Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2505969(TA95-2505969)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B... d’un recours en annulation contre le refus du département du Val-d’Oise de lui délivrer la carte mobilité inclusion avec mention « stationnement pour personnes handicapées ». Pour statuer, le tribunal s’est fondé sur les dispositions de l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles et de l’arrêté du 3 janvier 2017, qui conditionnent l’attribution de cette carte à une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide humaine ou technique. Après examen des pièces et des observations de la requérante, le tribunal a rejeté la requête, considérant que Mme B... ne justifiait pas remplir les critères médicaux requis pour l’obtention de la carte.
N° TA95-2506702(TA95-2506702)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté du préfet du Val-de-Marne du 1er avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et légalement fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. B... s'étant maintenu irrégulièrement en France après l'expiration de son visa. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa situation personnelle (célibataire, sans enfant). Enfin, le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour ont été validés, faute de risque de soustraction à la mesure et d'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA95-2506720(TA95-2506720)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., qui contestait un arrêté préfectoral du 12 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Enfin, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile a été déclaré inopérant, et le requérant n'a pas démontré être entré régulièrement sur le territoire français pendant la validité de son visa.
N° TA95-2506830(TA95-2506830)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 14 mars 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B..., ressortissant marocain, et l'a obligé à quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, l'exécution de la décision portant atteinte à l'intérêt supérieur de son enfant né en 2021 en France. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.
N° TA95-2506842(TA95-2506842)
Cette décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (7ème Chambre) annule l'arrêté du 25 mars 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait refusé de délivrer un titre de séjour à M. B..., ressortissant pakistanais, et l'avait obligé à quitter le territoire français. Le tribunal a retenu un vice de procédure, constatant que l'avis de la commission du titre de séjour n'avait pas été communiqué au requérant et que la composition de cette commission n'était pas justifiée, privant ainsi l'intéressé d'une garantie. En application des articles L. 432-13, L. 432-14 et R. 432-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a jugé que cette irrégularité entachait d'illégalité la décision de refus de séjour. Le tribunal a rejeté la demande d'injonction de délivrance d'un titre de séjour, estimant que l'annulation n'impliquait pas nécessairement cette mesure.
N° TA95-2509936(TA95-2509936)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme B..., au motif que l'administration n'avait pas communiqué les motifs de cette décision dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au préfet de procéder à un réexamen de la demande dans un délai de deux mois, sans astreinte, et a rejeté les conclusions indemnitaires et les autres moyens de la requête.
N° TA95-2510498(TA95-2510498)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a rejeté la requête de M. B... tendant à l'annulation du refus implicite du président du conseil départemental des Hauts-de-Seine de lui délivrer la carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a estimé que M. B... ne démontrait pas, par les pièces produites, que son état de santé réduisait de manière importante et durable sa capacité et son autonomie de déplacement à pied, notamment en établissant un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide technique ou humaine, comme l'exigent les articles L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. Par conséquent, les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction ont été rejetées.
N° TA95-2511533(TA95-2511533)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... contestant les décisions du préfet du Val-d'Oise l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire prévue par le code des relations entre le public et l'administration n'était pas applicable, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile fixant ses propres règles procédurales. Les autres moyens soulevés, notamment tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et du droit à être entendu, ont également été écartés. La solution retenue confirme la légalité des mesures d'éloignement et d'interdiction de retour.
N° TA95-2513234(TA95-2513234)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. A..., fonctionnaire territorial, qui sollicitait une indemnité provisionnelle pour le préjudice résultant du défaut de réintégration par la commune de Levallois-Perret dans un délai raisonnable après sa disponibilité. Le juge a rappelé que, si l'administration n'est pas tenue par un délai fixe, la réintégration doit intervenir dans un délai raisonnable en fonction des vacances d'emplois. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a appliqué les dispositions de la loi du 26 janvier 1984 et du décret du 13 janvier 1986 relatifs à la disponibilité des fonctionnaires territoriaux.
N° TA95-2522968(TA95-2522968)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant nigérien bénéficiaire de la protection subsidiaire. La juge a considéré que la condition d'urgence était remplie en raison de la précarité administrative et financière du requérant, accentuée par son placement en rétention, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l'article L. 424-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a été enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail sous sept jours et de réexaminer la situation sous un mois, sous astreinte.
N° TA95-2502182(TA95-2502182)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. B... contestant un retrait de six points sur son permis de conduire suite à une infraction du 31 octobre 2024. Le requérant soutenait ne pas être l'auteur de l'infraction. Le tribunal se déclare incompétent pour statuer sur l'avis de contravention, estimant que la contestation de la matérialité d'une infraction routière relève de la compétence du juge judiciaire (tribunal de police) en application des articles L. 121-5 et L. 223-1 du code de la route, ainsi que des articles 521 et 529-2 du code de procédure pénale. La requête est donc rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
N° TA95-2506995(TA95-2506995)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B... C... contestant le classement sans suite de sa demande d'acquisition de la nationalité française par le préfet du Val-d'Oise. La requérante invoquait l'instabilité politique en Haïti pour justifier l'absence de production de pièces complémentaires. Le tribunal a jugé que ce moyen n'était assorti que de faits manifestement insusceptibles de venir à son soutien, faute de preuve de l'impossibilité d'obtenir les documents dans les délais. Il a rappelé qu'il appartient au demandeur de se procurer les pièces nécessaires avant le dépôt de son dossier, en application de l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. La requête a donc été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2508659(TA95-2508659)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. B... contestant une décision de retrait de points pour excès de pouvoir. Le juge constate que la décision attaquée, notifiée par courrier recommandé présenté et non réclamé le 25 janvier 2025, est réputée régulièrement notifiée à cette date. La requête, enregistrée le 9 mai 2025, est tardive car introduite au-delà du délai de deux mois prévu par l'article R. 421-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, la requête manifestement irrecevable est rejetée sans instruction complémentaire.
N° TA95-2523875(TA95-2523875)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. A... contre un arrêté préfectoral du Val-d’Oise l’obligeant à quitter le territoire français, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Stains (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier au Tribunal administratif de Montreuil, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2502751(TA95-2502751)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant indien, qui contestait un arrêté du préfet de l’Oise du 24 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d’un an et signalement aux fins de non-admission dans le système d’information Schengen. Le tribunal a jugé que l’arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de sa situation. Il a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme), la cellule familiale pouvant se reconstituer en Inde, et qu’elle ne méconnaissait pas l’intérêt supérieur de l’enfant (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant). La décision s’appuie sur les articles L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2502625(TA95-2502625)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant bangladais, contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 15 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une méconnaissance de son droit à être entendu. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens, jugeant que la signataire disposait d'une délégation de signature régulière et que l'arrêté était suffisamment motivé. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 611-1 et L. 431-2.
N° TA95-2502991(TA95-2502991)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C..., ressortissant ukrainien, qui contestait le refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui accorder la protection temporaire et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté, ce dernier bénéficiant d'une délégation régulière. La décision s'appuie notamment sur la décision d'exécution (UE) 2022/382 du Conseil du 4 mars 2022 et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2507620(TA95-2507620)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 9 avril 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait obligé M. A..., ressortissant malien, à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. La décision a été censurée car le préfet s'est fondé sur le motif erroné que l'intéressé n'avait pas sollicité de titre de séjour, alors qu'une demande d'admission exceptionnelle au séjour était en cours d'instruction. En application de l'arrêt C-636/23 de la CJUE du 1er août 2025, l'illégalité du refus de délai de départ volontaire a entraîné l'annulation de l'intégralité de l'obligation de retour. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen, sur le fondement de l'article L. 435-1 du CESEDA.
N° TA95-2507622(TA95-2507622)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E... contestant l'arrêté préfectoral du 17 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, la méconnaissance de l'article L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la violation des articles 3 de la convention européenne des droits de l'homme et 33 de la convention de Genève. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement et de la fixation du pays de destination.
N° TA95-2507625(TA95-2507625)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 27 septembre 2024 refusant un titre de séjour à Mme D..., ressortissante cap-verdienne, et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation, en retenant que la requérante justifiait d'une résidence continue en France depuis 2014, d'une insertion professionnelle stable et de la scolarisation de son enfant né en France. Cette solution s'appuie sur l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif à la délivrance d'un titre de séjour pour vie privée et familiale.