Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2522248(TA95-2522248)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de Mme D... du local qu'elle occupe sans droit ni titre dans le parc départemental André Malraux à Nanterre. La juridiction a constaté que la convention d'occupation temporaire du domaine public avait pris fin et que l'occupante, malgré une mise en demeure, n'avait pas libéré les lieux ni payé les redevances dues. La condition d'urgence a été retenue en raison des troubles à l'ordre public et à la sécurité des usagers causés par le maintien illégal de l'occupante et l'abandon de ses biens. La solution retenue est l'expulsion sous astreinte de 200 euros par jour de retard, avec le concours de la force publique si nécessaire, en application des articles L. 521-3 du code de justice administrative et du code général de la propriété des personnes publiques.
N° TA95-2522259(TA95-2522259)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement du certificat de résidence "vie privée et familiale" de M. A..., ressortissant algérien. Le tribunal a reconnu l'urgence, celle-ci étant présumée pour un refus de renouvellement de titre de séjour et aggravée par la situation de la fille gravement malade du requérant. Cependant, il a estimé qu'aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, défaut d'examen, violation de l'accord franco-algérien, de l'article 8 de la CEDH et de l'article 3 de la CIDE) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, compte tenu notamment de la condamnation de l'intéressé pour usage de faux. Par conséquent, la requête aux fins de suspension a été rejetée.
N° TA95-2522273(TA95-2522273)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du 16 octobre 2025 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A..., un ressortissant ivoirien pris en charge par l'aide sociale à l'enfance. La juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, car le refus compromettait la poursuite de sa formation et de son contrat d'apprentissage, le plaçant dans une situation de grande précarité. Elle a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2522274(TA95-2522274)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision du préfet du Val-d'Oise refusant un titre de séjour à un ressortissant sénégalais confié à l’aide sociale à l’enfance. La juge a reconnu l’urgence, caractérisée par la fin de la prise en charge du jeune majeur et l’impossibilité de poursuivre sa formation et son contrat d’apprentissage. Elle a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 435-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l’intéressé dans un délai de quinze jours et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans l’attente.
N° TA95-2522275(TA95-2522275)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision du préfet du Val-d'Oise refusant un titre de séjour à un ressortissant malien pris en charge par l'aide sociale à l'enfance. Le juge a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Il a considéré que la condition d'urgence était remplie, car le refus de séjour compromettait la poursuite de sa formation et de son contrat d'apprentissage, le plaçant dans une situation de précarité. En revanche, il a estimé qu'aucun des moyens invoqués, notamment ceux tirés de l'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Par conséquent, la requête en suspension a été rejetée.
N° TA95-2522277(TA95-2522277)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a suspendu l'exécution du refus de titre de séjour opposé par le préfet du Val-d'Oise à un ressortissant ivoirien anciennement confié à l'aide sociale à l'enfance. La juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, car la décision compromettait gravement la poursuite de sa formation et de son contrat d'apprentissage, le plaçant dans une situation de grande précarité. Elle a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, le préfet n'ayant pas procédé à un examen global de la situation du requérant au regard des critères de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2522361(TA95-2522361)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine concernant la demande de renouvellement de titre de séjour de M. A... C..., ressortissant congolais. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 423-7, L. 423-10 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de délivrer à l'intéressé une attestation de prolongation d'instruction ou un récépissé l'autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA95-2522406(TA95-2522406)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... pour modifier une précédente ordonnance du 2 juin 2025, laquelle enjoignait au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer sa demande de titre de séjour. Constatant que le préfet n'avait pas exécuté cette injonction dans le délai imparti, ce qui constitue un élément nouveau, le juge a fait droit à la demande. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... et de statuer expressément sur sa demande de carte de résident dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2522415(TA95-2522415)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B... pour suspendre la décision implicite de rejet du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement de sa carte de résident en qualité de réfugiée. Le juge a reconnu l'urgence, la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction ne suffisant pas à l'écarter, et a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet a été ordonnée.
N° TA95-2522960(TA95-2522960)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative par M. B..., a constaté l'inexécution par le préfet des Hauts-de-Seine d'une précédente ordonnance du 25 novembre 2025. Cette ordonnance enjoignait au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail. Pour assurer l'exécution de cette décision, le juge a modifié l'injonction initiale en l'assortissant d'une astreinte de 300 euros par jour de retard, à compter d'un nouveau délai de huit jours. Enfin, l'État a été condamné à verser 1 800 euros à M. B... au titre des frais de justice.
N° TA95-2516569(TA95-2516569)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par la SAS H.I Amiens Sud contestant le refus de paiement d’une aide « emplois francs », se déclare territorialement incompétent. En application des articles R. 312-10 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relatif à la réglementation du travail relève de la compétence du tribunal du lieu du siège social de la société requérante, situé à Amiens. Par ordonnance, le tribunal transmet donc le dossier au Tribunal Administratif d’Amiens.
N° TA95-2516637(TA95-2516637)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre deux titres de recettes émis par la direction spécialisée des finances publiques pour l'Assistance publique – Hôpitaux de Paris, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a estimé que la requête relevait de la compétence du Tribunal Administratif de Paris, où se situe le siège de l’autorité ayant pris les décisions attaquées. Par ordonnance, il a donc transmis le dossier à cette juridiction.
N° TA95-2522934(TA95-2522934)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, constate que le requérant a été placé en rétention administrative puis transféré au centre de rétention n°3 du Mesnil-Amelot. En application des articles L. 921-2, R. 922-4 et R. 922-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal compétent pour statuer est celui de Montreuil. Par ordonnance, le tribunal se déclare incompétent et transmet le dossier au Tribunal administratif de Montreuil.
N° TA95-2522601(TA95-2522601)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... contestant un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français. La décision, notifiée le 20 septembre 2025 avec indication des voies et délais de recours, n’a été attaquée que le 28 novembre 2025, soit après l’expiration du délai contentieux d’un mois prévu à l’article R. 777-3-2 du code de justice administrative. Le juge a fait application de l’article R. 222-1 4° du même code pour rejeter la requête sans invitation à régulariser.
N° TA95-2522606(TA95-2522606)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... dirigée contre un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant n'avait pas indiqué son domicile dans sa requête, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, et ne se trouvait plus au centre de rétention, rendant impossible toute notification d'une demande de régularisation. En application de l'article R. 222-1 du même code, la requête a été rejetée sans invitation préalable à régulariser.
N° TA95-2522696(TA95-2522696)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 1er septembre 2025 portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire et interdiction de retour. La requête, enregistrée le 30 novembre 2025, était tardive car introduite après l'expiration du délai de recours contentieux de sept jours prévu à l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à compter de la notification de la décision le 2 octobre 2025. L'ordonnance, fondée sur le 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, constate que cette irrecevabilité manifeste ne peut être régularisée.
N° TA95-2522706(TA95-2522706)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... dirigée contre l'arrêté du 16 novembre 2025 du préfet du Val-d'Oise l'assignant à résidence pour 45 jours. Le juge a constaté que la décision, notifiée le 16 novembre 2025 avec mention des voies et délais de recours, n'avait été contestée que le 1er décembre 2025, soit après l'expiration du délai de recours contentieux de sept jours prévu à l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette irrecevabilité manifeste, insusceptible d'être régularisée, a conduit au rejet de la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2522711(TA95-2522711)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. B... contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif de Montreuil, compétent car le requérant résidait à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée.
N° TA95-2522787(TA95-2522787)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi par Mme B... d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée le 15 novembre 2025 à l’encontre du préfet des Hauts-de-Seine, qui n’avait pas exécuté l’injonction de convoquer l’intéressée pour enregistrer sa demande d’admission au séjour. Le juge a constaté l’inexécution persistante de l’ordonnance et a procédé à la liquidation de l’astreinte sur le fondement de l’article L. 911-7 du code de justice administrative. Il a ainsi condamné l’État à verser à Mme B... la somme correspondant à la période de retard, après avoir admis provisoirement l’intéressée au bénéfice de l’aide juridictionnelle.
N° TA95-2523432(TA95-2523432)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant camerounais, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure sollicitée était dépourvue d'utilité, dès lors que M. B... était déjà en possession d'une attestation de prolongation d'instruction, valable jusqu'au 16 janvier 2026, produisant les mêmes effets juridiques qu'un récépissé (autorisation de séjour et d'exercice d'une activité professionnelle). La requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence, par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.