Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2312727(TA95-2312727)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... contestant le refus du Conseil national de l'ordre des médecins (CNOM) de déférer le docteur E... devant la chambre disciplinaire. Le requérant invoquait notamment une atteinte à sa liberté de prescription, un dénigrement et une violation du secret médical. Le tribunal a jugé que le CNOM n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que les faits reprochés ne justifiaient pas la saisine de la juridiction disciplinaire. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la santé publique, dont l'article R. 4127-8.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA95-2313230(TA95-2313230)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a statué sur trois requêtes de la société Shurgard France, qui contestait son assujettissement à la taxe sur les bureaux, locaux commerciaux et surfaces de stationnement pour l’année 2016, concernant des entrepôts situés à Asnières, Bezons et Osny. La société soutenait que les espaces de circulation, les aires de chargement/déchargement de moins de 500 m² et les escaliers devaient être exclus de l’assiette de la taxe en application de l’article 231 ter du code général des impôts. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, considérant que ces surfaces ne relevaient pas des exonérations prévues par le texte. Aucune décharge partielle n’a été accordée, et les conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2314837(TA95-2314837)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., brigadier-chef de police, qui demandait l'annulation de son exclusion temporaire de quinze jours (dont dix avec sursis) pour des faits de harcèlement envers son ex-compagne. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la directrice adjointe disposant d'une délégation régulière. Concernant le défaut d'information du droit de se taire, le juge a estimé que cette irrégularité n'était pas déterminante, la sanction reposant exclusivement sur une condamnation judiciaire définitive et non sur les déclarations de l'agent. La solution s'appuie sur le code général de la fonction publique et le code de la sécurité intérieure.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA95-2315082(TA95-2315082)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 36 000 euros en réparation du préjudice résultant du refus de créditer des points sur son permis de conduire. Le tribunal a écarté l'exception de chose jugée, les recours antérieurs ayant un objet différent (annulation) de la présente action indemnitaire. Sur le fond, il a jugé que la décision de refus de réattribution de points n'était pas entachée d'illégalité fautive, les recours contre cette décision ayant été rejetés comme tardifs. Par conséquent, la responsabilité de l'État n'était pas engagée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2316343(TA95-2316343)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C... qui demandait l'annulation de l'arrêté du 9 novembre 2023 du préfet de la Meuse suspendant son permis de conduire pour un excès de vitesse supérieur à 40 km/h. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et d'erreur de fait, jugeant que la décision était régulièrement signée et suffisamment motivée. Il a également considéré que la procédure contradictoire préalable n'était pas applicable en raison de l'urgence et du danger grave pour la sécurité routière, conformément aux articles L. 121-1 et L. 121-2 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi qu'aux articles L. 224-1 et L. 224-2 du code de la route.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2401676(TA95-2401676)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A..., de nationalité sénégalaise, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de carte de résident. La requérante sollicitait la délivrance d'une carte de résident sur le fondement de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 11 de la convention franco-sénégalaise du 1er août 1995. Le tribunal a jugé que la délivrance d'un récépissé de demande de carte de séjour ne privait pas d'objet le recours contre le refus de carte de résident. Sur le fond, il a estimé que Mme A. ne justifiait pas de ressources suffisantes, stables et régulières au cours des trois années précédant sa demande, condition requise par l'article L. 426-17 du CESEDA, et a donc rejeté ses conclusions.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2403493(TA95-2403493)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, dans deux requêtes jointes, a examiné la situation de M. G..., ressortissant algérien, contestant le refus de renouvellement de son certificat de résidence et son expulsion du territoire français. La juridiction a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les décisions du préfet des Hauts-de-Seine étaient légales au regard de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a notamment estimé que la menace pour l'ordre public était caractérisée et que les mesures d'expulsion et d'assignation à résidence étaient proportionnées. Aucune injonction ni frais de justice n'ont été accordés.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA95-2408139(TA95-2408139)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé provision sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B... tendant au versement d’une provision de 20 000 euros. La requérante, agent non titulaire du CCAS d’Asnières-sur-Seine, avait été licenciée puis sanctionnée d’une exclusion temporaire de six mois pour des faits de maltraitance envers une résidente âgée. Le juge a estimé que l’obligation de l’administration n’était pas sérieusement contestable, car les manquements professionnels graves imputés à l’agent étaient établis et que la sanction, bien que modifiée, n’apparaissait pas manifestement disproportionnée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2411182(TA95-2411182)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E... qui demandait l’annulation du refus implicite du préfet de lever son interdiction de détenir une arme et de supprimer son inscription au FINIADA. Le tribunal a rappelé que, selon l’article L. 312-13 du code de la sécurité intérieure, la levée de l’interdiction n’est pas automatique et dépend de l’absence d’atteinte à l’ordre public ou à la sécurité des personnes. Il a estimé que, malgré l’ancienneté de sa condamnation de 2018 et son effacement au casier judiciaire, les signalements postérieurs de M. E... pour recel et sévices graves envers un animal démontraient un comportement toujours incompatible avec la détention d’armes. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans faire droit aux conclusions du requérant.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2411529(TA95-2411529)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté préfectoral du 19 février 2024 lui ordonnant de se dessaisir de ses armes et l'inscrivant au fichier FINIADA. Le tribunal a exercé un entier contrôle sur la décision, fondée sur l'article L. 312-11 du code de la sécurité intérieure, et a estimé que le préfet n'avait commis ni erreur de fait, ni erreur de droit, ni erreur d'appréciation. Il a notamment jugé que les faits de tirs avec une carabine à air comprimé et la condamnation pénale de l'intéressé justifiaient la mesure pour des raisons d'ordre public et de sécurité des personnes, sans que l'absence de durée d'inscription au FINIADA ne soit illégale.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA95-2411578(TA95-2411578)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé provision sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. D... tendant à obtenir une provision de 300 000 euros du centre hospitalier Victor Dupuy ou, à titre subsidiaire, de l’ONIAM. Le tribunal a estimé que la créance invoquée était sérieusement contestable, en raison d’un débat contradictoire insuffisant lors de l’expertise et de l’absence de lien de causalité clairement établi entre les fautes alléguées et les préjudices subis. La demande de la CPAM du Val-d’Oise a également été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2412198(TA95-2412198)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... contre l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 25 juin 2024. Cet arrêté ordonnait le dessaisissement de ses armes et munitions, lui interdisait d'en acquérir ou détenir, et l'inscrivait au fichier FINIADA. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, en se fondant sur les dispositions des articles L. 312-11 et L. 312-13 du code de la sécurité intérieure. Il a estimé que les faits de violence signalés, même classés sans suite, justifiaient la mesure pour des raisons d'ordre public.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA95-2412528(TA95-2412528)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la demande de l'association diocésaine de Nanterre visant à obtenir la décharge de la taxe d'aménagement (82 809 euros) réclamée pour des travaux de démolition, construction et réhabilitation sur un terrain à Boulogne-Billancourt. L'association invoquait l'exonération prévue à l'article L. 331-7 du code de l'urbanisme pour les constructions édifiées par des associations cultuelles, au sens de la loi du 9 décembre 1905. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'association, bien qu'ayant obtenu un arrêté préfectoral constatant sa qualité cultuelle en 2023, ne justifiait pas que les travaux autorisés par le permis de construire de 2019 étaient affectés à l'exercice du culte ou à son objet statutaire, condition nécessaire pour bénéficier de l'exonération.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA95-2413207(TA95-2413207)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 30 août 2024 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de délivrer une carte de résident de dix ans à M. A..., ressortissant marocain. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur d’appréciation en considérant les ressources de l’intéressé comme insuffisantes, alors que ses revenus, issus de contrats de travail en tant que coiffeur, étaient supérieurs au SMIC sur les trois années précédant sa demande. La solution retenue s’appuie sur l’article 3 de l’accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et l’article L. 426-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2415283(TA95-2415283)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite du préfet du Val-d’Oise refusant de délivrer un titre de séjour à un ressortissant égyptien. Le juge a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, compte tenu de l’ancienneté et de la stabilité de l’insertion professionnelle du requérant. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour mention « salarié » dans un délai de deux mois et a condamné l’État à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2415411(TA95-2415411)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante marocaine, qui contestait le refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de résidente de dix ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen, jugeant la décision suffisamment motivée et prise par une autorité compétente. Il a également estimé que le préfet n’avait pas commis d’erreur d’appréciation au regard de l’accord franco-marocain du 9 octobre 1987, ni méconnu l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, en raison de l’insuffisance de ressources stables et régulières de la requérante. La solution retenue confirme le refus de délivrance du titre de séjour de longue durée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA95-2416407(TA95-2416407)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser M. B..., reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 23 octobre 2019, pour la carence fautive à le reloger. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation, en raison de l'absence de proposition de logement adaptée malgré une ordonnance d'injonction du 19 janvier 2021. La solution indemnise les troubles dans les conditions d'existence subis par le requérant, personne handicapée sans logement stable, en fonction de la durée de la carence et de sa situation personnelle.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA95-2418770(TA95-2418770)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé provision sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B..., chef de la police municipale de Colombes, qui sollicitait une provision de 3 000 euros en réparation de préjudices consécutifs à un accident survenu lors d’une séance de boxe le 16 novembre 2021. Le juge a estimé que l’imputabilité au service de cet accident n’était pas établie, faute pour le requérant de démontrer qu’il s’était produit dans le temps et le lieu du service ou à l’occasion de ses fonctions, comme l’exige l’article L. 822-18 du code général de la fonction publique pour bénéficier de la présomption d’imputabilité. En conséquence, la créance invoquée a été jugée sérieusement contestable, entraînant le rejet de l’ensemble des conclusions.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2418806(TA95-2418806)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B... contre la décision du préfet du Val-d'Oise du 6 décembre 2024 classant sans suite sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la requérante n'établissait pas avoir été dans l'impossibilité de fournir la légalisation de son acte de naissance par le consulat de France à Haïti, comme l'exige l'article 37-1 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. En conséquence, le préfet a pu légalement classer sa demande sans suite sur le fondement de l'article 40 du même décret, faute de production des pièces complémentaires demandées dans le délai imparti.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2418878(TA95-2418878)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant gabonais, qui contestait le refus du préfet du Val-d’Oise de lui accorder une admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a jugé la décision préfectorale suffisamment motivée et a écarté comme inopérant le moyen tiré d’une application rétroactive de l’article L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a estimé que le requérant, qui ne justifiait que d’un emploi à temps très partiel et d’aucune attache familiale particulière en France, ne démontrait ni motifs exceptionnels ni considérations humanitaires au sens de l’article L. 435-1 du même code. Enfin, le tribunal a conclu que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

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