Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2521403(TA95-2521403)
Cette décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, concerne la demande de suspension des décisions implicites de refus de renouvellement des titres de séjour "visiteur" de M. et Mme B..., ressortissants tunisiens. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et qu'il existait un moyen propre à créer un doute sérieux quant à la légalité des décisions, notamment au regard de l'article L. 426-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la suspension de l'exécution des décisions attaquées a été ordonnée, et le préfet a été enjoint de réexaminer la situation des requérants sous dix jours et de leur délivrer sans délai un document provisoire de séjour.
N° TA95-2521397(TA95-2521397)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... d’une demande de suspension de la décision implicite du préfet du Val-d’Oise refusant le renouvellement de son titre de séjour « salarié ». Le juge a écarté l’exception de non-lieu soulevée par le préfet, estimant que la simple convocation de l’intéressé ne privait pas la requête d’objet. Il a ensuite constaté que la condition d’urgence était présumée s’agissant d’un refus de renouvellement de titre de séjour, et a retenu l’existence d’un moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, tiré de la méconnaissance des articles L. 421-1 et L. 433-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l’exécution de la décision implicite de refus et a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... dans un délai d’un mois, sous astre
N° TA95-2521164(TA95-2521164)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la modification d’une précédente ordonnance enjoignant au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le juge a constaté que le préfet avait convoqué le requérant pour lui remettre un récépissé avant même l’introduction de la requête, rendant ainsi ses conclusions irrecevables. La demande de frais au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.
N° TA95-2520983(TA95-2520983)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., ressortissant algérien, afin d’obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande d’admission exceptionnelle au séjour et se voir délivrer un récépissé. Le juge a rappelé qu’il incombe à l’administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable, mais que la condition d’urgence n’est pas présumée pour une première demande de titre de séjour. En l’espèce, le requérant n’a pas justifié de circonstances particulières établissant une urgence, sa demande a donc été rejetée.
N° TA95-2520839(TA95-2520839)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante togolaise, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet du Val-d’Oise de lui délivrer un rendez-vous pour l’enregistrement de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car le silence gardé par l’administration pendant plus de quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet de sa demande, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Cette décision implicite faisait obstacle à toute mesure utile en référé, en l’absence de péril grave. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA95-2520825(TA95-2520825)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B... d'une demande de modification d'une précédente ordonnance du 30 juin 2025, en raison de son inexécution par le préfet des Hauts-de-Seine. Constatant que le préfet n'a pas contesté ce défaut d'exécution, le juge a considéré qu'il s'agissait d'un élément nouveau justifiant de modifier les mesures ordonnées. Il a ainsi réduit le délai de réexamen de la demande de titre de séjour à sept jours et porté l'astreinte à 500 euros par jour de retard, applicable après un délai de trois jours suivant la notification de la nouvelle ordonnance. Enfin, l'Etat a été condamné à verser 1 500 euros à l'avocat de Mme B... au titre de l'aide juridictionnelle, sur le fondement de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA95-2520548(TA95-2520548)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer M. B..., ressortissant algérien, pour lui permettre de déposer une demande de renouvellement de son certificat de résidence. La solution retenue est fondée sur l'urgence et l'utilité de la mesure, le requérant ayant démontré son impossibilité d'accomplir les formalités en ligne en raison de dysfonctionnements informatiques. Le tribunal a appliqué l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de justice administrative, en rappelant l'obligation de l'administration de recevoir l'étranger et d'enregistrer sa demande dans un délai raisonnable.
N° TA95-2520495(TA95-2520495)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... demandant la suspension de la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant avait été convoqué le 11 décembre 2025 pour le renouvellement de son récépissé, ce qui lui permettait de justifier de la régularité de son séjour en attendant une décision explicite. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2519835(TA95-2519835)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer Mme B... pour lui remettre sa carte de séjour pluriannuelle ou de prendre les mesures nécessaires pour lui permettre d'en demander le renouvellement, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La requérante, dont le titre de séjour était expiré depuis le 30 novembre 2025, justifiait de l'urgence et de l'utilité de la mesure, car l'impossibilité d'obtenir la remise de son titre l'empêchait de le renouveler et risquait de compromettre son emploi et ses droits sociaux. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2519610(TA95-2519610)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par un élu d’opposition d’une demande de suspension du refus de publier sa tribune dans le bulletin municipal de novembre 2025. Le juge a constaté que la décision contestée avait épuisé ses effets, la tribune ayant été publiée dans le numéro de décembre 2025, et a donc prononcé un non-lieu à statuer. La solution retenue est fondée sur la perte d’objet du litige, sans qu’il soit besoin d’examiner la légalité du règlement intérieur communal au regard de l’article L. 2121-27-1 du code général des collectivités territoriales.
N° TA95-2418704(TA95-2418704)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C... contestant le refus de France Travail de l’inscrire rétroactivement sur la liste des demandeurs d’emploi pour la période de décembre 2023 au 16 février 2024. La requérante invoquait un défaut d’information sur le caractère électronique de la procédure. Le tribunal a jugé que les dispositions du code du travail, notamment les articles L. 5312-1 et R. 5411-2, font obstacle à une inscription rétroactive, celle-ci permettant de se soustraire aux obligations liées à la qualité de demandeur d’emploi. Les circonstances alléguées par Mme C... ont été considérées comme sans incidence sur la légalité de la décision attaquée.
N° TA95-2415930(TA95-2415930)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en tant que juge de plein contentieux, a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de France Travail de lui accorder une aide individuelle à la formation (AIF) pour suivre une formation de conseiller en gestion de patrimoine. Le tribunal a considéré que France Travail disposait d’une marge d’appréciation pour accorder cette aide et que les motifs de refus, notamment l’absence de la requérante parmi les publics prioritaires et l’historique de ses demandes de formation, étaient fondés au regard des délibérations n°2008/04 et n°2015-10 ainsi que de l’instruction n°2017-5. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.
N° TA95-2414374(TA95-2414374)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D... contestant le refus de France Travail de financer sa formation à la commercialisation d'armes. Le juge a requalifié le recours pour excès de pouvoir en recours de plein contentieux, examinant le droit du requérant à l'aide. Il a estimé que France Travail n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant l'aide individuelle à la formation (AIF) et l'abondement du compte personnel de formation, au regard des critères fixés par les délibérations de Pôle emploi et le code du travail. Les conclusions dirigées contre la décision confirmative du 20 juin 2024 ont été jugées irrecevables.
N° TA95-2407835(TA95-2407835)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de France Travail Services de lui accorder l’allocation de professionnalisation et de solidarité (APS). Le requérant soutenait que son employeur l’avait déclaré à tort au régime général au lieu du régime des intermittents du spectacle et qu’une journée de travail devait être comptabilisée pour atteindre le seuil de 507 heures requis. Le tribunal a estimé que les moyens n’étaient pas fondés, en application des articles L. 5424-21, D. 5424-50 et D. 5424-51 du code du travail, ainsi que du règlement général annexé à la convention du 14 avril 2017.
N° TA95-2304574(TA95-2304574)
Litige relatif à un indu d'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) de 4 846,34 euros, notifié par Pôle Emploi (devenu France Travail) à M. B... pour la période de mai à juin 2022. Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi en excès de pouvoir, se déclare incompétent au profit du juge judiciaire. Il applique les articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail, rappelant que les litiges concernant l'ARE relevant du régime conventionnel d'assurance chômage ressortissent de l'ordre judiciaire, même si le service est assuré par France Travail. La requête est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
N° TA95-2304412(TA95-2304412)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la demande de Mme A..., ancienne fonctionnaire ayant démissionné pour créer une entreprise, qui contestait le refus du Centre d’accueil et de soins hospitaliers (CASH) de Nanterre de lui octroyer l’allocation d’aide au retour à l’emploi. Statuant en plein contentieux, le juge a rappelé que le litige portait sur les droits de l’intéressée et non sur les vices propres de la décision. Appliquant les articles L. 5422-1 et L. 5422-4 du code du travail, il a constaté que la demande de Mme A., déposée le 9 novembre 2022, était prescrite car elle n’avait pas été présentée dans le délai de deux ans suivant sa première inscription comme demandeur d’emploi le 1er avril 2020. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de Mme A... et a mis à sa charge les frais de justice.
N° TA95-2311049(TA95-2311049)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la sanction de blâme infligée le 7 juin 2023 à Mme A... E..., agent contractuel du centre de gérontologie « Les Abondances ». Le tribunal a jugé que l’administration n’avait pas établi la matérialité des faits reprochés, ni leur caractère fautif, en l’absence de preuves suffisantes. La décision a été prise en application du décret n° 91-155 du 6 février 1991 relatif aux agents contractuels de la fonction publique hospitalière. Le tribunal a également enjoint à l’établissement de retirer la sanction du dossier administratif de l’agent et a condamné le centre à lui verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2507993(TA95-2507993)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme D... d’un recours en plein contentieux contre une contrainte émise par France Travail le 14 février 2025, visant à recouvrer 792,89 euros pour une activité non déclarée entre juillet et août 2022. En défense, France Travail a fait valoir que la requérante n’était plus redevable de cette somme, ce qui a été confirmé par le solde nul de son compte. Le tribunal, appliquant l’article L. 5426-8-2 du code du travail, a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA95-2522086(TA95-2522086)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le titre de séjour de M. A..., ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire. La condition d'urgence a été présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 424-9 et L. 424-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
N° TA95-2204208(TA95-2204208)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B... de deux requêtes en excès de pouvoir visant à annuler les décisions implicites du département des Hauts-de-Seine refusant de lui accorder la protection fonctionnelle. Par un mémoire du 27 octobre 2025, Mme B... s'est désistée de l'ensemble des instances engagées contre ce département. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 4 décembre 2025.