Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2520234(TA95-2520234)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant haïtien, qui contestait le refus de l'OFII de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le juge a estimé que l'administration avait procédé à un examen individuel de sa situation lors d'un entretien de vulnérabilité, conformément à l'article L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le refus était fondé sur le fait que M. A... avait présenté une demande de réexamen de sa demande d'asile, ce qui constitue un motif légal de refus en application de l'article L. 551-15 du même code. Les moyens tirés du défaut d'examen et de l'absence de motif légitime pour le dépôt tardif ont été écartés.
N° TA95-2520689(TA95-2520689)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante tunisienne d’une demande d’injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. En cours d’instance, le préfet des Hauts-de-Seine a convoqué la requérante à un rendez-vous, rendant sans objet la demande principale. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a rejeté la demande de frais de justice, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit.
N° TA95-2520698(TA95-2520698)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant russe reconnu réfugié, qui demandait la délivrance sous astreinte d’un titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l’exécution d’une décision administrative, en l’occurrence la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet pendant quatre mois sur sa demande de titre, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Cette condition prévue par l’article L. 521-3 n’étant pas remplie, la requête a été rejetée.
N° TA95-2520714(TA95-2520714)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure sollicitée ne présentait pas de caractère d'utilité, faute pour le requérant d'établir qu'il n'avait pu obtenir de rendez-vous malgré plusieurs tentatives espacées. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2522392(TA95-2522392)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A..., ressortissant tunisien, contre un arrêté préfectoral du 26 novembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la requête de M. A... a été rejetée, confirmant ainsi la légalité des décisions du préfet des Hauts-de-Seine.
N° TA95-2522394(TA95-2522394)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D..., ressortissant mauritanien, contestant un arrêté du préfet du Val-d’Oise du 26 novembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d’un an, et un arrêté d’assignation à résidence. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, le défaut de motivation, la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et du droit à être entendu. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA).
N° TA95-2522479(TA95-2522479)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les recours de M. A..., ressortissant philippin, contre un arrêté préfectoral du 22 octobre 2025 lui refusant le renouvellement de sa carte de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, et prononçant une interdiction de retour de cinq ans, ainsi que contre un arrêté d'assignation à résidence du 30 octobre 2025. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, jugeant notamment que la décision de refus de séjour et d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Il a également validé l'assignation à résidence en considérant que le préfet avait démontré l'existence de perspectives raisonnables d'exécution de la mesure d'éloignement, conformément à l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2522092(TA95-2522092)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, était saisi par M. A... d'une demande visant à obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance du 21 octobre 2025. Cette ordonnance avait suspendu le refus de regroupement familial opposé par le préfet des Hauts-de-Seine et lui avait enjoint de réexaminer la situation de l'intéressé. Constatant que le préfet n'avait pas pris de nouvelle décision dans le délai imparti et s'était contenté de demander des pièces complémentaires après l'expiration de ce délai, le juge a fait droit à la demande. Il a enjoint au préfet de statuer à nouveau sur la demande de regroupement familial dans un délai d'un mois, sans toutefois assortir cette injonction d'une astreinte. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2522346(TA95-2522346)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société « VLM Dépannage » d’une demande de suspension de l’exécution de la décision du 3 novembre 2025 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé son agrément en tant que gardien de fourrière et dépanneur-remorqueur. La société invoquait l’urgence économique et des moyens sérieux, notamment une insuffisance de motivation, un vice de procédure lié à la composition de la commission départementale de la sécurité routière, et une erreur d’appréciation sur l’âge des véhicules. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d’urgence n’était pas établie, la société ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts. La décision s’appuie sur les dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2522363(TA95-2522363)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 11 juin 2025 par lequel le préfet du Val-d’Oise avait prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d’un an contre M. A..., ressortissant bangladais. La juridiction a retenu un défaut d’examen de la situation personnelle du requérant, l’administration n’ayant pas démontré que l’obligation de quitter le territoire français sous-jacente lui avait été régulièrement notifiée. Cette annulation a été prononcée sans injonction, mais l’État a été condamné à verser 1 200 euros à M. A... au titre des frais de justice. La décision s’appuie notamment sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et le code de justice administrative.
N° TA95-2522604(TA95-2522604)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. C... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 25 novembre 2025 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans, et contre un arrêté d’assignation à résidence du 26 novembre 2025. Le requérant invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, un défaut de motivation, une violation du droit d’être entendu, une erreur de droit au regard des articles L.611-1 et L.613-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), ainsi qu’une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était suffisamment motivée, que le droit d’être entendu n’avait pas été méconnu, et que l’atteinte à la vie privée et familiale n’était pas disproportionnée. En conséquence, il a rejeté les requêtes et confirmé la légalité des arrêtés préfector
N° TA95-2522643(TA95-2522643)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B... contre l'arrêté du préfet du Val-d'Oise ordonnant son transfert aux autorités norvégiennes, responsables de sa demande d'asile. La magistrate désignée a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte et a jugé que la requérante avait reçu, en anglais, l'information complète prévue à l'article 4 du règlement (UE) n°604/2013, par la remise de la brochure commune et l'entretien individuel. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur le règlement Dublin III et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2522704(TA95-2522704)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 22 novembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et d'erreur manifeste d'appréciation, jugeant l'arrêté suffisamment motivé en droit et en fait. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement, en application des articles L. 611-1, L. 612-3 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2522739(TA95-2522739)
Cette décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, concerne la demande de Mme A..., ressortissante taïwanaise, qui sollicite la délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de son titre de séjour « travailleur temporaire » l'autorisant à travailler. La requérante invoque l'urgence liée à sa situation irrégulière et à la suspension de son contrat de travail. Le tribunal rappelle que le juge des référés ne peut ordonner des mesures utiles que si elles ne se heurtent à aucune contestation sérieuse et ne font pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative. En l'espèce, le tribunal rejette la requête, considérant que la demande de renouvellement n'ayant pas été effectuée selon les modalités prévues par les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la mesure sollicitée se heurte à une contestation sérieuse.
N° TA95-2522747(TA95-2522747)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant kosovar, contestant un arrêté préfectoral du 3 novembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de six mois et assignation à résidence. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, en se fondant sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur les articles L. 613-1 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales contestées.
N° TA95-2522888(TA95-2522888)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet du Val-d'Oise de convoquer Mme B... pour lui remettre sa carte de séjour dans un délai de quinze jours. La requérante, dont le renouvellement de titre de séjour avait été accordé depuis près d'un an, se trouvait sans récépissé ni titre, ce qui la maintenait en situation irrégulière et menaçait ses droits à l'assurance maladie. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, en l'absence de contestation sérieuse et de justification de l'administration sur ce délai anormalement long. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2523247(TA95-2523247)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme C... B.... Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le silence gardé par l'administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet de sa demande, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette décision administrative fait obstacle au prononcé d'une mesure utile en référé.
N° TA95-2523265(TA95-2523265)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer M. B..., ressortissant thaïlandais, à un rendez-vous en préfecture dans un délai d’un mois pour le dépôt de sa demande de titre de séjour. Le juge a retenu l’urgence et l’utilité de la mesure, en raison d’un délai anormalement long de plus de deux ans pour obtenir un rendez-vous, plaçant le requérant dans une situation de précarité administrative. L’État a également été condamné à verser 800 euros à M. B... au titre des frais de justice. La décision s’appuie sur les articles L. 521-3 et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2523270(TA95-2523270)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... tendant à la suspension des décisions du préfet des Hauts-de-Seine du 13 novembre 2025 lui refusant un titre de séjour, l’obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour un an. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour la requérante de démontrer une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment en l’absence de preuve de la suspension effective de son contrat d’apprentissage. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens soulevés.
N° TA95-2523290(TA95-2523290)
Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme C... A..., ressortissante colombienne, qui demandait d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de la convoquer pour déposer une demande d’admission exceptionnelle au séjour. La juge des référés estime que la condition d’urgence n’est pas établie, la requérante n’apportant pas d’élément suffisant pour démontrer que son maintien en situation irrégulière depuis octobre 2023, malgré ses études et la régularité de sa famille, caractériserait une urgence particulière justifiant une intervention du juge dans un délai de 48 heures. La demande est donc rejetée, y compris les conclusions subsidiaires de saisine du Conseil d’État et celles fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.