Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2510248(TA95-2510248)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante algérienne, qui demandait l'annulation de la décision implicite de refus de renouvellement de son certificat de résidence de dix ans en qualité de conjointe de retraité. La requérante invoquait un défaut de motivation et une méconnaissance de l'article 7 ter de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, faute pour Mme D... d'avoir sollicité la communication des motifs de la décision implicite conformément à l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA95-2510349(TA95-2510349)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine rejetant la demande de renouvellement de titre de séjour de M. B..., ressortissant tunisien, en raison d'un défaut de motivation. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. B... un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » dans un délai de deux mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La solution retenue s'appuie sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et les articles L. 423-1 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2510847(TA95-2510847)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 10 juin 2025 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a clôturé la demande de renouvellement de titre de séjour de M. B... D..., ressortissant brésilien. Le tribunal retient que le préfet a commis une erreur de fait en estimant le dossier incomplet, le requérant ayant démontré avoir fourni tous les documents demandés. Cette solution est fondée sur les articles L. 431-1, R. 431-10 et R. 431-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2517257(TA95-2517257)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête en référé de Mme C..., ressortissante marocaine, qui demandait au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction ou une autorisation provisoire de séjour. Le tribunal a estimé que la demande faisait obstacle à l’exécution d’une décision administrative implicite de rejet née du silence gardé par le préfet sur sa demande de renouvellement de titre de séjour, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a considéré que la requérante devait, si elle s’y estimait fondée, saisir le juge des référés sur le fondement de l’article L. 521-1 pour demander la suspension de cette décision implicite.
N° TA95-2518329(TA95-2518329)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête du Syndicat national des journalistes-CGT visant à annuler la décision du 8 août 2025 par laquelle le DRIEETS d’Île-de-France a validé l’accord collectif portant plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) de la société Prisma Média. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’irrégularité de la procédure d’information et de consultation du comité social et économique (CSE), estimant que l’administration avait correctement vérifié la régularité de cette procédure conformément aux articles L. 1233-24-1, L. 1233-57-2 et L. 1233-30 du code du travail. La solution retenue est donc le rejet de la demande d’annulation.
N° TA95-2519499(TA95-2519499)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A... de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction. Le requérant contestait le refus du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une carte professionnelle d'agent de sécurité. Le tribunal a condamné le CNAPS à verser à M. A... la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2519879(TA95-2519879)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... tendant à l'annulation de l'avis d'incompatibilité émis par le ministre de l'intérieur le 7 octobre 2025 pour l'exercice de ses fonctions d'agent de sûreté ferroviaire à la SNCF. Le tribunal a jugé que l'avis était suffisamment motivé et que la procédure contradictoire n'avait pas été méconnue, l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration n'étant pas applicable aux décisions fondées sur l'article L. 114-2 du code de la sécurité intérieure. Il a également estimé que le ministre n'avait commis ni erreur de fait, ni erreur de droit, ni erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur des éléments précis concernant le comportement du requérant, sans qu'il soit nécessaire de révéler les sources de l'enquête. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
N° TA95-2520881(TA95-2520881)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SAS Valorbiocompost. Celle-ci contestait la procédure de passation d'un marché public de collecte et traitement des biodéchets attribué par le syndicat Tri-Or, invoquant notamment un défaut de motivation du rejet de son offre, un conflit d'intérêts au sein de la commission d'appel d'offres et une dénaturation de son offre. Le juge a estimé que les moyens soulevés étaient infondés, retenant que les explications fournies par le pouvoir adjudicateur en cours d'instance étaient suffisantes et qu'aucun manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence n'était caractérisé. La demande de la société requérante a donc été rejetée, sans application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2520996(TA95-2520996)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi par M. B... sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a examiné une demande de modification d'une précédente ordonnance et de liquidation d'astreinte. Le requérant contestait le défaut de renouvellement de son attestation de prolongation d'instruction par le préfet des Hauts-de-Seine, malgré une injonction antérieure. En défense, le préfet a justifié avoir délivré une nouvelle attestation valable jusqu'au 13 mai 2026, ce qui a conduit le tribunal à constater un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'injonction. Le tribunal a également procédé à la liquidation de l'astreinte pour la période de carence constatée, en application des textes relatifs au séjour des étrangers et au code de justice administrative.
N° TA95-2521643(TA95-2521643)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la délibération du jury du master 2 « Philosophie sociale et politique » de l'université Paris-Nanterre ajournant Mme B..., étudiante en situation de handicap. La requérante invoquait plusieurs erreurs matérielles dans ses relevés de notes, un vice de procédure dans la composition du jury, et une méconnaissance des modalités de contrôle des connaissances et de son droit à la compensation du handicap. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, la décision contestée ne portant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts au regard de son projet professionnel et de son état de santé.
N° TA95-2521691(TA95-2521691)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C... tendant à la suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour née du silence du préfet des Hauts-de-Seine. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant ne justifiant pas d’une situation d’urgence particulière justifiant la suspension, et qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande d’injonction et celle au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
N° TA95-2521693(TA95-2521693)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 22 septembre 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait retiré le titre de séjour de M. B..., ressortissant haïtien. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, le retrait du titre de séjour privant l'intéressé de son activité professionnelle et du bénéfice de l'allocation aux adultes handicapés. Il a également estimé que le moyen tiré du défaut de procédure contradictoire, en l'absence de preuve de la réception par M. B... du courrier l'invitant à présenter ses observations, était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, en méconnaissance de l'article L. 432-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2521729(TA95-2521729)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par une ressortissante ukrainienne demandant au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet a fait droit à sa demande en lui délivrant le document sollicité. Le juge des référés a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales à fin d'injonction et d'astreinte, et a rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2521756(TA95-2521756)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait une injonction de délivrance d’un justificatif de séjour provisoire. Le juge a écarté l’exception de non-lieu soulevée par le préfet du Val-d’Oise, mais a estimé que la mesure demandée était dépourvue d’utilité. En effet, il résultait de l’instruction que le requérant avait déposé sa demande de renouvellement de titre de séjour avec une adresse à Grenoble, rendant le préfet du Val-d’Oise incompétent pour instruire cette demande. La solution est fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2521855(TA95-2521855)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 5 septembre 2025. Cette décision, qui accordait le regroupement familial à l’épouse de M. C..., omettait de se prononcer sur la demande concernant son fils, né après un précédent jugement d’annulation. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie, car la séparation de l’enfant, né prématuré, de ses parents portait une atteinte grave à la vie privée et familiale et à l’intérêt supérieur de l’enfant, protégés par la convention européenne des droits de l’homme et la convention internationale des droits de l’enfant. Il a également retenu l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision, en raison d’un défaut d’examen complet de la situation familiale du requérant.
N° TA95-2521892(TA95-2521892)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du renouvellement de titre de séjour de Mme B..., ressortissante algérienne. La requérante sollicitait ce renouvellement pour un changement de statut vers un titre "étudiant" et invoquait l'urgence en raison de l'empêchement de poursuivre une formation en alternance. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante n'a pas démontré avoir été empêchée de réaliser son apprentissage, son contrat étant arrivé à échéance. La solution retenue est fondée sur l'absence de circonstances particulières justifiant une urgence à très bref délai, conformément à la jurisprudence constante en matière de refus de titre de séjour.
N° TA95-2521903(TA95-2521903)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de France Travail du 3 octobre 2025 refusant l’inscription de M. B..., ressortissant marocain, sur la liste des demandeurs d’emploi. Le juge a d’abord écarté comme irrelevantes de sa compétence les conclusions indemnitaires. Sur le fond, il a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance du principe du contradictoire (article L. 121-1 du code des relations entre le public et l’administration) et des articles L. 5411-4, R. 5411-2 et R. 5411-3 du code du travail, n’étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
N° TA95-2521927(TA95-2521927)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A..., ressortissant malien. La condition d'urgence a été reconnue, la présomption d'urgence applicable au refus de renouvellement n'étant pas écartée par la simple délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction. Le tribunal a également retenu l'existence d'un moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, en l'espèce la méconnaissance des dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2521930(TA95-2521930)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour présentée par M. B..., ressortissant mauricien. La condition d'urgence, pourtant présumée en matière de refus de renouvellement, a été regardée comme privée d'objet dès lors que le préfet a produit, en cours d'instance, une carte de résident valable dix ans délivrée à l'intéressé. Par suite, les conclusions aux fins de suspension et d'injonction sont devenues sans objet.
N° TA95-2521964(TA95-2521964)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B..., ressortissante russe, d’une demande de suspension de la décision du préfet du Val-d’Oise du 3 mars 2025 clôturant sa demande de renouvellement de titre de séjour pour dossier incomplet. Le juge a examiné la condition d’urgence, qu’il a reconnue présumée en matière de refus de renouvellement de titre de séjour, et a vérifié l’existence d’un moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue par l’ordonnance est la suspension de l’exécution de la décision attaquée, le juge ayant considéré que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 423-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, étaient de nature à créer un tel doute.