Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2520209(TA95-2520209)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de fixer un rendez-vous à Mme B... A... pour le dépôt de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour, dans un délai de quinze jours, sans astreinte. La requérante, ressortissante colombienne entrée mineure en France et scolarisée, justifiait d'une urgence à obtenir un rendez-vous pour régulariser sa situation et poursuivre ses études en soins infirmiers. La carence de l'administration à lui délivrer un rendez-vous, malgré ses demandes, constituait une entrave à ses droits, sans que la mesure sollicitée ne fasse obstacle à une décision administrative. Les articles L. 431-1, R. 431-2, R. 431-3 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont été appliqués.
N° TA95-2520756(TA95-2520756)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, a examiné la demande de Mme A... visant à modifier une précédente ordonnance du 22 juillet 2025 pour obtenir le réexamen de sa situation et la délivrance d’une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail. Le préfet des Hauts-de-Seine ayant délivré à l’intéressée une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 19 février 2026, le juge a constaté que les conclusions à fin d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser 1 000 euros à Mme A... au titre des frais de justice.
N° TA95-2520869(TA95-2520869)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur une demande de suspension, a rejeté la requête de la SAS Stone Hedge Promotion. Celle-ci contestait la décision du directeur général de l’Établissement public foncier d’Île-de-France (EPFIF) d’exercer son droit de préemption sur un bien immobilier à Goussainville. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, l’acquéreur évincé ne démontrant pas d’atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts, contrairement à l’intérêt général poursuivi par le projet Agoralim. Aucun des moyens soulevés, tirés notamment de l’illégalité de la délibération instituant le droit de préemption renforcé et de l’insuffisance de motivation, n’a été examiné au fond, la requête étant rejetée sur le seul constat de l’absence d’urgence au sens de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2520893(TA95-2520893)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 9 octobre 2025 par laquelle le préfet de l’Eure avait interdit à M. A..., ressortissant algérien, de retour sur le territoire français pour un an. La juridiction a relevé que la décision attaquée était entachée d'une erreur de fait, le préfet ayant mentionné un prénom erroné pour l'intéressé. Cette erreur, affectant la légalité de l'acte, a conduit à son annulation sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA95-2521017(TA95-2521017)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 4 novembre 2025 par laquelle le préfet de police de Paris avait interdit le retour sur le territoire français de M. C..., ressortissant indien, pour une durée de 12 mois. Le juge a estimé que la procédure était irrégulière, car M. C... n’avait pas reçu la notification de l’obligation de quitter le territoire français sous-jacente, ce qui l’avait privé de son droit d’être entendu, garanti par la jurisprudence de l’Union européenne. En conséquence, l’annulation a été prononcée sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens, et une injonction a été faite au préfet d’effacer le signalement de M. C... dans le système d’information Schengen.
N° TA95-2521018(TA95-2521018)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. E..., ressortissant algérien, contestant son assignation à résidence dans les Hauts-de-Seine. La juridiction a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation et l'erreur de droit, en considérant que la décision était fondée sur les dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a ainsi validé la mesure d'assignation à résidence prise par le préfet, en écartant l'argument du requérant selon lequel il ne résidait pas à l'adresse mentionnée.
N° TA95-2521131(TA95-2521131)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 5 novembre 2025 par laquelle l’OFII a refusé à M. C..., ressortissant congolais demandeur d’asile, le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal juge que ce refus, fondé sur un dépassement du délai de 90 jours pour solliciter l’asile, est illégal car l’OFII n’a pas procédé à une évaluation préalable de la vulnérabilité du requérant, comme l’exige l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il enjoint à l’OFII de réexaminer la situation de M. C... dans un délai de sept jours.
N° TA95-2521161(TA95-2521161)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A..., ressortissant algérien, contestant son assignation à résidence dans les Hauts-de-Seine, assortie d’obligations de remise de passeport et de pointage. Le juge a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incompétence, du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit d’être entendu et de l’absence de perspective raisonnable d’éloignement. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de la décision préfectorale fondée sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2521483(TA95-2521483)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant de renouveler le titre de séjour « vie privée et familiale » de Mme B..., ressortissante américaine. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et que le dépôt tardif de la demande n'y faisait pas obstacle, l'intéressée ayant bénéficié d'une attestation de prolongation d'instruction. La solution est fondée sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2521484(TA95-2521484)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour présentée par Mme A..., ressortissante moldave. Le juge a constaté que la requérante n'avait pas démontré l'urgence, condition nécessaire à la suspension, dès lors qu'elle n'établissait pas être dépourvue de récépissé de demande de renouvellement ou de tout document provisoire de séjour. En conséquence, la condition d'urgence n'étant pas remplie, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 426-17 et L. 426-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2522571(TA95-2522571)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A... qui demandait qu’il soit enjoint au préfet de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail. La juge des référés estime que cette demande tend en réalité à assurer l’exécution d’un précédent jugement du 17 juillet 2025, ce qui relève de la procédure spécifique prévue à l’article L. 911-4 du même code, et non du référé mesures utiles. Par conséquent, la requête est manifestement mal fondée et rejetée sans examen de l’urgence, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2508434(TA95-2508434)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le refus implicite du département des Hauts-de-Seine de lui accorder un contrat « jeune majeur » sur le fondement de l’article L. 222-5 du code de l’action sociale et des familles. Le juge, statuant par ordonnance, a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête, la requérante ayant atteint l’âge de vingt-et-un ans le 15 novembre 2025, ce qui rendait sans objet ses conclusions. En conséquence, les demandes d’annulation, d’injonction et d’astreinte ont été rejetées.
N° TA95-2508633(TA95-2508633)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A... pour contester une décision de la CAF des Hauts-de-Seine accordant une remise partielle d’un trop-perçu d’aide personnalisée au logement. Le requérant n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après une demande en ce sens, il est réputé s’être désisté de sa requête en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement du 1° de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA95-2511979(TA95-2511979)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement pur et simple de Mme A... de sa requête en annulation de l'arrêté du préfet de l'Oise du 26 mai 2025 refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Aucune des conclusions de la requête, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle provisoire, aux injonctions ou aux frais de justice, n'a donc été examinée au fond. Cette ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2519828(TA95-2519828)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B... qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour en tant que parent d'enfant français. Le juge constate que la demande de titre de séjour, fondée sur l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, devait être présentée via le téléservice "ANEF" conformément à l'arrêté du 31 mars 2023, et non via la plateforme "Démarches simplifiées" utilisée par le requérant. En conséquence, la mesure sollicitée est dépourvue d'utilité, ce qui justifie le rejet de la requête sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence.
N° TA95-2520056(TA95-2520056)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante philippine, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un document provisoire de séjour l’autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, faute pour la requérante de justifier de la réalité de ses allégations concernant la suspension de son contrat de travail, son blocage au Maroc, ou ses démarches auprès de l’administration. La décision a été prise en application des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2512490(TA95-2512490)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A... et Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées du Val-d’Oise refusant un projet personnalisé de scolarisation pour leur enfant. Les requérants se sont désistés purement et simplement de leur requête. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement.
N° TA95-2514137(TA95-2514137)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. D... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de non-opposition à déclaration préalable de travaux délivrée par la commune de Clamart. Le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. Par ordonnance prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement. Aucune condamnation aux frais irrépétibles n’a été prononcée.
N° TA95-2515851(TA95-2515851)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A... d’une requête en annulation du refus implicite de la commission de médiation des Hauts-de-Seine de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. En cours d’instance, le préfet a produit une décision du 30 juillet 2025 par laquelle la commission a finalement reconnu M. A... comme prioritaire et devant être logé d’urgence. Le tribunal, constatant que cette décision rendait sans objet les conclusions du requérant, a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2517184(TA95-2517184)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus du président du conseil départemental du Val-d’Oise de lui délivrer la carte mobilité inclusion (CMI) avec mention « stationnement pour personnes handicapées ». La requérante se bornait à invoquer des douleurs dorsales sans fournir de pièces médicales démontrant une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide humaine ou technique. Le tribunal a appliqué les dispositions de l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles et l’arrêté du 3 janvier 2017, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé.