Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2523494(TA95-2523494)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... demandant l’annulation de la décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine du 2 avril 2025, qui avait refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Le juge a constaté que le requérant n’établissait pas être menacé d’expulsion par une décision de justice, condition requise par l’article R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation, et qu’il n’invoquait aucun autre motif pertinent. Les moyens soulevés ont été jugés inopérants ou manifestement insuffisamment étayés, permettant un rejet par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2523499(TA95-2523499)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B..., qui demandait une indemnité de 50 400 euros pour le manquement de l'État à son obligation de logement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas justifié avoir formé une demande indemnitaire préalable auprès de l'administration, comme l'exigent les articles R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. Malgré une invitation à régulariser, Mme B... n'a produit qu'un courrier enjoignant au préfet de la reloger, qui ne constitue pas une demande préalable liant le contentieux indemnitaire. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA95-2524660(TA95-2524660)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d’un titre de séjour et obligeant le requérant à quitter le territoire, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Thorigny-sur-Marne (Seine-et-Marne) à la date de la décision attaquée, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Par ordonnance, il transmet le dossier au Tribunal administratif de Melun, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2524761(TA95-2524761)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour présentée par une ressortissante marocaine. La requérante sollicitait un changement de statut d'étudiant vers "recherche d'emploi-création d'entreprise" et ne pouvait se prévaloir de la présomption d'urgence applicable aux seuls refus de renouvellement. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour l'intéressée de justifier de circonstances particulières établissant une précarité matérielle et financière immédiate. La requête a été rejetée par ordonnance motivée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2600047(TA95-2600047)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante srilankaise, qui demandait d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour et d'examiner sa demande. Le juge a estimé qu'il n'appartenait pas au juge des référés d'instruire les demandes de titre de séjour et que la requérante ne justifiait pas d'une situation d'urgence, faute de démontrer le caractère régulier et complet de sa demande de renouvellement. La décision a été prise en application des articles L. 521-3, L. 522-3 du code de justice administrative et R. 431-2, R. 431-3, R. 431-12 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2600050(TA95-2600050)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet du Val-d’Oise refusant d’enregistrer le changement d’adresse et de refabriquer le titre de séjour de M. B..., bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant ne démontrant pas que l’absence de duplicata de son titre avec sa nouvelle adresse ferait sérieusement obstacle à ses démarches administratives ou professionnelles, alors qu’il dispose d’une copie de son titre en cours de validité et d’une attestation de l’OFPRA. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles aux fins d’injonction et d’astreinte.
N° TA95-2600131(TA95-2600131)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du sous-préfet de Boulogne-Billancourt refusant le regroupement familial de M. A..., ressortissant algérien, au profit de son épouse. Le juge a estimé que la condition d'urgence, prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, notamment car le requérant n'a pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire une intervention rapide, malgré son handicap et la naissance de son enfant. La solution retenue est fondée sur l'absence d'urgence caractérisée, sans examen des moyens soulevés au fond.
N° TA95-2600154(TA95-2600154)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la demande de suspension présentée par M. C..., ressortissant algérien, contestant le refus de regroupement familial pour son épouse. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, estime qu’aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, erreur d’appréciation des ressources, méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’accord franco-algérien) n’est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. En conséquence, la condition de doute sérieux n’étant pas remplie, la requête est rejetée sans qu’il soit besoin d’examiner l’urgence.
N° TA95-2600245(TA95-2600245)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un litige portant sur le refus implicite de délivrance d’une carte de résident à M. B..., qui résidait à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne). Le juge, constatant que le requérant résidait dans le ressort du tribunal administratif de Melun, a appliqué les articles R. 351-3, R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour transmettre le dossier à cette juridiction, compétente en matière de police administrative. Aucune solution au fond n’est retenue, la décision se limitant à un renvoi pour compétence territoriale.
N° TA95-2600256(TA95-2600256)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi par Mme B..., ressortissante iranienne, d’une demande d’exécution d’une précédente ordonnance du 24 décembre 2025 enjoignant au préfet des Hauts-de-Seine de lui remettre son titre de séjour. Constatant l’inexécution totale de cette injonction, le juge a prononcé la liquidation de l’astreinte pour la période du 27 décembre 2025 au 7 janvier 2026, condamnant l’État à verser 1 100 euros à Mme B... sur le fondement des articles L. 911-4 et L. 911-7 du code de justice administrative. Il a également renouvelé l’injonction faite au préfet de remettre le titre de séjour sous 48 heures, sous une nouvelle astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA95-2600315(TA95-2600315)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait des mesures pour garantir sa prise en charge médicale en France et faciliter le regroupement de ses enfants. La requérante invoquait une myocardite fulminante et des liens professionnels et familiaux en France. Le juge a estimé que la demande, ne précisant aucune décision administrative attaquée ni motif d'illégalité, était manifestement infondée et ne justifiait pas d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
N° TA95-2600335(TA95-2600335)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 27 novembre 2025 portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour de huit ans, constate que le requérant résidait à Stains (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée. En application de l’article R. 312-8 du code de justice administrative, qui attribue compétence au tribunal du lieu de résidence pour les litiges relatifs aux décisions individuelles de police, le tribunal se déclare incompétent. Il ordonne, sur le fondement de l’article R. 351-3 du même code, la transmission du dossier au Tribunal administratif de Montreuil, territorialement compétent.
N° TA95-2600344(TA95-2600344)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, d’interdiction de retour et de refus de délai de départ volontaire, constate que le requérant résidait à Montreuil (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal se déclare territorialement incompétent et transmet l’affaire au Tribunal administratif de Montreuil.
N° TA95-2600359(TA95-2600359)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. B... contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal constate qu'à la date de la décision attaquée, le requérant résidait à Noisy-le-Sec, en Seine-Saint-Denis. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il estime ne pas être territorialement compétent. Par conséquent, il ordonne la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Montreuil, compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2523811(TA95-2523811)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante brésilienne d'une demande d'injonction visant à obtenir du préfet des Hauts-de-Seine un récépissé ou une attestation de prolongation d'instruction pour le renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale". En cours d'instance, le préfet a délivré l'attestation de prolongation d'instruction prévue à l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Constatant que la demande avait ainsi perdu son objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA95-2523809(TA95-2523809)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B... qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante avait sollicité le renouvellement de son certificat de résidence algérien le 25 août 2025, mais le silence gardé par l'administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet de sa demande, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La mesure sollicitée, visant à obtenir un récépissé ou une attestation de prolongation d'instruction, fait obstacle à l'exécution de cette décision administrative de rejet. Par conséquent, la condition de l'article L. 521-3 n'étant pas remplie, la requête est rejetée.
N° TA95-2522889(TA95-2522889)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait au préfet du Val-d'Oise de la convoquer pour lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que les mesures sollicitées faisaient obstacle à l'exécution d'une décision administrative, dès lors qu'une décision implicite de rejet de sa demande était née le 15 novembre 2025, en application de l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La condition d'utilité de la mesure n'étant pas remplie, la requête a été rejetée.
N° TA95-2518983(TA95-2518983)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les recours de M. C..., ressortissant bangladais, contre un arrêté préfectoral du 11 octobre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, lui interdisant le retour pour un an et l'assignant à résidence. Le requérant contestait la légalité de ces décisions en invoquant notamment un défaut de motivation, une erreur manifeste d'appréciation et une méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les décisions étaient suffisamment motivées et proportionnées, et que la situation personnelle et familiale de l'intéressé ne justifiait pas une protection particulière au regard des textes applicables, notamment le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2503251(TA95-2503251)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 3 juillet 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à M. A..., ressortissant tunisien pris en charge par l'aide sociale à l'enfance. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en ne se considérant pas saisi d'une demande sur le fondement spécial de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicable aux ressortissants tunisiens. Cette solution a été retenue car la demande de titre de séjour avait été introduite pour l'intéressé par les services de l'aide sociale à l'enfance alors qu'il était mineur protégé.
N° TA95-2503186(TA95-2503186)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante algérienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour « étudiant » et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et ne méconnaissaient pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa situation personnelle et familiale. S'agissant du refus de séjour, il a jugé que l'administration avait pu légalement refuser le renouvellement sur le fondement du titre III du protocole annexé à l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, en raison de l'absence de progression sérieuse dans ses études.