Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2521340(TA95-2521340)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour de M. A..., ressortissant ivoirien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que le requérant avait été mis en possession d'une attestation de prolongation d'instruction, ce qui lui permettait de justifier de la régularité de son séjour pendant l'examen de sa demande. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
N° TA95-2521339(TA95-2521339)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du préfet du Val-d'Oise du 18 octobre 2025 clôturant le dossier de renouvellement de titre de séjour de Mme B... D..., ressortissante brésilienne, épouse d'un citoyen de l'Union européenne. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de l'atteinte à la vie privée et familiale de la requérante et de son impossibilité de travailler, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, la clôture du dossier étant due à un dysfonctionnement technique de la plateforme ANEF ayant empêché la transmission de pièces complémentaires, en méconnaissance des articles R. 431-2, R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande et de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans un délai de quinze jours.
N° TA95-2521155(TA95-2521155)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... C..., ressortissant algérien, qui demandait une injonction au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de son certificat de résidence. Le juge a estimé que la naissance d’une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour faisait obstacle à l’application de l’article L. 521-3, lequel ne permet pas d’ordonner une mesure qui contredirait une décision administrative. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA95-2521063(TA95-2521063)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer Mme B... dans un délai de dix jours pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante, dont le titre de séjour avait expiré, justifiait de l’urgence et de l’utilité de la mesure face à l’absence de rendez-vous depuis six mois. Le tribunal a écarté l’argument du préfet selon lequel une décision implicite de rejet ferait obstacle à la mesure, en rappelant l’obligation de l’administration d’enregistrer la demande dans un délai raisonnable. La décision s’appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 431-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2521004(TA95-2521004)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de statuer sur sa demande de titre de séjour et de l’indemniser pour le retard excessif. Le juge a estimé que la demande de renouvellement de titre, déposée en 2023, avait fait naître une décision implicite de rejet au terme de quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Ordonner à l’administration de statuer aurait pour effet de faire obstacle à l’exécution de cette décision implicite, ce que le juge des référés ne peut autoriser. Enfin, les conclusions indemnitaires ont été rejetées car il n’entre pas dans l’office du juge du référé mesures utiles d’accorder une somme d’argent à titre de réparation.
N° TA95-2521000(TA95-2521000)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi en référé par une étudiante étrangère, Mme B..., afin d’obtenir la délivrance d’un récépissé ou d’une attestation de prolongation d’instruction pour le renouvellement de son titre de séjour « étudiant ». En cours d’instance, le préfet des Hauts-de-Seine a délivré l’attestation sollicitée, valable jusqu’au 13 février 2026. Mme B... s’est alors désistée purement et simplement de sa requête. La juge des référés a donné acte de ce désistement, sans se prononcer sur le fond, en application des dispositions du code de justice administrative.
N° TA95-2520978(TA95-2520978)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A..., ressortissant albanais, afin d’obtenir une injonction à l’encontre du préfet des Hauts-de-Seine pour qu’il statue sur sa demande de renouvellement de titre de séjour ou lui délivre un récépissé. Le juge a rappelé que l’urgence est présumée en matière de renouvellement de titre de séjour et que l’administration est tenue, en application de l’article R. 431-15-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, de délivrer une attestation de prolongation d’instruction lorsque la demande est complète et déposée avant l’expiration du titre. En l’espèce, le préfet n’ayant pas produit de défense et le requérant justifiant d’une situation d’urgence liée à un risque de perte d’emploi, le tribunal a fait droit à la demande subsidiaire en enjoignant au préfet de délivrer à M. A... une attestation de prolongation d’instruction dans un délai de huit jours,
N° TA95-2520884(TA95-2520884)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler la carte de résident « réfugié » de M. B..., ressortissant syrien. Le juge a reconnu l’urgence, caractérisée par la menace de suspension du contrat de travail et la perte de revenus, et a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 424-1 et L. 433-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande sous deux mois et de délivrer un document provisoire de séjour avec autorisation de travail sous cinq jours, sous astreinte.
N° TA95-2520878(TA95-2520878)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A... visant à suspendre la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour prise par le préfet des Hauts-de-Seine. La requérante invoquait notamment une présomption d’urgence et un risque de perte d’emploi, mais le tribunal a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, en raison du dépôt tardif de sa demande de renouvellement. La solution retenue est fondée sur l’absence d’urgence justifiant la suspension, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres moyens soulevés.
N° TA95-2520875(TA95-2520875)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi en référé suspension par M. A..., ressortissant ivoirien, contestant le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a reconnu l'urgence, le requérant étant en situation irrégulière depuis l'expiration de son titre et risquant la perte de son emploi. Cependant, il a estimé qu'aucun des moyens invoqués, notamment la méconnaissance des articles L. 423-2, L. 433-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires.
N° TA95-2520502(TA95-2520502)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. F..., ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de sa demande d'asile selon le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation et le défaut d'examen sérieux de sa situation. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, fondée sur les dispositions du règlement Dublin III et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2520447(TA95-2520447)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, était saisi par M. A..., ressortissant malien, d’une demande d’injonction et de suspension concernant le refus implicite de renouvellement de son autorisation provisoire de séjour. Le requérant invoquait une atteinte grave à son droit au travail et à sa vie familiale, en raison de l’absence de délivrance du titre malgré le dépôt de sa demande avant expiration. Le tribunal a constaté que le préfet du Val-d’Oise avait finalement délivré à M. A..., le 5 novembre 2025, une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler, rendant ainsi sans objet les conclusions principales de la requête. En conséquence, le juge a prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes, sans faire droit aux conclusions indemnitaires et aux demandes au titre des frais de justice.
N° TA95-2520227(TA95-2520227)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 27 octobre 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise ordonnait le transfert de M. C..., ressortissant turc, aux autorités allemandes. Le juge estime que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en n'utilisant pas la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), compte tenu de la présence en France du père, de l'oncle et des cousins de l'intéressé, tous réfugiés. Le tribunal enjoint au préfet d'enregistrer la demande d'asile de M. C... en procédure normale et de lui délivrer une attestation de demande d'asile. L'État est condamné à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2520027(TA95-2520027)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer M. A... pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que le dysfonctionnement persistant de la plateforme ANEF, empêchant l'étranger de déposer sa demande en ligne, le plaçait dans une situation d'urgence et de précarité administrative et financière. La solution retenue impose à l'administration de fixer un rendez-vous dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, sans qu'il soit nécessaire de se prononcer sur la demande de correction du site. Cette décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les principes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2519990(TA95-2519990)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A... pour obtenir l’affectation d’un accompagnant d’élève en situation de handicap (AESH) à temps plein pour sa fille, conformément à une décision de la MDPH des Hauts-de-Seine. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la mesure sollicitée n’était pas justifiée par une urgence particulière, l’administration ayant démontré qu’elle poursuivait activement le recrutement d’un AESH et que l’élève bénéficiait déjà d’un accompagnement partiel. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’éducation et du code de justice administrative.
N° TA95-2519985(TA95-2519985)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B... qui demandait la délivrance d’un récépissé ou d’une attestation de prolongation d’instruction pour sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que la mesure sollicitée fait obstacle à l’exécution de la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet des Hauts-de-Seine sur sa demande, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La condition prévue à l’article L. 521-3 n’étant pas remplie, la requête est rejetée.
N° TA95-2519975(TA95-2519975)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B... d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet du Val-d'Oise a convoqué l'intéressé à un rendez-vous, rendant sans objet la demande d'injonction. Le tribunal a donc constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur cette demande. Il a toutefois condamné l'État à verser 600 euros à M. B... au titre des frais de justice.
N° TA95-2519647(TA95-2519647)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête en référé de Mme A..., ressortissante haïtienne, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure sollicitée se heurtait à une contestation sérieuse, car la seule attestation de dépôt en ligne ne prouvait pas le caractère complet de son dossier. En conséquence, la condition d'utilité requise par l'article L. 521-3 n'était pas remplie, entraînant le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA95-2519613(TA95-2519613)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que, faute de réponse de l'administration dans un délai de quatre mois, une décision implicite de rejet était née, rendant la mesure demandée impossible sans faire obstacle à l'exécution de cette décision administrative. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2519519(TA95-2519519)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A... C... épouse B... afin d'obtenir un rendez-vous pour la remise d'un titre de séjour rectifié portant son nom d'épouse. Le préfet des Hauts-de-Seine a conclu au non-lieu à statuer après avoir délivré un titre de séjour, mais la requérante a maintenu ses conclusions tendant à l'ajout de son nom marital. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante ne justifiant pas d'un préjudice suffisamment grave et immédiat lié à l'absence de mention de son nom d'épouse sur le titre délivré. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative.