était légalement fondé sur l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme, dès lors que le projet, situé dans un secteur exposé à un risque d'inondation, était de nature à compromettre l'exécution du futur plan local d'urbanisme, lequel pouvait légalement prévoir un classement en zone naturelle pour prévenir les risques.
N° TA95-2401567(TA95-2401567)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A... d’une demande de décharge de la taxe sur les logements vacants (TLV) à laquelle elle était assujettie au titre de 2023 pour un appartement à Boulogne-Billancourt. La requérante soutenait que le bien était loué au 1er janvier 2023 et ne pouvait donc être imposé. En cours d’instance, Mme A... s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 13 janvier 2026, sans se prononcer sur le fond du litige.
N° TA95-2406478(TA95-2406478)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E... contestant la décision du 30 octobre 2023 de la ministre chargée de l'enseignement supérieur déclarant irrecevable sa candidature au concours interne d'ingénieur de recherche. Le tribunal a jugé que la décision attaquée avait été régulièrement signée par une autorité compétente bénéficiant d'une délégation de signature publiée au Journal officiel. Il a également écarté les autres moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation, du vice de procédure et de la méconnaissance du principe d'égal accès aux emplois publics. La solution retenue s'appuie sur le décret n°85-1534 du 31 décembre 1985 relatif aux personnels ITRF et sur le code général de la fonction publique.
N° TA95-2407957(TA95-2407957)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (2ème Chambre) a rejeté la requête de M. et Mme A..., de nationalité haïtienne, qui demandaient l'annulation de la décision implicite de l'OFII leur refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que la décision explicite de rejet du 30 mai 2024 s'était substituée à la décision implicite et que les moyens soulevés (incompétence du signataire, défaut de motivation, vice de procédure, erreur de droit et d'appréciation) n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner plus avant les autres moyens. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (article L. 551-15) et la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
N° TA95-2408517(TA95-2408517)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite du directeur général de l'OFII refusant de rétablir les conditions matérielles d'accueil de Mme B..., une demandeuse d'asile burkinabée. La juridiction estime que l'OFII n'a pas justifié d'un manquement précis de l'intéressée aux exigences des autorités chargées de l'asile, notamment en ne démontrant pas qu'elle avait été informée des convocations qu'elle aurait manquées. La décision est fondée sur l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint à l'OFII de réexaminer la demande de rétablissement des conditions matérielles d'accueil.
N° TA95-2411159(TA95-2411159)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SNC Nostra Famiglia contestant l'arrêté préfectoral du 17 juin 2024 ordonnant la fermeture administrative d'un mois de son établissement « Le Cyrano » pour des troubles à l'ordre public. La juridiction a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Elle a également estimé que la mesure, fondée sur l'article L. 3332-15 du code de la santé publique, n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation compte tenu des multiples infractions et incidents constatés, et qu'elle ne portait pas une atteinte disproportionnée à la liberté du commerce et de l'industrie.
N° TA95-2411858(TA95-2411858)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par l'association ENTRAIDE UNION d'une demande de décharge partielle de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2022, concernant des locaux abritant un institut thérapeutique, éducatif et pédagogique (ITEP). L'association soutenait que ces locaux devaient être classés dans la catégorie « écoles et institutions privées exploitées dans un but non lucratif » (ENS1) en raison des missions d'enseignement dispensées, et non dans la catégorie « centres médico-sociaux » (CLI2) retenue par l'administration. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le moyen n'était pas fondé. La solution s'appuie sur les articles 1498 du code général des impôts et 310 Q de l'annexe III à ce code, ainsi que sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles définissant les missions des ITEP.
N° TA95-2413137(TA95-2413137)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... contestant le refus du préfet du Val-d'Oise d'autoriser le regroupement familial pour son fils. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que la décision préfectorale, fondée sur l'article 8 de la convention franco-malienne et les articles L. 434-2 et L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue confirme la légalité du refus préfectoral.
N° TA95-2414211(TA95-2414211)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme D... qui demandait l’annulation pour excès de pouvoir d’un permis de construire délivré par le préfet des Hauts-de-Seine pour un ensemble immobilier à Saint-Cloud. La requérante invoquait notamment l’incompétence du signataire, l’imprécision du dossier de demande, et la méconnaissance de plusieurs articles du règlement du plan local d’urbanisme (PLU). Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens, jugeant notamment que le moyen tiré de l’incompatibilité du PLU avec le schéma directeur de la région Île-de-France était inopérant. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des articles L. 600-5 et L. 600-5-1 du code de l’urbanisme.
N° TA95-2415045(TA95-2415045)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (6ème Chambre) a rejeté la requête de M. B..., ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 27 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen sérieux, et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, le juge estimant que la décision préfectorale était légale au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2415208(TA95-2415208)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B... contestant le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour pour admission exceptionnelle. Le tribunal a soulevé d'office un moyen d'irrecevabilité, constatant que la demande de titre, fondée sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, avait été déposée par téléservice en méconnaissance de l'article R. 431-3 du même code, qui impose une comparution personnelle en préfecture. En l'absence de dépôt régulier et de récépissé attestant de l'admission à souscrire une demande, aucune décision implicite de refus n'a pu naître. Par conséquent, la requête a été rejetée comme irrecevable.
N° TA95-2415210(TA95-2415210)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante tunisienne, qui contestait le refus implicite de délivrance d'un titre de séjour « vie privée et familiale ». La juridiction a relevé d'office un moyen d'irrecevabilité, constatant que la requérante n'établissait pas avoir déposé une demande de titre de séjour auprès de la préfecture. En l'absence de demande, le silence gardé par l'administration n'a pu faire naître une décision implicite de refus, rendant les conclusions dirigées contre une décision inexistante irrecevables. La solution est fondée sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2417246(TA95-2417246)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet des Hauts-de-Seine sur la demande de carte de résident de M. A..., réfugié reconnu par l’OFPRA le 31 août 2022. La juridiction retient que ce refus méconnaît l’article L. 424-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui impose la délivrance d’une carte de résident de dix ans à tout réfugié. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer ce titre dans un délai de trois semaines, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, et condamne l’État à verser 1 500 euros au conseil du requérant au titre des frais de justice.
N° TA95-2417645(TA95-2417645)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C... épouse B... contestant le refus de renouvellement de sa carte de résident par le préfet des Hauts-de-Seine. La requérante invoquait notamment une erreur de droit, un défaut d'examen et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que le préfet ne s'était pas cru lié par la condamnation pénale et avait procédé à un examen suffisant de la situation. La décision de refus, fondée sur les articles L. 432-3 et L. 432-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a été validée.
N° TA95-2418053(TA95-2418053)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. A..., ressortissant pakistanais, contre un arrêté préfectoral du 13 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A..., confirmant ainsi la légalité de l'arrêté attaqué. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2501052(TA95-2501052)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Rueil-Malmaison délivrant un permis de construire modificatif à la SCCV Loft Design Bisson, autorisant la création de logements, parkings et piscines supplémentaires. La requérante invoquait notamment un bouleversement du projet initial et des méconnaissances du plan local d’urbanisme. En cours d’instance, Mme B... s’est désistée purement et simplement de l’ensemble de ses conclusions. Par un jugement du 13 janvier 2026, le tribunal a donné acte de ce désistement, sans se prononcer sur le fond du litige.