Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2522804(TA95-2522804)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A..., ressortissant afghan, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités croates pour l'examen de sa demande d'asile. Le juge a prononcé l'admission provisoire de M. A... à l'aide juridictionnelle. Après avoir examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n°604/2013, le tribunal a annulé l'arrêté de transfert, considérant que le préfet n'avait pas démontré que l'intéressé avait reçu l'information complète requise par ces textes. La solution retenue est fondée sur le règlement Dublin III.
N° TA95-2523106(TA95-2523106)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A..., ressortissant ivoirien, afin d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge a rappelé que l’administration doit recevoir l’étranger dans un délai raisonnable et que la condition d’urgence est en principe caractérisée en cas de renouvellement de titre, mais que dans les autres cas, le requérant doit justifier de circonstances particulières. En l’espèce, M. A... n’a pas démontré une urgence particulière, sa demande de titre étant une première demande et son déplacement en Côte d’Ivoire pour raisons familiales n’étant pas suffisamment justifié. La requête a été rejetée.
N° TA95-2522847(TA95-2522847)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de la société Chelsea company. Celle-ci demandait d'enjoindre à la DDPP de réaliser un nouveau contrôle sur des batteries jugées non conformes par un laboratoire, ou à défaut d'ordonner une expertise. Le juge estime que la demande ne présente pas un caractère d'urgence suffisant et qu'elle est manifestement mal fondée, permettant un rejet par ordonnance motivée sans instruction préalable.
N° TA95-2524271(TA95-2524271)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui demandait d’enjoindre au préfet du Val-d’Oise de le convoquer pour déposer une demande de renouvellement de son certificat de résidence. Le juge estime que les mesures sollicitées se heurtent à une contestation sérieuse, notamment en raison de l’existence d’une obligation de quitter le territoire français prise à son encontre et de convocations déjà effectuées. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2524508(TA95-2524508)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de la SAS La Rose d'Orient qui demandait la suspension de l'exécution d'un arrêté de fermeture administrative pris par la commune d'Issy-les-Moulineaux. La juge des référés a constaté que la société requérante n'avait pas saisi le tribunal d'une requête au fond en annulation des décisions contestées, condition préalable nécessaire à l'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. En conséquence, les conclusions de la société ont été jugées manifestement irrecevables et la requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2524655(TA95-2524655)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 10 avril 2025 par laquelle le ministre de l’intérieur a invalidé le permis de conduire de Mme B... pour solde de points nul. La juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, malgré l’argument de la requérante sur sa nécessité professionnelle de chauffeur de taxi, en raison de la gravité des infractions commises (excès de vitesse et franchissement de ligne continue) et du délai de huit mois écoulé depuis la décision attaquée. Aucun des moyens soulevés, notamment le défaut d’information préalable ou l’erreur sur la restitution de points, n’a été examiné au fond, le rejet étant fondé sur l’absence d’urgence.
N° TA95-2524659(TA95-2524659)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'assignation à résidence de M. A... dans le département de la Gironde pour 45 jours. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant d'avoir apporté des éléments concrets sur ses ressources, ses conditions de vie ou les raisons de son assignation. La requête a été rejetée par ordonnance en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2524688(TA95-2524688)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du garde des sceaux radiant M. B... des cadres pour abandon de poste. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'absence de contradictoire ou l'irrégularité de la mise en demeure, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la radiation, faute d'argumentation juridique précise. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.
N° TA95-2524735(TA95-2524735)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement du titre de séjour « vie privée et familiale » de Mme C..., ressortissante russe. La juge a estimé qu’en l’état de l’instruction, le moyen tiré de la communauté de vie avec son conjoint français n’était pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, faute de pièces suffisantes établissant l’ancienneté et la réalité de cette relation. La condition d’urgence n’a pas été examinée. La requête a été rejetée par ordonnance motivée, sans audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2524744(TA95-2524744)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant camerounais, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale". La juge des référés a d'abord déclaré irrecevables les conclusions à fin d'annulation, le juge des référés ne pouvant prononcer une telle annulation. Ensuite, elle a rejeté les conclusions à fin d'injonction comme irrecevables, faute pour le requérant d'avoir précisé le fondement juridique de sa demande parmi les articles L. 521-1, L. 521-2 ou L. 521-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2523444(TA95-2523444)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B..., ressortissant bangladais, contre les arrêtés du préfet du Val-d'Oise du 6 décembre 2025 portant obligation de quitter le territoire français, refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de renvoi, interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le juge a statué sur la base des dispositions du CESEDA, notamment les articles L. 541-1, L. 612-1, L. 612-6, L. 731-1, et de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2522980(TA95-2522980)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant soudanais, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et que le moyen tiré de l'incompétence du signataire manquait en fait. Il a également jugé que le requérant n'avait pas sollicité l'asile dans le délai de quatre-vingt-dix jours prévu par les articles L. 551-9 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans motif légitime, justifiant ainsi le refus. La demande d'annulation et les conclusions accessoires ont donc été rejetées.
N° TA95-2523329(TA95-2523329)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 24 novembre 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé à Mme A., ressortissante ivoirienne, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le juge estime que l'OFII a méconnu l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne prenant pas en compte la vulnérabilité particulière de la requérante, qui est atteinte du VIH et de l'hépatite B et qui peine à nourrir son enfant né en mars 2025. La solution retenue est l'annulation de la décision contestée pour erreur manifeste d'appréciation.
N° TA95-2524633(TA95-2524633)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. La juge a estimé que la requête ne présentait pas un caractère d'urgence suffisant, la requérante ayant produit un courriel de la préfecture indiquant qu'elle bénéficiait d'une attestation prolongeant la régularité de son séjour jusqu'au 15 janvier 2026. La solution a été prise sur le fondement des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2524595(TA95-2524595)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’exécution de la décision du 2 décembre 2025 par laquelle la section disciplinaire de l’IFSI Louis Mourier a exclu Mme B... de la formation pour une durée de cinq ans. La juge des référés a estimé qu’aucun des moyens soulevés, tirés notamment de l’irrégularité de la procédure disciplinaire et du caractère disproportionné de la sanction, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2524587(TA95-2524587)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de clôture de la demande de titre de séjour de Mme A..., ressortissante camerounaise. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que la situation de l'intéressée avait déjà été régularisée par une précédente ordonnance du tribunal de Montreuil ayant suspendu le refus implicite et enjoint un réexamen. La requête a été rejetée par une ordonnance motivée, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens relatifs à la légalité de la décision attaquée.
N° TA95-2524554(TA95-2524554)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la demande de suspension présentée par M. A..., ressortissant guinéen, qui contestait le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de résident. La juge des référés estime que les moyens invoqués, notamment la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 423-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ne sont pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Elle relève que le requérant ne justifie pas de sa participation à l'entretien et à l'éducation de ses enfants français présumés, ni de liens personnels établis avec sa compagne. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, faute de moyens sérieux.
N° TA95-2523895(TA95-2523895)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme B... visant à la liquidation d'une astreinte prononcée par une ordonnance du 28 octobre 2025. La requérante soutenait que le préfet des Hauts-de-Seine n'avait pas exécuté l'injonction de réexaminer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le tribunal a constaté que l'autorisation provisoire de séjour avait été délivrée dans les délais impartis et qu'aucune astreinte n'avait été fixée pour le réexamen de la demande. La solution est fondée sur les articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative.
N° TA95-2523820(TA95-2523820)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A..., qui demandait une injonction au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction ou un récépissé autorisant l’exercice d’une activité professionnelle. La requérante a informé le tribunal avoir obtenu le document sollicité, mettant fin à la situation d’urgence. Le juge a constaté que ce désistement était pur et simple et n’a opposé aucun obstacle à son acceptation.
N° TA95-2523681(TA95-2523681)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour opposée à Mme A..., ressortissante marocaine. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée et établie, la requérante étant en situation de précarité et exposée à un risque d'éloignement. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, en raison d'une méconnaissance des articles L. 423-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A. sous quinze jours et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail sous 48 heures, sous astreinte.