Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2500441(TA95-2500441)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser Mme D... pour la carence fautive à exécuter la décision de la commission de médiation du 21 avril 2023, qui l’avait reconnue prioritaire pour un hébergement d’urgence. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, en raison de l’absence de proposition d’hébergement dans le délai imparti. Le tribunal a accordé une somme de 3 000 euros à Mme D... pour les troubles dans ses conditions d’existence, tout en rejetant les demandes présentées au nom de ses enfants mineures.
N° TA95-2500453(TA95-2500453)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a condamné l’État à indemniser Mme B... pour la carence fautive dans son relogement. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 1er mars 2023 et bénéficiant d’une injonction de relogement sous astreinte depuis le 20 novembre 2023, n’avait reçu aucune proposition de logement. Le tribunal a retenu la responsabilité de l’État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, en raison des troubles dans les conditions d’existence subis par Mme B... et sa fille handicapée. Il a accordé une indemnité de 3 000 euros, rejetant le surplus de la demande de 9 151 euros.
N° TA95-2500542(TA95-2500542)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser M. A... pour le préjudice subi du fait de l’absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 31 août 2022. La carence fautive de l’État a été constatée, l’ordonnance d’injonction du 2 mai 2023 n’ayant pas été exécutée. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation pour engager la responsabilité de l’État. M. A... a obtenu une somme de 7 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d’existence.
N° TA95-2500695(TA95-2500695)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser M. C... pour le préjudice subi du fait de l’absence de relogement, malgré sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 20 décembre 2023 et une ordonnance du 13 décembre 2024 enjoignant son relogement avant le 1er février 2025. La carence fautive de l’État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a accordé 3 000 euros à M. C... pour les troubles dans ses conditions d’existence, incluant l’hébergement chez son fils dans un logement inadapté à l’état de santé de son épouse handicapée, jusqu’à son relogement effectif le 28 mars 2025.
N° TA95-2501050(TA95-2501050)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme B... pour le préjudice moral subi du fait de l'absence de relogement, malgré sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 10 septembre 2021 et une ordonnance d'injonction du 7 juin 2022 restée inexécutée. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a accordé 3 000 euros à Mme B... et 500 euros par enfant (soit 3 000 euros pour six enfants), pour un total de 6 000 euros, en réparation des troubles dans les conditions d'existence liés au surpeuplement et à l'indécence du logement.
N° TA95-2501073(TA95-2501073)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser M. A... pour le préjudice subi du fait de l’absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 18 janvier 2017, et malgré une injonction du tribunal du 17 octobre 2017. La carence fautive de l’État a été retenue sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a accordé une somme de 15 000 euros pour la période du 20 mai 2021 à la date du jugement, en tenant compte de la sur-occupation persistante et de la situation familiale.
N° TA95-2501355(TA95-2501355)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D... contestant l'arrêté préfectoral du 10 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a substitué la base légale de la décision d'éloignement, retenant le 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (étranger ne justifiant pas être entré régulièrement) au 1° initialement visé. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire, refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination et interdiction de retour d'un an ont été jugées légales.
N° TA95-2501462(TA95-2501462)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A..., reconnue prioritaire pour un logement depuis 2019, afin d'obtenir réparation du préjudice subi en raison de l'absence persistante de relogement par l'État. La requérante, qui réside toujours avec ses quatre enfants dans un logement temporaire inadapté, sollicite une indemnisation de 20 000 euros pour la période postérieure au 23 janvier 2024, date d'un précédent jugement indemnitaire. Le tribunal, statuant en formation sociale, a fait droit à sa demande en condamnant l'État à lui verser une somme de 8 000 euros, sur le fondement de la responsabilité pour faute de l'État, en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2501647(TA95-2501647)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A... d'un recours contestant le refus de la commission de médiation des Hauts-de-Seine de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. La requérante invoquait l'indécence de son logement de 16 m², marqué par des problèmes d'humidité. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que la commission de médiation n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, dès lors que Mme A... ne justifiait pas d'une situation de handicap ou de la présence d'un enfant mineur, conditions nécessaires pour bénéficier de la procédure sans condition de délai prévue à l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA95-2501783(TA95-2501783)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de la commission de médiation du Val-d’Oise refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Le tribunal a constaté que le requérant avait signé un bail pour un logement social adapté à ses besoins le 23 juillet 2025, après l’introduction de la requête. En conséquence, il a jugé que les conclusions à fin d’annulation étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. La demande du préfet tendant à la condamnation de M. B... aux frais de justice a été rejetée.
N° TA95-2501853(TA95-2501853)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B..., reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation du droit au logement opposable le 24 novembre 2021, afin d’obtenir réparation du préjudice subi du fait de l’absence de relogement par l’État. Le tribunal a constaté la carence fautive de l’État, qui n’a pas exécuté la décision de la commission de médiation dans le délai imparti, ni respecté l’injonction prononcée par le tribunal le 10 janvier 2023. En application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, cette carence engage la responsabilité de l’État pour les troubles dans les conditions d’existence subis par le requérant. Le tribunal a ainsi condamné l’État à verser à M. B... une indemnité de 5 000 euros, assortie des intérêts au taux légal, en réparation des préjudices subis.
N° TA95-2501857(TA95-2501857)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme A... pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement, après qu'elle a été reconnue prioritaire par la commission de médiation le 17 décembre 2021 et qu'une ordonnance du 2 novembre 2022 lui enjoignait d'être relogée avant le 1er janvier 2023. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a accordé une indemnité de 3 000 euros à la requérante pour les troubles dans ses conditions d'existence, tout en rejetant le surplus de ses demandes.
N° TA95-2501859(TA95-2501859)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A..., reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 4 juin 2021, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 20 000 euros pour absence de relogement. Le tribunal a rejeté sa requête, estimant que les préjudices allégués (sur-occupation, humidité) n'étaient pas établis, notamment car la surface du logement était conforme aux normes de l'article R. 822-25 du code de la construction et de l'habitation et qu'aucun justificatif des désordres n'était fourni. La solution retenue est donc le rejet de la demande indemnitaire, sans engagement de la responsabilité de l'État.
N° TA95-2501864(TA95-2501864)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser Mme B... pour le préjudice subi du fait de l’absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 13 avril 2022. La carence fautive de l’État a été établie, aucune offre de logement n’ayant été faite dans le délai de six mois. Le tribunal a accordé 3 000 euros à Mme B..., qui a été relogée le 31 juillet 2025, en réparation des troubles dans ses conditions d’existence. Cette décision applique les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA95-2501870(TA95-2501870)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser Mme A... pour son absence de relogement, malgré une décision de la commission de médiation du 26 juillet 2023 la reconnaissant prioritaire et une injonction du tribunal du 6 juin 2024. La carence fautive de l’État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a accordé une somme de 5 000 euros en réparation des troubles dans les conditions d’existence subis par la requérante, hébergée chez ses parents avec ses cinq enfants.
N° TA95-2503021(TA95-2503021)
Cette décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête en référé-provision de Mme B... C..., agent non titulaire de la commune de Deuil-la-Barre, qui contestait son licenciement présumé et demandait 40 000 euros de provision. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, déclare la demande irrecevable faute de saisine préalable de l'administration, conformément à l'article R. 421-1 du même code. Il relève en outre que la créance n'est pas sérieusement contestable, les circonstances ne permettant pas d'établir une faute de la commune. Les conclusions au titre des frais d'instance sont également rejetées.
N° TA95-2503024(TA95-2503024)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A... contestant le refus implicite de la commission de médiation du Val-d'Oise de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le tribunal a requalifié la demande comme dirigée contre la décision expresse du 28 février 2025. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le juge a appliqué les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, rappelant les conditions cumulatives de bonne foi, d'éligibilité au logement social et de situation d'urgence.
N° TA95-2503178(TA95-2503178)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé provision sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A... tendant à obtenir une provision de 102 310,45 euros de la part de la commune de Nanterre. La requérante sollicitait cette somme au titre de la requalification de ses contrats de vacation en contrat d’agent contractuel et de l’indemnisation de préjudices moral et matériel. Le juge a estimé que l’obligation invoquée par Mme A... était sérieusement contestable, car elle ne remplissait pas les conditions pour bénéficier des droits des agents contractuels de la fonction publique territoriale. En conséquence, la demande de provision a été rejetée, de même que les conclusions accessoires relatives aux frais de justice.
N° TA95-2503974(TA95-2503974)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C..., ressortissant sri-lankais, qui contestait l'arrêté du préfet de police de Paris du 12 février 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés d'un vice de forme, de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'erreur d'appréciation de la menace à l'ordre public, et de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA95-2504094(TA95-2504094)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 13 février 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en se fondant sur l'avis du collège de médecins de l'OFII, lequel estimait que l'enfant de M. B... pouvait bénéficier d'un traitement approprié en Algérie. La solution retenue s'appuie sur l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.