Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2309080(TA95-2309080)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SARL À demain les filles, qui demandait la décharge de rappels de TVA pour 2012. La société invoquait l'incompétence du signataire de l'avis de mise en recouvrement, la violation du principe de confiance légitime et l'existence d'un accord transactionnel. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, car les conclusions de la société excédaient le montant de 28 028 euros demandé dans sa réclamation préalable du 7 juin 2016, conformément à l'article R. 200-2 du livre des procédures fiscales. De plus, l'administration ayant déjà accordé un dégrèvement total de cette somme le 29 août 2016, les conclusions étaient devenues sans objet.
N° TA95-2401518(TA95-2401518)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule le refus de titre de séjour opposé le 5 décembre 2023 par le préfet du Val-d'Oise à M. C..., ressortissant algérien. La décision est annulée pour incompétence de son signataire, le courriel de refus ne permettant pas d'identifier l'agent et sa délégation de signature. Le tribunal qualifie ce classement sans suite de refus de titre de séjour, car fondé sur une appréciation du droit au séjour et non sur l'incomplétude du dossier. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais de justice.
N° TA95-2403364(TA95-2403364)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les recours en excès de pouvoir de M. B..., ressortissant camerounais, contre deux arrêtés préfectoraux : le refus de renouvellement de son titre de séjour et son expulsion du territoire français. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et de l'intérêt supérieur de ses enfants (article 3-1 de la CIDE). La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais les débats ont porté sur l'application des articles L. 423-1, L. 423-23, L. 631-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2403478(TA95-2403478)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 22 septembre 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé le regroupement familial de M. B..., ressortissant algérien, pour son épouse. Le préfet, n'ayant pas produit de mémoire en défense, est réputé avoir acquiescé aux faits, et le tribunal constate que les revenus du requérant (1 402,19 euros nets mensuels) dépassaient le SMIC sur la période de référence, contrairement à ce qu'avait retenu l'administration. La décision est annulée pour erreur de fait dans l'appréciation des ressources, en application de l'article 4 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai d'un mois.
N° TA95-2404823(TA95-2404823)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 22 janvier 2024 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B..., ressortissant algérien. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur d'appréciation en considérant que la présentation d'une fausse carte d'identité lors de son embauche constituait une menace pour l'ordre public. Il juge également que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant de régulariser la situation de M. B..., qui justifie d'une insertion professionnelle stable et de ressources régulières depuis plus de cinq ans. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de délivrer à M. B... un certificat de résidence algérien portant la mention "salarié" dans un délai de trente jours. La décision s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2405048(TA95-2405048)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 22 janvier 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A..., ressortissant marocain. Le tribunal juge que l'administration a commis une erreur d'appréciation en considérant que la présentation d'une fausse carte d'identité italienne lors d'une embauche suffisait à caractériser une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il estime également que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant le titre de séjour "vie privée et familiale", compte tenu de la présence continue du requérant en France depuis 2017, de ses liens familiaux et de son insertion professionnelle stable. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de délivrer à M. A... une carte de séjour temporaire d'un an portant la mention "vie privée et familiale".
N° TA95-2410025(TA95-2410025)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence dans le cadre du droit au logement opposable (DALO), a enjoint au préfet du Val-d’Oise d’assurer le logement de Mme B..., reconnue prioritaire par la commission de médiation le 6 octobre 2023. Constatant qu’aucune proposition de logement adaptée n’avait été faite dans le délai légal de six mois, et que l’administration n’avait pas démontré avoir informé l’intéressée des conséquences d’un éventuel refus, le tribunal a ordonné le logement avant le 1er mars 2026, sous astreinte de 100 euros par mois de retard. Cette décision s’appuie sur les articles L. 441-2-3-1, L. 300-1 et R. 441-16-3 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA95-2416987(TA95-2416987)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence dans le cadre du droit au logement opposable (DALO), a enjoint au préfet du Val-d'Oise d'assurer l'hébergement de Mme B..., reconnue prioritaire et urgente par la commission de médiation le 6 septembre 2024. Le tribunal a rejeté l'argument du préfet selon lequel l'absence de dossier auprès du SIAO constituait une entrave, rappelant l'obligation de résultat de l'État en vertu des articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. L'injonction est assortie d'une astreinte de 5 euros par jour de retard à compter du 1er février 2026, payable au fonds prévu à l'article L. 300-2 du même code.
N° TA95-2505584(TA95-2505584)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence dans le cadre du recours DALO, a examiné la demande de Mme B..., reconnue prioritaire par la commission de médiation du Val-d'Oise, qui n'avait pas reçu de proposition de logement adaptée dans le délai de six mois. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir du préfet tirée de la tardiveté de la requête, en application de l'article 43 du décret n° 2020-1717, la demande d'aide juridictionnelle ayant interrompu le délai de recours de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administrative. Sur le fond, le tribunal a constaté que le préfet avait informé de l'attribution d'un logement lors d'une commission du 25 septembre 2025, mais que Mme B... n'avait toujours pas signé le bail. La solution retenue est que le tribunal a ordonné au préfet de loger Mme B... sous astreinte, en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA95-2506481(TA95-2506481)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence dans le cadre du droit au logement opposable (DALO), a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de reloger Mme B..., reconnue prioritaire par la commission de médiation le 5 juillet 2023, avant le 1er mars 2026. Cette injonction est assortie d’une astreinte de 100 euros par mois de retard, versée au fonds national d’accompagnement, en raison de l’absence d’offre de logement conforme à ses besoins dans le délai légal de six mois. La solution retenue applique les articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, qui imposent à l’État une obligation de résultat pour le relogement des demandeurs prioritaires.
N° TA95-2507616(TA95-2507616)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence dans le cadre du droit au logement opposable (DALO), a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de loger Mme B..., reconnue prioritaire par la commission de médiation le 10 janvier 2024, avant le 1er mars 2026. Constatant l’absence d’offre de logement malgré l’obligation de résultat de l’État, le tribunal a assorti cette injonction d’une astreinte de 100 euros par mois de retard, payable au fonds national d’accompagnement. La décision se fonde sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA95-2508693(TA95-2508693)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence dans le cadre du droit au logement opposable (DALO), a enjoint au préfet du Val-d'Oise d'assurer l'hébergement de Mme B... A... avant le 1er février 2026. La requérante, reconnue prioritaire et urgente par la commission de médiation en décembre 2024, n'avait reçu aucune offre d'hébergement adaptée dans le délai légal de six mois. La solution retenue est fondée sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui imposent une obligation de résultat à l'État. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 5 euros par jour de retard à compter de cette date, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA95-2509358(TA95-2509358)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de loger M. B..., reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation le 23 octobre 2024. Le tribunal a constaté que l'administration n'avait pas démontré avoir informé le requérant des conséquences d'un refus de logement, conformément à l'article R. 441-16-3 du même code. Par conséquent, le refus de M. B... pour un logement éloigné de son travail ne lui fait pas perdre le bénéfice de la décision de la commission. L'injonction est assortie d'une astreinte de 100 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2026, payable au fonds prévu à l'article L. 300-2 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA95-2509501(TA95-2509501)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence dans le cadre du droit au logement opposable (DALO), a été saisi par M. A..., reconnu prioritaire par la commission de médiation du Val-d'Oise le 2 août 2024, qui n'avait pas reçu de logement adapté. Le requérant contestait une proposition de logement qu'il estimait indécente et inadaptée. Le tribunal a relevé que l'administration n'avait pas démontré avoir informé M. A... des conséquences d'un refus, comme l'exige l'article R. 441-16-3 du code de la construction et de l'habitation. En conséquence, il a enjoint au préfet d'assurer le logement de l'intéressé, conformément aux articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du même code.
N° TA95-2509521(TA95-2509521)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence dans le cadre du droit au logement opposable (DALO), a été saisi par Mme A..., reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation des Hauts-de-Seine. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée ne lui avait été faite dans le délai légal de six mois, le tribunal a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine d'assurer son relogement avant le 1er mars 2026. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 100 euros par mois de retard, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA95-2509668(TA95-2509668)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence dans le cadre du droit au logement opposable (DALO), a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine d’assurer le logement de Mme A... avant le 1er mars 2026, sous astreinte. La requérante avait été reconnue prioritaire par la commission de médiation le 9 octobre 2024, mais avait refusé une offre de logement qu’elle estimait inadaptée à ses besoins. Le tribunal a jugé que l’administration n’avait pas démontré avoir informé Mme A... des conséquences d’un refus, comme l’exige l’article R. 441-16-3 du code de la construction et de l’habitation. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du même code, qui imposent à l’État une obligation de résultat en matière de logement d’urgence.
N° TA95-2509868(TA95-2509868)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence dans le cadre du recours DALO, a été saisi par Mme A... pour obtenir un hébergement d'urgence, reconnu prioritaire par la commission de médiation du Val-d'Oise. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, constatant que la requérante bénéficiait déjà d'un hébergement adapté depuis le 19 mars 2025, soit avant l'introduction de son recours. Le préfet s'était ainsi acquitté de son obligation prévue à l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Les conclusions relatives aux frais de justice ont également été rejetées.
N° TA95-2510236(TA95-2510236)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence dans le cadre du droit au logement opposable (DALO), a enjoint au préfet du Val-d’Oise de reloger Mme A..., reconnue prioritaire et urgente par la commission de médiation le 11 octobre 2024, avant le 1er mars 2026. La solution retenue se fonde sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui imposent à l’État une obligation de résultat. En l’absence d’offre de logement et de justification de la disparition de l’urgence, le tribunal a assorti cette injonction d’une astreinte de 100 euros par mois de retard, payable au fonds national d’accompagnement.
N° TA95-2513038(TA95-2513038)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant ivoirien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 20 mai 2025 du préfet du Val-d'Oise prononçant son expulsion. Le tribunal a écarté les moyens d'irrégularité de la procédure et d'insuffisance de motivation, estimant que l'avis de la commission d'expulsion avait bien été communiqué et que l'arrêté était suffisamment motivé. Il a jugé que la présence de M. A... constituait une menace grave pour l'ordre public, justifiant l'expulsion sur le fondement des articles L. 631-1 et L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de ses condamnations pénales répétées, et a également écarté les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
N° TA95-2518673(TA95-2518673)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A..., ressortissant chinois, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine d'enregistrer et d'instruire sa demande de renouvellement de titre de séjour « salarié » sans exiger d'autorisation de travail. Le juge estime que la mesure sollicitée n'est pas utile, car la demande de renouvellement a déjà été enregistrée et un récépissé délivré. Il rappelle que l'obtention d'une autorisation de travail, prévue par les articles L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et L. 5221-5 du code du travail, est nécessaire à la délivrance du titre, et que le requérant doit contester le refus implicite de cette autorisation par la voie appropriée. La requête est donc rejetée en toutes ses conclusions.