Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2316390(TA95-2316390)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. A..., professeur, contestant les décisions du DASEN des Hauts-de-Seine fixant au 30 juin 2021 la consolidation de son accident de trajet et à 18% son taux d'incapacité permanente partielle. Le requérant invoquait notamment un vice de procédure pour défaut de convocation devant le conseil médical, en méconnaissance de l'article 12 du décret du 14 mars 1986. Le tribunal a annulé les décisions attaquées, considérant que ce défaut de convocation avait privé l'intéressé d'une garantie substantielle. Il a enjoint au DASEN de réexaminer la situation de M. A... dans un délai d'un mois, sans se prononcer sur le fond du taux d'incapacité.
N° TA95-2407943(TA95-2407943)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en excès de pouvoir, annule la décision du 4 avril 2024 par laquelle le préfet du Val-d’Oise a classé sans suite la demande de titre de séjour de Mme B..., ressortissante tunisienne. Le tribunal juge que le préfet ne pouvait refuser d’enregistrer la demande au seul motif que l’intéressée ne produisait pas de visa long séjour, dès lors que ni l’accord franco-tunisien du 17 mars 1988 ni l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ne subordonnent la délivrance d’une carte de séjour « vie privée et familiale » à cette condition. La solution retenue s’appuie sur les articles R. 431-10 à R. 431-12 du même code, qui imposent d’enregistrer une demande non abusive ou dilatoire, même si le dossier est incomplet.
N° TA95-2418246(TA95-2418246)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C... contestant l'arrêté du 21 mai 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine avait déclaré son logement impropre à l'habitation et ordonné le relogement de l'occupante. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure contradictoire prévue à l'article L. 511-10 du code de la construction et de l'habitation avait été respectée. Il a également estimé que le logement présentait un danger pour la santé et la sécurité des occupants, justifiant l'application des articles L. 1331-22 et L. 1331-23 du code de la santé publique ainsi que de l'article L. 511-11 du code de la construction et de l'habitation. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires de M. C... ont été rejetées.
N° TA95-2401270(TA95-2401270)
Cette requête en excès de pouvoir, jugée par le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (8ème Chambre), vise l’annulation d’un titre exécutoire de 500 euros émis par le maire de Sarcelles pour frais d’enlèvement d’un dépôt sauvage de déchets. Le tribunal a rejeté la demande de M. A..., considérant que la présence de factures à son nom dans les déchets, trouvés à proximité de son domicile, constituait un faisceau d’indices suffisant pour établir sa responsabilité en tant que producteur de déchets, conformément à l’article L. 541-2 du code de l’environnement. L’argument du requérant, selon lequel les déchets auraient été ouverts par des tiers, a été écarté comme insuffisamment probant. La solution retenue s’appuie sur les pouvoirs de police du maire (articles L. 2212-1 et L. 2212-2 du CGCT) et sur la procédure de paiement d’office prévue à l’article L. 541-3 du code de l’environnement.
N° TA95-2401256(TA95-2401256)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B... contestant le refus implicite de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a rappelé que le recours administratif préalable obligatoire se substitue à la décision initiale, rendant inopérants les moyens dirigés contre cette dernière. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement s'appuie sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2521069(TA95-2521069)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B... d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour par le préfet des Hauts-de-Seine. La requérante s'est désistée de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction, désistement dont il a été donné acte. Le tribunal a prononcé l'admission provisoire de Mme B... à l'aide juridictionnelle et a mis à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre des frais de justice, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2401392(TA95-2401392)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 18 décembre 2023 par laquelle l'OFII a cessé d'accorder à M. A..., demandeur d'asile afghan, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal juge que l'absence de renouvellement de l'attestation de demande d'asile par le requérant, qui avait pourtant informé l'administration de son changement d'adresse, ne constitue pas un manquement aux exigences des autorités chargées de l'asile au sens de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision est donc entachée d'une erreur d'appréciation. Le tribunal enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de M. A... dans un délai d'un mois.
N° TA95-2518996(TA95-2518996)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à M. A..., ressortissant bangladais. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que le requérant bénéficiait d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 17 décembre 2025, lui permettant de travailler et de justifier de la régularité de son séjour. En conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice ont également été rejetées.
N° TA95-2419052(TA95-2419052)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 4 juillet 2024 par lequel le maire de Deuil-la-Barre s'est opposé à la déclaration préalable de la société SFR pour l'installation d'antennes-relais de téléphonie mobile. La décision est annulée pour défaut de motivation en droit, l'arrêté ne précisant pas les dispositions légales applicables au refus. Le tribunal juge également que le motif de fait invoqué, tiré de la proximité d'équipements publics et des risques liés aux champs électromagnétiques, est illégal car aucune disposition du code de l'urbanisme n'interdit une telle implantation. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 424-5 du code de l'urbanisme et R. 111-2 du même code.
N° TA95-2501516(TA95-2501516)
Cette décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (8ème chambre) annule le refus de titre de séjour du 17 janvier 2025 pris par le préfet du Val-d'Oise à l'encontre de M. A..., ressortissant ivoirien. Le tribunal a requalifié la décision attaquée, présentée comme un simple refus d'enregistrement, en un véritable refus de titre de séjour faisant grief. Il a jugé que le préfet ne pouvait légalement motiver son refus par la seule existence d'une obligation de quitter le territoire français, sans établir le caractère incomplet ou abusif de la demande, en application des articles R. 431-10 à R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de la décision préfectorale pour erreur de droit.
N° TA95-2501534(TA95-2501534)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant malien, qui contestait un arrêté préfectoral du 22 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour trois ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA95-2509702(TA95-2509702)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement du titre de séjour « conjoint de français » de Mme C..., ressortissante libanaise. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu les articles L. 423-1 et L. 433-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, la requérante remplissant toutes les conditions légales (mariage transcrit, nationalité française conservée par le conjoint, communauté de vie non rompue). En conséquence, il a enjoint au préfet de lui délivrer un titre de séjour temporaire dans un délai de deux mois, sans astreinte, et a condamné l’État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2520592(TA95-2520592)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer une ressortissante marocaine afin qu’elle puisse déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour et obtenir un récépissé. La requérante justifiait de l'urgence et de l'utilité de la mesure, son titre étant expiré et ses démarches restées sans réponse. Le tribunal a retenu que la mesure ne faisait obstacle à aucune décision administrative et ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. L'État a été condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2305089(TA95-2305089)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., proviseur, qui demandait l'annulation de son exclusion temporaire d'un an et dix mois prononcée par le ministre de l'Éducation nationale. Le requérant invoquait des vices de procédure, l'absence de faits établis et le caractère disproportionné de la sanction. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant notamment qu'aucune disposition n'imposait une enquête administrative préalable et que la procédure n'était pas partiale. La décision s'appuie sur le code général de la fonction publique et le décret n° 84-961 du 25 octobre 1984 relatif à la procédure disciplinaire des fonctionnaires d'État.
N° TA95-2503535(TA95-2503535)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 31 janvier 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait de délivrer un titre de séjour à M. A..., ressortissant indien, et l'obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'intéressé ne justifiait pas de motifs exceptionnels pour une admission exceptionnelle au séjour, au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette décision se fonde sur la durée de séjour en France (depuis 2019) et l'ancienneté de l'emploi salarié (depuis octobre 2020) de M. A.... En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. A... une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié".
N° TA95-2503806(TA95-2503806)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante russe, qui contestait un arrêté préfectoral du 5 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai. La requête a été jugée irrecevable car tardive, la notification de l'arrêté mentionnant clairement un délai de recours de sept jours, conformément aux articles L. 614-2 et L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requérante n'a pas démontré l'irrégularité de cette notification.
N° TA95-2503936(TA95-2503936)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 11 décembre 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a jugé que la décision de refus de titre était suffisamment motivée et que l'usage d'une fausse carte d'identité italienne par le requérant constituait une menace pour l'ordre public justifiant le refus. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire, refus de délai de départ volontaire et interdiction de retour de deux ans ont été validées. Cette solution s'appuie notamment sur les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2521055(TA95-2521055)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A... de ses conclusions tendant à la suspension de la décision implicite de rejet de renouvellement de son titre de séjour par le préfet des Hauts-de-Seine. Le requérant, de nationalité marocaine, avait invoqué l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard des articles L.423-1, L.423-7 et L.433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En l'absence de contestation sur le désistement, le tribunal en a donné acte et a condamné l'État à verser 1 500 euros à M. A... au titre des frais de justice.
N° TA95-2503973(TA95-2503973)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 30 janvier 2025 refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que les autres moyens, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas assortis de précisions suffisantes. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article L. 435-1.
N° TA95-2503988(TA95-2503988)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante marocaine, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a jugé que Mme B... ne pouvait utilement invoquer l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 régit déjà l'admission au séjour des ressortissants marocains pour activité salariée. Sur le fond, la requérante n'a pas démontré une résidence continue en France depuis 2014 ni fait état de motifs exceptionnels justifiant une admission au séjour, étant célibataire et sans charge de famille. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.