Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2524010(TA95-2524010)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante iranienne, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour retirer sa carte de résident. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour la requérante d’établir les difficultés d’accès aux services publics qu’elle invoquait et en l’absence de demande préalable de rendez-vous auprès de la préfecture. Il a également relevé que la requête était prématurée compte tenu des délais de fabrication de la carte. La demande a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2524016(TA95-2524016)
Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève du tribunal administratif du lieu de résidence de l’étranger à la date de la décision attaquée. M. B... résidant à Paris, le dossier a été transmis au tribunal administratif de Paris.
N° TA95-2524080(TA95-2524080)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet sur sa demande, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la condition légale tenant à ce que la mesure ne fasse pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative n'étant pas remplie, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2524200(TA95-2524200)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 17 novembre 2025 obligeant M. A... à quitter le territoire français, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée, le tribunal applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Il ordonne en conséquence la transmission du dossier au Tribunal administratif de Montreuil, compétent pour connaître du litige.
N° TA95-1915124(TA95-1915124)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E... visant à l'annulation de la décision du ministre de la défense du 21 février 2021 lui refusant une pension militaire d'invalidité. Le litige portait sur l'imputabilité au service de deux infirmités (coxarthrose et scoliose) dont souffre l'ancien caporal. Se fondant sur les articles L. 2 et L. 4 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre, le tribunal a estimé que les éléments du dossier, notamment le rapport d'expertise, ne permettaient pas d'établir un lien direct et certain entre ces infirmités et le service accompli. En conséquence, la solution retenue est le rejet de la demande de pension.
N° TA95-1915457(TA95-1915457)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., caporal-chef, qui demandait l'annulation de la décision du 30 décembre 2013 du ministre des armées lui refusant une pension militaire d'invalidité pour névrose post-traumatique. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré de la méconnaissance du décret du 10 janvier 1992 par une expertise médicale. Il a ensuite estimé que M. B... ne remplissait pas les conditions des articles L. 2 et L. 3 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre pour bénéficier de la présomption d'imputabilité au service, faute de justifier d'une constatation médicale de ses troubles dans les délais requis. La demande de pension a donc été rejetée.
N° TA95-2200572(TA95-2200572)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société Kinn D, qui contestait le refus de Pôle Emploi de lui accorder l’aide « emplois francs » pour l’embauche de Mme C.... La demande, déposée le 27 décembre 2021 pour un contrat signé le 5 septembre 2021, était hors du délai de trois mois prévu par l’article 7 du décret n° 2018-230 du 30 mars 2018. Le tribunal a jugé que la société ne pouvait invoquer son ignorance du délai, celui-ci étant mentionné dans la note d’information accompagnant le formulaire de demande, et que les difficultés liées au Covid n’étaient pas établies par les pièces produites.
N° TA95-2206566(TA95-2206566)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C..., aide-soignante contractuelle, qui contestait la sanction d'exclusion temporaire de quinze jours avec retenue de traitement prononcée par la fondation Roguet pour insubordination. Le juge a estimé que le refus de se conformer aux consignes de sa hiérarchie lors de la prise en charge d'une patiente vulnérable constituait une faute justifiant une sanction, et que la durée de l'exclusion, relevant du deuxième groupe de sanctions, n'était pas disproportionnée. La décision s'appuie sur les articles L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique, reprenant les dispositions des lois n°83-634 et n°86-33.
N° TA95-2207274(TA95-2207274)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SARL Tapist, qui demandait l'annulation de la décision de Pôle emploi (devenu France Travail) refusant l'octroi de l'aide « emplois francs » pour l'embauche de Mme C.... Le refus était motivé par le dépôt tardif de la demande, effectué plus de trois mois après la signature du premier contrat de travail (un CDD). Le tribunal a jugé que, conformément aux articles 5 et 7 du décret n° 2018-230 du 30 mars 2018, le délai de trois mois court à compter de la signature du premier contrat d'embauche, et non du CDI subséquent qui constitue un simple avenant. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation.
N° TA95-2210787(TA95-2210787)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 19 janvier 2022 par laquelle Pôle emploi (devenu France Travail) réclamait le remboursement de 3 844,73 euros d’aides « emplois francs » à l’association Groupe scolaire Al-Ghazali. La juridiction a jugé que Pôle emploi ne pouvait se fonder sur les articles 9 et 10 du décret n° 2019-1471 du 26 décembre 2019 pour exiger ce remboursement, car ces textes ne permettent un tel recouvrement qu’en cas de déclaration inexacte ou de fraude de l’employeur, ce qui n’était ni établi ni allégué en l’espèce. En conséquence, la décision attaquée a été retirée sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens, et l’État a été condamné à verser 1 500 euros à l’association au titre des frais de justice.
N° TA95-2308323(TA95-2308323)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SARL JRL Peinture contestant les contributions spéciale et forfaitaire infligées par l’OFII pour l’emploi de deux travailleurs étrangers sans titre. La société soutenait notamment l’absence de preuve de la matérialité des faits et une méconnaissance de l’autorité de la chose jugée par un jugement pénal. Le tribunal a jugé que la matérialité de l’infraction était établie par le procès-verbal de gendarmerie, et que la loi nouvelle plus douce (loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024) n’avait pas d’effet rétroactif favorable en l’espèce. La décision s’appuie sur les articles L. 8253-1 du code du travail et L. 822-2 à L. 822-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2417783(TA95-2417783)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A... E..., ressortissante brésilienne, épouse d’un citoyen portugais. La juridiction a jugé que le préfet a fait une inexacte application des articles L. 233-1 et L. 233-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, dès lors que l’époux de la requérante exerçait une activité professionnelle en France, remplissant ainsi les conditions pour que Mme A... E... bénéficie d’un droit au séjour en tant que membre de famille d’un citoyen de l’Union européenne.
N° TA95-2417999(TA95-2417999)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite du préfet du Val-d'Oise refusant d'abroger l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise le 1er juillet 2022 à l'encontre de M. D..., ressortissant algérien. Le tribunal retient que le préfet a méconnu son obligation de motivation en ne répondant pas à la demande de communication des motifs de cette décision implicite, formulée par le requérant sur le fondement de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. La solution s'appuie sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du même code, ainsi que sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA95-2418364(TA95-2418364)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SARL MS coiffure d’un recours en excès de pouvoir contre les titres de perception émis le 30 janvier 2024 par l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) pour le recouvrement des contributions spéciale et forfaitaire, consécutives à l’emploi d’un travailleur étranger sans titre. La société invoquait notamment l’insuffisance de motivation, l’incompétence du signataire et des vices de procédure. Le tribunal a relevé d’office l’abrogation des articles L. 822-2 et L. 822-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile par la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024, et a appliqué la loi pénale plus douce. En conséquence, il a annulé les titres de perception et déchargé la SARL MS coiffure des sommes réclamées.
N° TA95-2501659(TA95-2501659)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant de renouveler le titre de séjour « visiteur » de Mme E..., ressortissante algérienne. Le tribunal estime que la requérante justifie de moyens d’existence suffisants et de l’engagement de n’exercer aucune activité professionnelle, remplissant ainsi les conditions de l’article 7 a) de l’accord franco-algérien. Il enjoint au préfet de lui délivrer un certificat de résidence « visiteur » d’un an sous deux mois, sans astreinte, et condamne l’État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2505954(TA95-2505954)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 6 mars 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait refusé de délivrer un titre de séjour à Mme D..., ressortissante congolaise, et l'avait obligée à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne soumettant pas la demande de Mme D... à la commission du titre de séjour, alors qu'elle justifiait résider habituellement en France depuis plus de dix ans. Par conséquent, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressée dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
N° TA95-2505979(TA95-2505979)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 13 mars 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine avait refusé un titre de séjour à M. C..., ressortissant algérien, et l'avait obligé à quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet ne pouvait légalement opposer à l'intéressé le refus de souscrire au contrat d'engagement au respect des principes de la République, dès lors que les ressortissants algériens sont régis de manière complète par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui ne prévoit pas une telle obligation. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de deux mois.
N° TA95-2506040(TA95-2506040)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 4 mars 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait obligé M. D..., ressortissant pakistanais, à quitter le territoire français sans délai, fixé le pays de destination et prononcé une interdiction de retour d'un an. La juridiction a jugé que le préfet avait méconnu les dispositions du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. D... était titulaire d'un titre de résident de longue durée-UE délivré par les autorités italiennes, ce qui le rendait en situation régulière sur le territoire français. En conséquence, l'arrêté est annulé, mais la demande d'effacement du signalement Schengen est rejetée comme sans objet.
N° TA95-2506131(TA95-2506131)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 8 avril 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait obligé M. A..., ressortissant mauritanien, à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Cette annulation est fondée sur l'autorité de la chose jugée par un arrêt de la cour administrative d'appel de Versailles du 8 avril 2025, qui avait déjà annulé un précédent arrêté similaire pour atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale, et enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour. Le tribunal a considéré que le préfet ne pouvait pas reprendre une nouvelle mesure d'éloignement en l'absence de circonstances de droit ou de fait nouvelles. L'État a été condamné à verser 1 000 euros à M. A... au titre des frais de justice.
N° TA95-2506531(TA95-2506531)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. C... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Val-d’Oise de lui délivrer une attestation de demande d’asile de six mois. En cours d’instance, la Cour nationale du droit d’asile a reconnu à l’intéressé la qualité de réfugié le 2 octobre 2025. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction avaient perdu leur objet, prononçant un non-lieu à statuer. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.