Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2500146(TA95-2500146)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 21 décembre 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis avait obligé M. A..., ressortissant sénégalais, à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. La juridiction retient que le préfet a entaché sa décision d'un défaut d'examen de la situation personnelle du requérant, en mentionnant à tort une entrée irrégulière et l'absence de démarches de régularisation, alors que M. A... était entré régulièrement avec un visa et avait sollicité un titre de séjour. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, et d'effacer son signalement au système d'information Schengen. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2500197(TA95-2500197)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant béninois, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine refusant de lui délivrer un titre de séjour "entrepreneur/profession libérale", assorti d'une obligation de quitter le territoire et d'une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte et a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'activité non salariée de M. B... n'était pas économiquement viable au sens de l'article L. 421-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, les décisions subséquentes (obligation de quitter le territoire, interdiction de retour) ont été jugées légales, et les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ont été écartés.
N° TA95-2500295(TA95-2500295)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 9 décembre 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine refusait de renouveler le titre de séjour "étudiant" de Mme B..., ressortissante chinoise, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en estimant que la formation linguistique suivie par l'intéressée ne présentait pas un caractère réel et sérieux, alors qu'elle s'inscrivait dans un parcours cohérent de perfectionnement en français. La solution retenue se fonde sur l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui régit la délivrance de la carte de séjour "étudiant".
N° TA95-2505022(TA95-2505022)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... B..., ressortissant comorien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 24 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour l'intéressé d'établir la réalité et l'ancienneté de sa vie commune avec sa partenaire ou son insertion en France. Il a également jugé que le refus d'un délai de départ volontaire était justifié par le risque de soustraction, au sens des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'absence de justificatif d'entrée régulière et de garanties de représentation suffisantes. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.
N° TA95-2510214(TA95-2510214)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant bangladais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 12 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA95-2519839(TA95-2519839)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer Mme A... sous huit jours pour enregistrer sa demande de titre de séjour et de prendre les mesures nécessaires pour débloquer son compte ANEF. La requérante, enseignante sous contrat, justifiait d'une situation d'urgence en raison de l'impossibilité de renouveler son titre de séjour "passeport talent" depuis son expiration en septembre 2023, malgré des démarches répétées. Le tribunal a considéré que le blocage du site ANEF constituait un dysfonctionnement grave entravant l'exercice de ses droits, et que la mesure sollicitée était utile et ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. L'ordonnance s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2520768(TA95-2520768)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande du GCSMS SIAO Hauts-de-Seine visant à suspendre la décision du ministre du travail et des solidarités du 27 octobre 2025 annulant l'autorisation de licenciement de M. B.... Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car les perturbations alléguées et les risques psychosociaux invoqués par l'employeur n'étaient pas suffisamment établis pour justifier une suspension. Aucun des moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la méconnaissance du principe du contradictoire ou à l'erreur d'appréciation, n'a été retenu comme créant un doute sérieux sur la légalité de la décision ministérielle. Les textes appliqués sont le code du travail et le code de justice administrative.
N° TA95-2523359(TA95-2523359)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant de renouveler le titre de séjour de Mme B..., ressortissante marocaine. Le juge a constaté que la requérante ne justifiait pas avoir été admise à souscrire une demande de titre de séjour, faute de délivrance du récépissé prévu à l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la condition d'urgence n'était pas établie. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2523204(TA95-2523204)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme A... qui sollicitait la suspension de l'expiration de son titre de séjour afin de permettre l'examen de sa demande de renouvellement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas introduit de requête distincte en annulation contre la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. Le juge a donc fait application de l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la demande sans examiner l'urgence ou le doute sérieux sur la légalité.
N° TA95-2523198(TA95-2523198)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine d'instruire sa demande de document de circulation pour étranger mineur. La requérante invoquait l'urgence liée à un voyage scolaire à Londres, sans lequel elle risquait de ne pas être réadmise en France. Le juge a estimé que les éléments fournis, notamment l'absence de date précise du voyage, ne caractérisaient pas une situation d'urgence justifiant une intervention dans un délai de 48 heures. En conséquence, la demande a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans examen au fond.
N° TA95-2523176(TA95-2523176)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et portant obligation de quitter le territoire français. La requérante, invoquant son état de grossesse et la présence de son époux en France, n'avait pas introduit de requête distincte en annulation contre la décision contestée. En l'absence de cette requête préalable, la demande de suspension a été jugée manifestement irrecevable. L'ordonnance applique les articles L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2522957(TA95-2522957)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 29 octobre 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B..., ressortissant ivoirien. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 435-3, L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Sans se prononcer sur l'urgence, la requête a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2522789(TA95-2522789)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant guinéen, qui demandait le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que les difficultés invoquées par le requérant, notamment l'impossibilité de travailler et la suspension de ses prestations sociales, ne caractérisaient pas une situation d'urgence justifiant une intervention dans un délai de quarante-huit heures. En conséquence, la demande a été rejetée sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2522093(TA95-2522093)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant de renouveler le titre de séjour de M. A..., ressortissant bangladais. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant, dont le titre avait expiré en avril 2025, n'avait pas sollicité la délivrance d'un récépissé prévue à l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et ne justifiait pas d'une situation personnelle ou professionnelle nécessitant une régularisation immédiate. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens soulevés, incluant la méconnaissance des articles L. 426-17, L. 433-1-1 et L. 433-7 du même code.
N° TA95-2521214(TA95-2521214)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A..., réfugié bangladais, qui demandait d'enjoindre au préfet de le convoquer pour la délivrance de son titre de séjour. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet est née du silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce qui n'est pas permis par l'article L. 521-3. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'urgence.
N° TA95-2521075(TA95-2521075)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une première demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car les circonstances invoquées (présence en France depuis sept ans, situation familiale et professionnelle) ne justifiaient pas un traitement prioritaire de sa demande par rapport à d'autres étrangers dans une situation similaire. La requête a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2520871(TA95-2520871)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi par l’association Vigie Liberté d’une demande de suspension de l’arrêté du maire d’Asnières-sur-Seine interdisant les rassemblements de 17h à 23h jusqu’au 20 avril 2026. Le juge a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par la commune, jugeant que l’association justifiait d’un intérêt à agir en raison de l’atteinte potentielle à la liberté d’aller et venir, dont la portée excédait les circonstances locales. La solution retenue par le tribunal n’est pas précisée dans l’extrait fourni, mais l’ordonnance s’inscrit dans le cadre des articles L. 521-1 du code de justice administrative et du code général des collectivités territoriales.
N° TA95-2520474(TA95-2520474)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, relevant que la requérante avait déjà vu sa situation examinée dans une précédente ordonnance rendue une semaine plus tôt, sans apporter d'éléments nouveaux justifiant une urgence particulière. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut d'urgence, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le bien-fondé de la demande au regard de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA95-2516919(TA95-2516919)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus d’enregistrement de points sur son permis de conduire. En cours d’instance, l’administration a rapporté la décision contestée, rendant sans objet les conclusions principales en annulation et injonction. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces demandes. Il a par ailleurs rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit en l’espèce.
N° TA95-2512590(TA95-2512590)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, par une ordonnance du 9 décembre 2025, a donné acte du désistement pur et simple de M. A... de sa requête en excès de pouvoir. Cette requête visait à contester le refus d’échange de son permis de conduire algérien contre un permis français, notifié le 5 mai 2025 par la directrice du centre d’expertise ressources titres. Le tribunal a fait application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater ce désistement, mettant ainsi fin à l’instance.