Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2514747(TA95-2514747)
Requête en restitution d’un point de permis de conduire. Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête comme manifestement irrecevable. Le juge de l’excès de pouvoir ne peut se substituer à l’administration pour ordonner une telle restitution, ces conclusions à fin d’injonction étant irrecevables. Application des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2513682(TA95-2513682)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour en tant que réfugié. Après avoir été invité à confirmer le maintien de ses conclusions, le requérant s’est désisté de ses demandes principales d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions accessoires présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
N° TA95-2512279(TA95-2512279)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. B... demandant l'annulation d'une décision du ministre de l'intérieur portant retrait de trois points de son permis de conduire. Cette décision était devenue sans objet car le ministre avait supprimé la mention de l'infraction du relevé d'information intégral et restitué les points. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Les conclusions de M. B... tendant au remboursement de ses frais de justice ont été rejetées.
N° TA95-2414506(TA95-2414506)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SA Hôtel Sub et la SCI Benizrimurs d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire d’Asnières-sur-Seine du 2 août 2024, autorisant un permis de construire pour la surélévation et la création de quatre logements. Les requérantes invoquent plusieurs moyens, notamment l’incompétence du signataire, l’insuffisance du dossier de demande, et la méconnaissance des articles UA 6, 9, 10, 11, 12 et 13 du plan local d’urbanisme (PLU) ainsi que de l’article R. 111-27 du code de l’urbanisme. En défense, Mme C... soulève l’irrecevabilité de la requête pour défaut d’intérêt à agir et conteste le bien-fondé des moyens. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’affaire porte sur l’application des règles d’urbanisme locales et nationales, notamment les articles R. 431-10 et R. 111-27 du code de l’urbanisme, ainsi que les dispositions du PLU d’Asnières-sur-Seine.
N° TA95-2510105(TA95-2510105)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus du ministre de l’intérieur de rectifier son relevé d’informations intégral et de lui réattribuer des points de permis de conduire. En cours d’instance, le requérant s’est désisté de sa requête. Par une ordonnance du 2 décembre 2025, le président de la 7ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2414274(TA95-2414274)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 30 août 2024 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de délivrer à M. A..., ressortissant taïwanais, une première carte de résident de dix ans, tout en maintenant son titre de séjour pluriannuel. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur d’appréciation en estimant que les ressources de M. A... étaient insuffisantes, alors que ses salaires annuels, compris entre 18 503 et 21 986 euros de 2019 à 2024, dépassaient le SMIC sur la période de référence de cinq ans, conformément à l’article L. 426-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En application de l’article L. 911-1 du code de justice administrative, le tribunal enjoint au préfet de délivrer la carte de résident sollicitée.
N° TA95-2508867(TA95-2508867)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. C... et Mme E... d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Clichy-la-Garenne pour un projet de 426 logements, commerces et crèche. Les requérants se sont désistés de leur requête, désistement accepté par la SCI pétitionnaire. Par ordonnance du 2 décembre 2025, le président de la 8ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la procédure s’étant achevée avant tout examen au fond.
N° TA95-2407943(TA95-2407943)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en excès de pouvoir, annule la décision du 4 avril 2024 par laquelle le préfet du Val-d’Oise a classé sans suite la demande de titre de séjour de Mme B..., ressortissante tunisienne. Le tribunal juge que le préfet ne pouvait refuser d’enregistrer la demande au seul motif que l’intéressée ne produisait pas de visa long séjour, dès lors que ni l’accord franco-tunisien du 17 mars 1988 ni l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ne subordonnent la délivrance d’une carte de séjour « vie privée et familiale » à cette condition. La solution retenue s’appuie sur les articles R. 431-10 à R. 431-12 du même code, qui imposent d’enregistrer une demande non abusive ou dilatoire, même si le dossier est incomplet.
N° TA95-2406305(TA95-2406305)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 30 mai 2024 par laquelle le directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) avait rejeté le recours administratif de Mme B... et M. C... contre le refus de leur accorder les conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a jugé que cette décision était insuffisamment motivée, en méconnaissance des articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, car elle ne précisait pas les motifs de fait et de droit justifiant le rejet. En conséquence, il a enjoint à l’OFII de réexaminer la situation des requérants dans un délai d’un mois, sans toutefois prononcer d’astreinte.
N° TA95-2406054(TA95-2406054)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante turque, qui contestait le refus du préfet du Val-d'Oise de lui délivrer une attestation de demandeur d'asile. La requérante invoquait les dispositions de l'article L. 743-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mais le tribunal a relevé que ces dispositions n'étaient plus en vigueur à la date de la décision attaquée. En conséquence, le moyen soulevé a été jugé inopérant, entraînant le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, y compris celles aux fins d'injonction et au titre des frais de justice.
N° TA95-2405125(TA95-2405125)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 16 novembre 2023 par laquelle le directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) a refusé à Mme C... le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal estime que l’OFII a commis une erreur de droit en considérant que la demande d’asile de Mme C..., présentée pour elle-même et ses deux filles nées le 3 août 2023, était tardive. Il applique les articles L. 521-3 et L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, jugeant que la naissance des enfants constitue un motif légitime justifiant le dépassement du délai de quatre-vingt-dix jours.
N° TA95-2404521(TA95-2404521)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du préfet du Val-d’Oise du 28 mars 2024 refusant d’enregistrer la demande d’admission exceptionnelle au séjour de M. B..., ressortissant irakien. Le tribunal juge que le motif tiré de l’existence d’une précédente obligation de quitter le territoire français ne peut légalement fonder un tel refus, en l’absence de caractère abusif ou dilatoire de la demande. Cette solution s’appuie sur les articles R. 431-10 à R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai d’un mois, sans astreinte.
N° TA95-2402834(TA95-2402834)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 12 février 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait ordonné la fermeture administrative d'un établissement de restauration pour un mois. La juridiction retient que la procédure contradictoire préalable, prévue aux articles L. 121-1 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, n'a pas été régulièrement menée : les courriers ont été adressés à l'ancien gérant, alors que le préfet connaissait l'identité du nouveau gérant depuis un contrôle de police. Aucune urgence ne justifiait cette dispense, les faits les plus récents remontant à plus d'un mois avant l'arrêté.
N° TA95-2402466(TA95-2402466)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., professeur d'EPS, qui demandait l'annulation du refus implicite de l'administration de lui accorder une protection fonctionnelle. Le requérant estimait être victime d'accusations calomnieuses de la part d'élèves et de parents, ayant conduit à un signalement au procureur. Le tribunal a jugé que M. B... n'apportait pas d'éléments suffisants pour établir l'existence d'un harcèlement moral au sens de l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique. Par conséquent, l'administration n'a pas méconnu son obligation de protection prévue aux articles L. 134-1 et L. 134-5 du même code en refusant la protection sollicitée.
N° TA95-2401774(TA95-2401774)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. C..., inspecteur général, contestant le refus de prolongation d’activité au-delà de la limite d’âge et l’arrêté de radiation des cadres. Le tribunal a jugé que la décision implicite d’acceptation n’était pas née, faute de dossier complet, et que le refus exprès était légal. Il a également écarté les moyens tirés de l’incompétence, du défaut de motivation, des vices de procédure et de l’erreur d’appréciation, en application du code général de la fonction publique et du code des pensions.
N° TA95-2316390(TA95-2316390)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. A..., professeur, contestant les décisions du DASEN des Hauts-de-Seine fixant au 30 juin 2021 la consolidation de son accident de trajet et à 18% son taux d'incapacité permanente partielle. Le requérant invoquait notamment un vice de procédure pour défaut de convocation devant le conseil médical, en méconnaissance de l'article 12 du décret du 14 mars 1986. Le tribunal a annulé les décisions attaquées, considérant que ce défaut de convocation avait privé l'intéressé d'une garantie substantielle. Il a enjoint au DASEN de réexaminer la situation de M. A... dans un délai d'un mois, sans se prononcer sur le fond du taux d'incapacité.
N° TA95-2312411(TA95-2312411)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B... qui contestait ses impositions sur le revenu pour 2020 et 2021, au motif que les salaires déclarés ne correspondaient pas à ceux effectivement perçus. Le tribunal a jugé que les irrégularités alléguées concernant la notification des avis d'imposition étaient sans incidence sur le bien-fondé de l'impôt. Il a également estimé que Mme B... était réputée avoir souscrit ses déclarations automatiques de revenus et n'apportait pas la preuve du caractère exagéré des impositions, comme l'exige l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales. La solution retenue s'appuie sur les articles 12, 79 et 171 du code général des impôts.
N° TA95-2312335(TA95-2312335)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. D..., associé d'une SCI, d'une demande de restitution d'impôt sur le revenu, contestant le refus de l'administration fiscale de déduire du prix de cession d'un bien immobilier une somme de 100 000 euros versée à l'ancien locataire. Le tribunal a jugé que cette somme ne pouvait être qualifiée d'indemnité d'éviction au sens de l'article 41 duovicies H de l'annexe III du code général des impôts, car le bail avait été résilié avant la signature du protocole d'accord, privant le locataire de tout droit au renouvellement. En conséquence, la requête de M. D... a été rejetée, l'administration ayant à bon droit rectifié la plus-value imposable.
N° TA95-2312334(TA95-2312334)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en plein contentieux, était saisi par M. B... d'une demande de restitution de l'impôt sur le revenu supplémentaire résultant de la rectification de la plus-value réalisée lors de la vente d'un bien immobilier par la SCI dont il est associé. Le litige portait sur la déduction du prix de cession d'une somme de 100 000 euros, que le requérant qualifiait d'indemnité d'éviction versée à l'ancien locataire. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que cette somme ne pouvait être admise en déduction du prix de cession sur le fondement des articles 150 VA du code général des impôts et 41 duovicies H de son annexe III. Il a considéré qu'à la date du protocole d'accord, le bail était déjà résilié et que l'ancien locataire ne disposait d'aucun droit au renouvellement, de sorte que la somme versée ne constituait pas une indemnité d'éviction au sens des textes applicables.
N° TA95-2304354(TA95-2304354)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné deux requêtes de M. B... contestant des décisions de l'OFII relatives aux conditions matérielles d'accueil des demandeurs d'asile. La première requête visait le refus initial du 24 octobre 2022, et la seconde la décision de cessation du 27 mars 2023. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen particulier, des vices de procédure concernant l'information et l'entretien de vulnérabilité, ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, le tribunal a rejeté les deux requêtes de M. B... et les conclusions accessoires.