Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2522526(TA95-2522526)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution des décisions du 30 octobre 2025 par lesquelles le préfet du Val-d'Oise a refusé de renouveler le titre de séjour « étudiant » de Mme A... et l'a obligée à quitter le territoire français. La juge des référés a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 422-1 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité du refus de titre de séjour. Pour l'obligation de quitter le territoire, la requête a été rejetée comme irrecevable, car son exécution est suspendue de plein droit par l'effet de l'article L. 722-7 du même code tant que le tribunal n'a pas statué sur le recours en annulation.
N° TA95-2522533(TA95-2522533)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour de M. B..., ressortissant tunisien. Le juge a estimé que la demande était irrecevable, faute pour l'administration d'avoir délivré un récépissé attestant du dépôt d'une demande complète, ce qui empêchait la naissance d'une décision implicite de rejet au sens des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais d'instance ont également été rejetées.
N° TA95-2522554(TA95-2522554)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B.... Ce dernier demandait, sous astreinte, la communication de données personnelles et administratives au lycée Agora de Puteaux et au conseil départemental des Hauts-de-Seine, invoquant le RGPD et le droit d’accès aux documents administratifs. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, les allégations du requérant étant trop imprécises et non étayées. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2522585(TA95-2522585)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de refus de délivrance d'un titre de séjour "vie privée et familiale" présentée par une ressortissante brésilienne. La requérante, qui sollicitait un changement de statut après avoir été titulaire d'un titre "salarié", ne bénéficie pas de la présomption d'urgence applicable aux refus de renouvellement. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, la requérante ne justifiant pas de circonstances particulières rendant nécessaire une mesure provisoire à très bref délai.
N° TA95-2522587(TA95-2522587)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de sa désinscription de la liste des demandeurs d'emploi par France Travail et le refus d'ouverture de droits à l'allocation d'aide au retour à l'emploi. La juge des référés a constaté que le requérant n'avait pas saisi le tribunal d'une requête au fond en annulation, condition préalable à l'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. En conséquence, les conclusions à fin de suspension ont été jugées manifestement irrecevables, tout comme les conclusions à fin d'annulation qui excèdent la compétence du juge des référés. La requête a donc été rejetée en toutes ses conclusions sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2402911(TA95-2402911)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B... d’une demande en décharge de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires pour 2023. En cours d’instance, l’administration fiscale a accordé le dégrèvement total des impositions contestées. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA95-2501855(TA95-2501855)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté préfectoral du 19 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation et la violation du droit d'être entendu, étaient manifestement infondés. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet sans instruction des requêtes ne comportant que des moyens manifestement infondés.
N° TA95-2504059(TA95-2504059)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... B... contestant l’arrêté du préfet du Val-d’Oise du 13 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Il a estimé que M. A... B... ne justifiait pas d’une insertion professionnelle suffisante pour bénéficier de l’admission exceptionnelle au séjour prévue à l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que la commission du titre de séjour n’avait pas à être saisie faute de résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. Enfin, le tribunal a considéré que la mesure d’éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA95-2411326(TA95-2411326)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 3 juillet 2024 par laquelle le préfet du Val-d’Oise a rejeté la demande de regroupement familial de M. E... pour son épouse. Le tribunal constate que le préfet, malgré une mise en demeure, n’a pas produit de mémoire en défense et est ainsi réputé avoir acquiescé aux faits exposés par le requérant. Il estime que le préfet a commis une erreur de droit en se fondant sur l’insuffisance des ressources de M. E... sans tenir compte de l’évolution favorable de ses revenus après le dépôt de la demande, comme le permet l’article L. 434-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet d’admettre l’épouse de M. E... au bénéfice du regroupement familial dans un délai de deux mois.
N° TA95-2518795(TA95-2518795)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du préfet du Val-d’Oise du 23 septembre 2025 classant sans suite sa demande de naturalisation. Le tribunal a rejeté la requête comme manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a jugé que le refus d’enregistrer une demande de naturalisation pour dossier incomplet ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d’être contestée devant le juge, dès lors que les pièces réclamées, prévues à l’article 37-1 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, n’ont pas été produites. La solution retenue est donc le rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste.
N° TA95-2519595(TA95-2519595)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant camerounais, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour la remise de son titre de séjour. Le juge a estimé que la demande était dépourvue d’utilité, le titre de séjour étant expiré à la date de l’ordonnance. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, sans application des textes relatifs au séjour des étrangers.
N° TA95-2518994(TA95-2518994)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler la carte de résident de M. A..., ressortissant sri-lankais bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie, compte tenu de la précarité administrative et financière du requérant et de sa famille, et qu’il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison de l’absence de saisine de la commission du titre de séjour, en méconnaissance des articles L. 424-13 et L. 432-13 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... et de lui délivrer, dans l’attente, une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler, sous astreinte de 150 euros par jour de retard.
N° TA95-2518917(TA95-2518917)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A..., ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire, d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle. Le requérant invoquait l'urgence, caractérisée par sa situation irrégulière et les risques pour son emploi et sa santé, ainsi qu'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 424-9, L. 433-1 et R. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a reconnu l'urgence, présumée en cas de refus de renouvellement de titre de séjour, et a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions était propre à créer un doute sérieux. En conséquence, il a ordonné la suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet et enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A... dans un délai
N° TA95-2518397(TA95-2518397)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B... A... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le requérant s’est désisté de ses conclusions par un mémoire enregistré le 10 octobre 2025. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 8ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du 2 décembre 2025. La solution retenue est donc le constat du désistement, mettant fin à l’instance sans examen au fond.
N° TA95-2300589(TA95-2300589)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par l'OPH Rive de Seine Habitat, venant aux droits de l'OPH Levallois Habitat, pour évaluer sa créance au passif de la société Nextra, en liquidation judiciaire, à la suite de la défaillance de cette entreprise dans l'exécution de deux lots de travaux publics. Le tribunal a retenu la responsabilité de la société Nextra pour abandon de chantier, justifiant la mise en régie des marchés aux frais et risques du titulaire défaillant. Il a fixé la créance de l'office à 88 137,43 euros, incluant les surcoûts d'achèvement, les frais de maîtrise d'œuvre, les factures impayées et une indemnité forfaitaire de 10 %, mais a rejeté la demande de 104 458,94 euros pour défaut de preuve d'imputabilité directe. Cette décision s'appuie sur les principes généraux des marchés publics et les stipulations du CCAP, sans préjudice des suites de la procédure judiciaire de liquidation.
N° TA95-2503285(TA95-2503285)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme A..., ressortissante algérienne, a examiné la légalité du refus implicite du préfet du Val-d’Oise d’avancer son rendez-vous en préfecture fixé au 12 octobre 2026 pour le dépôt de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que le refus d’avancer un rendez-vous constitue une décision susceptible de recours, et qu’il incombe à l’administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable, apprécié notamment au regard de la situation personnelle et professionnelle de l’intéressée. En l’espèce, compte tenu de la présence de Mme A... en France depuis 2018, de son contrat de travail à durée indéterminée et de l’absence de justification d’une impossibilité matérielle par la préfecture, le tribunal a estimé que le délai de plus de deux ans pour obtenir un rendez-vous était excessif et a annulé la décision implicite de refus. Il a enjoint au préfet de convoquer Mme A... dans un délai de quinze jours, sur le fondement des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative, sans application des textes
N° TA95-2502778(TA95-2502778)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante brésilienne, contestant le refus de titre de séjour et les mesures d'éloignement prises par le préfet des Hauts-de-Seine. La juridiction a estimé que l'arrêté attaqué était suffisamment motivé et que la requérante ne justifiait pas d'une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également considéré que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant l'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du même code. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.
N° TA95-2509717(TA95-2509717)
Cette décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (8ème chambre) annule le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de renouveler le titre de séjour "vie privée et familiale" de Mme C..., ressortissante marocaine mariée à un Français. Le tribunal considère que le préfet a méconnu les articles L. 423-1 et L. 423-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), dès lors que la requérante justifiait de la communauté de vie avec son conjoint français et remplissait les conditions de renouvellement. La solution retenue est l'annulation de la décision implicite de rejet, fondée sur le défaut de motivation et l'absence d'examen de la situation personnelle.
N° TA95-2522593(TA95-2522593)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A..., ressortissant sénégalais. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 313-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Concernant l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination, la requête a été jugée irrecevable, car la requête en annulation déjà déposée par l'intéressé suspendait automatiquement leur exécution en application de l'article L. 722-7 du même code.
N° TA95-2416834(TA95-2416834)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête du syndicat des copropriétaires de la résidence Quartz, qui demandait l’annulation d’un arrêté du maire de Meudon accordant un permis de construire modificatif pour transformer des bureaux en commerces. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) GPSO était inopérant, ce plan étant entré en vigueur postérieurement à la délivrance du permis attaqué. Les autres moyens, notamment l’insuffisance du dossier de demande et le caractère substantiel des modifications, ont été écartés comme non fondés. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme, en particulier les articles R. 431-10 et L. 600-1.