Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2504132(TA95-2504132)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 19 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'erreur de droit, jugeant que l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 régit le séjour et non l'éloignement, et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également rejeté le moyen d'erreur de fait, estimant que le dépôt d'une demande de titre de séjour ne fait pas obstacle à une mesure d'éloignement. Enfin, le tribunal a considéré que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée et des conditions du séjour de l'intéressé.
N° TA95-2505643(TA95-2505643)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les recours de M. B..., ressortissant tunisien, contre deux arrêtés préfectoraux : l’un du 25 février 2025 portant retrait de sa carte de résident, expulsion et fixation du pays de destination, et l’autre du 12 mars 2025 l’assignant à résidence. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision d’expulsion était suffisamment motivée et proportionnée, et que l’assignation à résidence était justifiée. La solution retenue est le rejet des requêtes, sur le fondement des articles L. 631-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA95-2505840(TA95-2505840)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 26 mars 2025 l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté légalement fondé sur les articles L. 731-3 et L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la validité de la mesure de surveillance administrative.
N° TA95-2506460(TA95-2506460)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l’arrêté du 7 avril 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine avait obligé une ressortissante italienne à quitter le territoire français sans délai. Le préfet s’était fondé sur l’article L. 251-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, estimant que son comportement constituait une menace pour l’ordre public en raison de faits de conduite en état d’ivresse. Le tribunal juge que ces faits, n’ayant donné lieu à aucune condamnation ni poursuite, ne caractérisent pas une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société. La décision préfectorale est donc entachée d’une erreur d’appréciation.
N° TA95-2506630(TA95-2506630)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 13 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de vingt-quatre mois. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière, et a jugé que l'obligation de quitter le territoire était légalement fondée sur le refus implicite de renouvellement de titre de séjour, conformément à l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
N° TA95-2506635(TA95-2506635)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C..., ressortissant guinéen, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 28 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de six mois. Le tribunal a estimé que le préfet du Val-d'Oise n'avait commis ni erreur manifeste d'appréciation ni défaut d'examen de la situation personnelle du requérant, qui ne justifiait pas remplir les conditions de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision de refuser un délai de départ volontaire a été jugée fondée sur le risque de soustraction à l'obligation de quitter le territoire, conformément à l'article L. 612-2 du même code.
N° TA95-2506689(TA95-2506689)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. et Mme D..., ressortissants pakistanais, qui contestaient les arrêtés du préfet du Val-d’Oise leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. Le tribunal a ainsi validé la légalité des décisions préfectorales.
N° TA95-2506709(TA95-2506709)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de Mme A... contestant les obligations de quitter le territoire français, fixations du pays de destination et interdictions de retour prises par le préfet des Hauts-de-Seine les 18 et 20 mars 2025. Le tribunal a jugé que ces décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également écarté les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation, ainsi que ceux relatifs aux décisions fixant le pays de renvoi et aux interdictions de retour. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2506776(TA95-2506776)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté préfectoral du 2 avril 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que l'arrêté visait les textes applicables et exposait les motifs de fait et de droit. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2506786(TA95-2506786)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C..., ressortissant tunisien, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que les moyens soulevés contre le refus de titre, notamment ceux tirés de l'erreur de droit et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. Par conséquent, les décisions subséquentes d'obligation de quitter le territoire et de fixation du délai et du pays de destination, qui reposaient sur ce refus légal, ont été validées.
N° TA95-2506787(TA95-2506787)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C..., ressortissant togolais, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 3 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, en se fondant sur un arrêté de délégation de signature régulièrement publié et sur la motivation suffisante de la décision. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Enfin, le tribunal a considéré que M. C... ne pouvait utilement se prévaloir des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour contester l'obligation de quitter le territoire français.
N° TA95-2506791(TA95-2506791)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui contestait un arrêté du préfet de police l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'une insuffisance de motivation, estimant que l'arrêté visait les textes applicables et mentionnait les faits pertinents. Il a également jugé que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation et que l'intéressé ne justifiait pas d'une entrée régulière en France, contrairement à ses allégations. Enfin, la décision n'a pas été considérée comme une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de M. B... au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2506808(TA95-2506808)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant mauritanien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 25 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment motivé en droit et en fait. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, le tribunal estimant que la décision attaquée n'est entachée d'aucune illégalité au regard des articles L. 423-1, L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et des dispositions du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA95-2113187(TA95-2113187)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme D..., agissant pour elle-même et ses enfants mineurs, d'une demande d'indemnisation suite au décès de son époux, causé par la chute d'une branche d'un arbre situé dans un parc public de la commune de Villiers-le-Bel. La responsabilité de la commune était recherchée pour défaut d'entretien normal de l'ouvrage public. Le tribunal a jugé que la commune rapportait la preuve d'un entretien normal de l'arbre, qui ne présentait aucun signe extérieur de dangerosité, et a donc rejeté l'intégralité des demandes indemnitaires des requérants. La solution est fondée sur les principes de la responsabilité du maître de l'ouvrage public, le requérant n'établissant pas le défaut d'entretien normal.
N° TA95-2201662(TA95-2201662)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi de deux requêtes (n°2201662 et n°2201684) visant à annuler la délibération du conseil municipal d’Argenteuil du 8 septembre 2021 autorisant la cession du site « B... E... » à la société Fiminco. Les requérants, associations et particuliers, contestaient notamment l’insuffisance de l’étude d’impact prévue à l’article L. 2141-2 du code général des collectivités territoriales, le défaut d’information des conseillers municipaux (article L. 2121-13 du même code), et un détournement de procédure pour absence de mise en concurrence. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, considérant que les moyens soulevés étaient inopérants ou non fondés, et a condamné les requérants à verser des frais à la commune et à la société Fiminco.
N° TA95-2201745(TA95-2201745)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme B..., qui demandait la condamnation de l'EPT Vallée Sud - Grand Paris pour un accident de moto survenu le 30 novembre 2021 à Clamart, en raison d'un défaut de revêtement non signalé sur la chaussée. Le tribunal a rejeté la demande, considérant que la différence de niveau de moins de cinq centimètres ne constituait pas un défaut d'entretien normal de l'ouvrage public excédant les risques ordinaires pour un usager prudent. Il a également retenu une faute de la victime, qui empruntait régulièrement cette voie et n'a pas adapté sa conduite aux circonstances, notamment en ne roulant pas au pas dans un virage. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité pour défaut d'entretien normal des ouvrages publics, sans application de textes spécifiques mentionnés.
N° TA95-2207661(TA95-2207661)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A... d’une demande de condamnation de l’Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) à l’indemniser des préjudices résultant d’une infection nosocomiale contractée lors d’une intervention chirurgicale en décembre 2015. L’AP-HP n’a pas contesté le principe de sa responsabilité, fondé sur l’article L. 1142-1 du code de la santé publique. Le tribunal a donc retenu la responsabilité de l’AP-HP et l’a condamnée à verser à M. A... une somme totale de 39 403,88 euros en réparation de ses préjudices, ainsi qu’à rembourser à la CPAM de Paris la somme de 72 323,47 euros au titre des prestations versées, assortie des intérêts et de l’indemnité forfaitaire de gestion. Les demandes de M. A... ont été partiellement rejetées pour le surplus.
N° TA95-2208189(TA95-2208189)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par les ayants droit de Maria Pereira D..., décédée des suites d'une infection nosocomiale contractée après une intervention chirurgicale du 3 septembre 2019. L'ONIAM, ne contestant pas sa responsabilité sur le fondement de l'article L. 1142-1-1 du code de la santé publique, a vu sa condamnation prononcée à indemniser les préjudices subis par la défunte et ses proches. En revanche, la demande dirigée contre l'AP-HP pour défaut d'information a été rejetée, le tribunal estimant que ce manquement n'était pas établi. Les requérants ont ainsi obtenu une indemnisation partielle de leurs préjudices.
N° TA95-2303456(TA95-2303456)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SARL 2XB. Celle-ci demandait la restitution d’excédents d’acomptes d’impôt sur les sociétés pour les exercices 2015 à 2019 et la décharge d’une obligation de payer. Le tribunal a jugé que les conclusions en décharge étaient irrecevables, faute de réclamation préalable sur le fondement de l’article R. 281-1 du livre des procédures fiscales. Sur le fond, la demande de restitution a été rejetée, les créances de la société étant prescrites en application de la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription quadriennale des créances sur l’État.
N° TA95-2303908(TA95-2303908)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la demande de Mme A... visant à annuler le refus du préfet de la Loire-Atlantique d'échanger son permis de conduire algérien contre un permis français. La requérante soutenait que son permis était authentique et que sa demande était présentée dans les délais, en se fondant sur les articles R. 222-1 et R. 222-3 du code de la route. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le moyen soulevé n'était pas fondé au regard des dispositions applicables, notamment l'arrêté du 12 janvier 2012 fixant les conditions d'échange des permis de conduire des États non membres de l'UE.