Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2307859(TA95-2307859)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise statue sur la requête de M. A... contestant des retraits de points pour huit infractions routières. Le tribunal prend acte du désistement partiel du requérant concernant trois infractions. Pour les cinq infractions restantes, le tribunal rejette le moyen tiré du défaut de notification, estimant que cette notification n'affecte pas la légalité des retraits mais seulement leur opposabilité. Il écarte également le moyen tiré du défaut d'information préalable, en application des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, sans préciser la solution finale sur le fond.
N° TA95-2307940(TA95-2307940)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la SAS Tangara. Celle-ci contestait des suppléments d’impôt sur les sociétés au titre de l’exercice 2015, résultant de la réintégration de dettes injustifiées inscrites au crédit de comptes courants d’associé. Le tribunal a jugé que la société n’apportait pas la preuve de la réalité des créances cédées, conformément à l’article 38 du code général des impôts, et a confirmé le bien-fondé des rectifications opérées par l’administration fiscale.
N° TA95-2309733(TA95-2309733)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. et Mme B... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2018. Les requérants contestaient l'exclusion d'une gratification de 393 961 euros (attribution d'actions gratuites) du crédit d'impôt modernisation du recouvrement (CIMR) et la taxation d'un gain d'acquisition de stock-options de 368 620 euros. Le tribunal a rejeté leurs arguments, considérant que la gratification était sans lien avec le contrat de travail et constituait un revenu exceptionnel exclu du CIMR, conformément au 13° du C du II de l'article 60 de la loi n° 2016-1917. Il a également jugé que le gain sur stock-options était imposable à hauteur de 368 620 euros, faute de preuve d'un échange sans soulte au sens de l'article 80 bis du code général des impôts. La requête a été rejetée dans son intégralité.
N° TA95-2311247(TA95-2311247)
Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la commune de Colombes d’une demande d’expulsion d’une ancienne gardienne d’école, Mme C..., qui se maintient sans droit ni titre dans un logement de fonction situé dans l’enceinte de l’école élémentaire Lazare Carnot depuis la fin de ses fonctions le 14 janvier 2021. Statuant en plein contentieux, le tribunal a fait droit à la demande de la commune en ordonnant l’expulsion de l’occupante sans titre, sous astreinte, et en l’autorisant à requérir le concours de la force publique à défaut de libération volontaire. Il a également condamné Mme C... à verser à la commune une indemnité d’occupation de 68 212,62 euros pour la période du 1er février 2021 au 31 juillet 2023, en application des articles L. 2122-1 et R. 2124-74 du code général de la propriété des personnes publiques.
N° TA95-2312290(TA95-2312290)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société Network 1 d’une demande de décharge de la taxe sur les bureaux à laquelle elle a été assujettie au titre de 2021 pour un immeuble situé à Bagneux. La société contestait l’assujettissement de certaines surfaces (sous-sol, rez-de-chaussée, circulations, paliers et locaux d’entretien) en invoquant une méconnaissance de l’article 231 ter du code général des impôts. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le moyen soulevé n’était pas fondé, sans préciser de solution différente dans l’extrait fourni. La décision s’appuie sur les dispositions du code général des impôts relatives à la définition des locaux imposables et aux exonérations.
N° TA95-2312326(TA95-2312326)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., enseignant contractuel, qui contestait le non-renouvellement de son contrat à durée déterminée par la rectrice de l’académie de Versailles. Le tribunal a jugé que cette décision, fondée sur l’intérêt du service et la manière de servir de l’agent, n’était pas soumise à l’obligation de motivation prévue par le code des relations entre le public et l’administration. Il a également estimé que l’administration n’avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d’appréciation, faute pour le requérant d’apporter des éléments probants pour contester l’appréciation portée sur ses compétences. Les conclusions à fin d’annulation, d’injonction et d’astreinte ont donc été rejetées.
N° TA95-2312501(TA95-2312501)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme B... demandant la décharge de suppléments d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2014 et 2015. Ces impositions faisaient suite à la vérification de la société NDR Pizza, dont M. B... était dirigeant et associé, et à la qualification des sommes en cause comme revenus distribués sur le fondement du 1° du 1. de l'article 109 du code général des impôts. Le tribunal a considéré que la charge de la preuve incombait aux requérants, qui n'avaient pas répondu à la proposition de rectification, et qu'ils n'avaient pas démontré le caractère exagéré des impositions. La demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.
N° TA95-2313225(TA95-2313225)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi de trois requêtes de la société Shurgard France demandant la décharge partielle de la taxe sur les bureaux, locaux commerciaux et de stockage pour l’année 2016, concernant des entrepôts situés à Asnières, Bezons et Osny. La société soutenait que les espaces de circulation, les aires de chargement intérieur de moins de 500 m² et les escaliers devaient être exclus de l’assiette de la taxe en application de l’article 231 ter du code général des impôts. L’administration fiscale a conclu au rejet des demandes, contestant le bien-fondé de ces moyens. Le tribunal a joint les trois instances et, par un jugement unique, a rejeté l’ensemble des requêtes, confirmant l’imposition contestée.
N° TA95-2313227(TA95-2313227)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a statué sur trois requêtes de la société Shurgard France, qui contestait son assujettissement à la taxe annuelle sur les bureaux, locaux commerciaux et de stockage pour l’année 2016, concernant des entrepôts situés à Asnières, Bezons et Osny. La société soutenait que les espaces de circulation, les aires de chargement intérieur de moins de 500 m² et les escaliers devaient être exclus de l’assiette de la taxe. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, considérant que ces surfaces entraient dans le champ d’application de l’article 231 ter du code général des impôts.
N° TA95-2313356(TA95-2313356)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi de trois requêtes en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré le 21 juin 2023 par la maire de Bezons à la SCCV Bezons Victor Hugo, autorisant la construction de 109 logements et une crèche après démolition. Les requérants contestaient notamment l’insuffisance du dossier de demande, la méconnaissance des avis du syndicat de gestion des déchets, et la violation des articles UA 7 et UA 10 du plan local d’urbanisme (PLU) relatifs à l’emprise au sol, aux distances entre constructions et à la hauteur maximale. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, jugeant que le projet ne constituait pas un ensemble immobilier unique au sens de la jurisprudence, rendant inopérant le moyen tiré de l’article UA 10, et que les autres griefs n’étaient pas fondés. En conséquence, les requêtes ont été rejetées, et les demandes de frais de justice des requérants ont été écartées, tandis que la commune de Bezons a obtenu le versement de 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2314947(TA95-2314947)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme B... contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul, prononcée par le ministre de l'intérieur le 29 septembre 2023, ainsi que les retraits de points consécutifs à 19 infractions routières. Le tribunal a déclaré irrecevables les conclusions dirigées contre les retraits de points relatifs à sept infractions, les points ayant été restitués avant l'introduction de la requête en application de l'article L. 223-6 du code de la route. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d'information préalable pour l'infraction du 28 janvier 2017, en se fondant sur la présomption de délivrance de l'information découlant de la signature électronique du contrevenant, conformément aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
N° TA95-2403030(TA95-2403030)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. et Mme D... contestant le refus tacite de permis de construire pour un projet d'extension/surélévation à la Garenne-Colombes, ainsi que le refus de délivrer un certificat de permis tacite. Les requérants soutenaient que leur dossier était complet depuis le 16 juin 2023, faisant naître un permis tacite le 16 août 2023. La commune a opposé une fin de non-recevoir et demandé une substitution de motifs fondée sur la méconnaissance de l'article UE7 du plan local d'urbanisme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le dossier était incomplet et que le refus tacite était légal, sans se prononcer sur la substitution de motifs, en application des articles L. 423-1, L. 424-2 et R. 423-19 du code de l'urbanisme.
N° TA95-2405715(TA95-2405715)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme B..., ressortissante camerounaise. Le tribunal a jugé que cette décision était entachée d’un défaut d’examen, le préfet n’ayant procédé à aucune instruction particulière de sa demande. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l’intéressée dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans l’attente. La décision s’appuie notamment sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2415943(TA95-2415943)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme D... contre l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 28 octobre 2024 la mettant en demeure de quitter un logement à Issy-les-Moulineaux. La requérante n'a pas établi l'occupation licite du logement, le contrat de bail produit étant incomplet et non signé par le propriétaire. Le tribunal a appliqué l'article 38 de la loi du 5 mars 2007, qui permet au préfet d'agir en cas d'occupation illicite par voies de fait, et a écarté l'application de la trêve hivernale prévue à l'article L. 412-6 du code des procédures civiles d'exécution, celle-ci ne s'appliquant pas aux introductions sans droit ni titre par voies de fait.
N° TA95-2418483(TA95-2418483)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme A..., reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 31 mai 2023, pour n'avoir pas été relogée. La carence fautive de l'État à exécuter la décision de la commission et l'injonction du tribunal du 22 avril 2024 a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a accordé à Mme A... une somme de 3 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, incluant l'inadaptation de son logement à son handicap et l'éloignement de ses soins médicaux.
N° TA95-2418821(TA95-2418821)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet du préfet du Val-d'Oise refusant à M. B..., ressortissant afghan reconnu réfugié, la délivrance d'une carte de résident. Le tribunal constate que le préfet a méconnu les dispositions de l'article L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent la délivrance de ce titre de séjour de dix ans aux réfugiés. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B... dans un délai déterminé.
N° TA95-2501291(TA95-2501291)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C... contestant l'arrêté du 20 décembre 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a ordonné son expulsion du territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que la présence de M. C..., en raison de son comportement délinquant réitéré, constituait une menace grave pour l'ordre public au sens de l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision n'a pas été jugée disproportionnée au regard de son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) ni de l'intérêt supérieur de ses enfants (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant).
N° TA95-2504092(TA95-2504092)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme E..., ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant de lui délivrer un certificat de résidence et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et que la requérante ne démontrait pas que son enfant ne pourrait pas bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, comme l'avait estimé l'avis du collège de médecins de l'OFII. Par conséquent, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation a été écarté, et l'illégalité de la mesure d'éloignement, soulevée par voie de conséquence, n'a pas été retenue. La solution s'appuie sur l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2504130(TA95-2504130)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 25 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de douze mois. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant la décision suffisamment motivée et prise par une autorité compétente. Il a également rejeté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale du requérant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, sur le fondement des articles L. 611-1, L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2504310(TA95-2504310)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 22 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour pour deux ans. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, arguant de sa présence nécessaire auprès de son père malade. Le tribunal estime que M. A..., célibataire, sans enfant, arrivé récemment en France et sans insertion professionnelle, ne justifie pas de l'impossibilité pour son père d'être assisté par un tiers ou de l'absence d'attaches familiales en Tunisie. La décision retient que la mesure préfectorale ne porte pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.