Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2523451(TA95-2523451)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour, constate que le requérant résidait à Évry (Essonne) à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal se déclare territorialement incompétent. Il ordonne le transfert du dossier au tribunal administratif de Versailles, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2523509(TA95-2523509)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... dirigée contre l'arrêté du préfet du Val-d'Oise l'assignant à résidence pour 45 jours. La requête a été jugée manifestement irrecevable car introduite le 10 décembre 2025, bien après l'expiration du délai de recours de sept jours prévu à l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la notification de l'arrêté datant du 4 novembre 2025. Le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans invitation à régulariser.
N° TA95-2523581(TA95-2523581)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant ivoirien, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour retirer son titre de séjour étudiant. Le requérant invoquait l’urgence liée à l’impossibilité d’effectuer un stage à l’étranger indispensable à l’obtention de son diplôme. La juge des référés a estimé que les circonstances invoquées ne caractérisaient pas une situation d’urgence particulière justifiant une intervention dans un délai de quarante-huit heures, condition nécessaire à l’application de l’article L. 521-2. La requête a été rejetée, le juge renvoyant le requérant à la voie du référé mesures utiles prévu à l’article L. 521-3 du même code.
N° TA95-2523587(TA95-2523587)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Drancy (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée, le tribunal applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Il ordonne en conséquence la transmission du dossier au tribunal administratif de Montreuil, territorialement compétent.
N° TA95-2205637(TA95-2205637)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la demande de Mme B... visant à engager la responsabilité du département des Hauts-de-Seine pour avoir refusé de la réintégrer sur son poste de directrice après son détachement, une décision annulée par un précédent jugement. La requérante sollicitait l'indemnisation de divers préjudices, notamment une perte de chance de percevoir des traitements et primes, des troubles dans les conditions d'existence, une atteinte à son image professionnelle et un préjudice moral. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses conclusions indemnitaires, estimant que les préjudices allégués n'étaient pas établis ou étaient déjà couverts par la reconstitution de carrière ordonnée. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité pour faute de l'administration, sans référence à des textes spécifiques autres que le code de justice administrative.
N° TA95-2205957(TA95-2205957)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B..., agent territorial, qui demandait l'annulation du rejet de sa demande indemnitaire et la condamnation de la commune d'Eragny-sur-Oise pour manquement à son obligation de sécurité, erreurs de paie et préjudice lié à un accident de service. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision implicite, la décision expresse de rejet s'y étant substituée. Sur le fond, il a estimé que la responsabilité pour faute de la commune n'était pas engagée, les faits invoqués étant prescrits ou non établis, et que la responsabilité sans faute ne pouvait être retenue faute de lien de causalité entre l'accident de service et les préjudices allégués. La demande de Mme B. a été intégralement rejetée, sans application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2207086(TA95-2207086)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de Mme B..., institutrice, qui sollicitait la condamnation de l'État pour ne pas avoir comptabilisé son congé de formation professionnelle comme service actif pour ses droits à pension. Le tribunal a jugé que ce congé n'implique pas de risques ou fatigues exceptionnels et ne peut être assimilé à un service actif au sens de l'article L. 24 du code des pensions civiles et militaires de retraite. Il a également estimé qu'aucune obligation légale ou réglementaire n'imposait à l'administration d'informer l'agent des conséquences de ce congé sur ses droits à pension. En l'absence de faute, la responsabilité de l'État n'est pas engagée.
N° TA95-2208339(TA95-2208339)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 26 octobre 2021 par lequel le président du conseil départemental des Hauts-de-Seine a placé Mme A... B..., agent technique territorial, en disponibilité d'office pour raisons de santé. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance des articles 57 de la loi du 26 janvier 1986 et 19 du décret du 13 janvier 1986, car le département n'a pas démontré que l'agent avait épuisé ses droits à congé de maladie ou que son reclassement était impossible. Le tribunal condamne également le département à verser à Mme A... B... une somme de 3 242 euros au titre du préjudice financier et 1 000 euros pour le préjudice moral, ainsi que 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2208892(TA95-2208892)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société Suez Eau France, qui contestait une délibération de la commission nationale d’agrément et de contrôle du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) lui infligeant un blâme et une pénalité financière de 10 000 euros. La société invoquait une irrégularité de procédure, une erreur de fait et une erreur de droit, soutenant que ses activités de télégestion technique ne relevaient pas du code de la sécurité intérieure. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que la procédure contradictoire avait été respectée et que l’article 6 de la Convention européenne des droits de l’homme n’était pas applicable en l’espèce. La décision s’appuie sur les dispositions du code de la sécurité intérieure.
N° TA95-2212448(TA95-2212448)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SASU Online Sales Success, qui contestait son déréférencement de neuf mois sur la plateforme « Mon Compte Formation » pour ses formations ACRE, décidé par la Caisse des dépôts et consignations. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le non-respect du contradictoire, l'insuffisance de motivation et l'erreur d'appréciation, en se fondant sur les dispositions de l'article R. 6333-6 du code du travail. Il a également jugé irrecevables les conclusions indemnitaires de la société, faute de demande préalable.
N° TA95-2213459(TA95-2213459)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société AEG, qui contestait un titre exécutoire de 25 951,23 euros émis par l’agence de services et de paiement pour un trop-perçu d’aides au titre de l’activité partielle pendant la crise sanitaire. La société soutenait notamment que les modifications de temps de travail et les absences de ses salariés étaient justifiées, et que la fermeture de l’auto-école n’était pas volontaire. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, sans se prononcer sur la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête. La décision s’appuie sur les dispositions du code du travail relatives à l’activité partielle.
N° TA95-2213578(TA95-2213578)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société Girardeau, qui demandait la condamnation de la région Île-de-France au paiement du solde d’un marché public de travaux. Le tribunal a jugé que la société ne pouvait se prévaloir d’un décompte général et définitif tacite, faute d’avoir notifié un projet de décompte final au maître d’œuvre, et que sa réclamation était irrecevable pour n’avoir pas respecté les stipulations de l’article 50 du cahier des clauses administratives générales (CCAG) applicable aux marchés publics de travaux. En conséquence, les conclusions indemnitaires et celles relatives aux intérêts moratoires ont été rejetées.
N° TA95-2216932(TA95-2216932)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A..., agent territorial, contestant le refus du maire de Garges-lès-Gonesse de reconnaître son accident du 18 octobre 2021 comme imputable au service et son placement en demi-traitement. La commune a soulevé une exception d'irrecevabilité, arguant que l'acte attaqué était insusceptible de recours, et a demandé à titre subsidiaire une substitution de motif fondée sur le non-respect du délai de déclaration de l'accident prévu à l'article 37-3 du décret n°87-602 du 30 juillet 1987. Le tribunal a rejeté l'exception d'irrecevabilité, considérant que le courrier du 12 octobre 2022 révélait une décision faisant grief. Sur le fond, après avoir examiné les moyens, le tribunal a jugé que la décision de refus de reconnaissance d'imputabilité au service était légale, en se fondant sur les dispositions du II de l'article 21 bis de la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 (devenu l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique) et les articles 37-1 à 37-3 du
N° TA95-2217086(TA95-2217086)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B..., fonctionnaire de la commune de Boulogne-Billancourt, en annulation de l’article 7 de trois arrêtés municipaux (18 octobre, 24 octobre et 29 novembre 2022) lui imposant de cesser toute activité rémunérée durant son congé pour invalidité temporaire imputable au service. Le tribunal a rejeté l’exception d’irrecevabilité soulevée par la commune, jugeant que cette disposition, qui rappelle une obligation légale, ne constitue pas une décision faisant grief et n’est donc pas susceptible de recours pour excès de pouvoir. En conséquence, les requêtes de M. B... ont été déclarées irrecevables, sans qu’il soit besoin d’examiner les moyens de fond, et les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA95-2300250(TA95-2300250)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A..., agent territorial, contestant un arrêté du 20 octobre 2022 la plaçant d'office en congé longue maladie. Le tribunal a constaté que cet arrêté avait été retiré par une décision du 13 janvier 2023 devenue définitive, privant d'objet les conclusions en annulation et injonction. Sur les conclusions indemnitaires, le tribunal les a rejetées, estimant que le retrait avait régularisé la situation et que la requérante ne justifiait pas de la réalité de ses préjudices. La décision s'appuie sur les lois n° 83-634 du 13 juillet 1983 et n° 84-16 du 11 janvier 1984.
N° TA95-2300989(TA95-2300989)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A..., assistante maternelle, qui demandait l'annulation du refus implicite de son employeur, le CCAS de Sannois, d'engager une procédure de reclassement ou de licenciement pour inaptitude, ainsi que le versement de salaires impayés. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car elle était dirigée contre la commune de Sannois, alors que l'employeur était le CCAS, un établissement public doté d'une personnalité morale distincte. De plus, la décision de licenciement intervenue en cours d'instance s'était substituée à la décision implicite attaquée sans avoir été contestée. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 123-6 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA95-2302352(TA95-2302352)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme D..., fonctionnaire territoriale, qui contestait le refus du maire de Taverny d'aménager ses horaires de travail pour raisons médicales (diabète insulino-dépendant). Le tribunal a jugé que la commune, en fixant les horaires en fonction des besoins du service, n'avait pas méconnu l'état de santé de l'agent, faute de préconisations médicales antérieures à la décision. Les conclusions indemnitaires ont été rejetées comme irrecevables en l'absence de demande préalable. La décision s'appuie sur les principes généraux de l'organisation du travail dans la fonction publique et le code général de la fonction publique.
N° TA95-2306937(TA95-2306937)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société Alex, qui contestait le refus de l’administration de lui accorder l’aide « coûts fixes rebond » d’un montant de 351 438 euros. La société soutenait avoir déposé une demande unique et dans les délais prévus par le décret n° 2021-1430 du 3 novembre 2021, et remplir toutes les conditions d’éligibilité. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l’erreur de fait alléguée, et a conclu qu’ils n’étaient pas fondés, suivant en cela les conclusions du ministre de l’économie. La décision s’appuie sur les dispositions du décret du 3 novembre 2021 et de l’ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020.
N° TA95-2403184(TA95-2403184)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (12ème chambre) a rejeté la requête de M. A... B..., ressortissant brésilien, qui demandait l’annulation de l’arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 28 juillet 2022 lui refusant la délivrance d’une carte de séjour. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment les erreurs de fait, le défaut d’examen particulier, la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), ainsi que la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue est le rejet de la requête, le préfet ayant légalement pu refuser le titre en raison de la menace à l’ordre public que constituait la présence du requérant, compte tenu de la procédure d’extradition en cours.
N° TA95-2503660(TA95-2503660)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule les arrêtés du 22 janvier 2025 par lesquels le préfet du Val-d'Oise avait retiré le certificat de résidence algérien de M. B..., assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal juge que le retrait d'une carte de résident, sur le fondement de l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, nécessite une menace grave pour l'ordre public, ce que le préfet n'a pas établi en se contentant d'invoquer des condamnations pénales anciennes. La solution retenue est l'annulation des arrêtés pour méconnaissance du champ d'application de la loi, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.