Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2507001(TA95-2507001)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant malien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 421-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, en relevant que M. A... ne justifiait pas d'une insertion professionnelle stable et ancienne ni de liens personnels intenses en France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, sur le fondement des dispositions du CESEDA et de la convention franco-malienne du 26 septembre 1994.
N° TA95-2519050(TA95-2519050)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... tendant à l'annulation du rejet implicite de sa demande de renouvellement de certificat de résidence algérien. Le tribunal a relevé que la demande de titre de séjour, qui ne relevait pas du téléservice obligatoire, devait être déposée par comparution personnelle en préfecture ou par voie postale uniquement si le préfet l'avait prescrit. En l'espèce, M. B... avait adressé sa demande par courrier sans que cette modalité ait été autorisée, rendant la demande irrégulière et le silence gardé par l'administration insusceptible de faire naître une décision implicite de rejet attaquable. Cette solution est fondée sur les articles R. 222-1 4° du code de justice administrative et R. 431-2, R. 431-3 et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA95-2401774(TA95-2401774)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. C..., inspecteur général, contestant le refus de prolongation d’activité au-delà de la limite d’âge et l’arrêté de radiation des cadres. Le tribunal a jugé que la décision implicite d’acceptation n’était pas née, faute de dossier complet, et que le refus exprès était légal. Il a également écarté les moyens tirés de l’incompétence, du défaut de motivation, des vices de procédure et de l’erreur d’appréciation, en application du code général de la fonction publique et du code des pensions.
N° TA95-2501808(TA95-2501808)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a constaté le désistement d'office de M. B..., qui contestait un refus de titre de séjour et une obligation de quitter le territoire français. Ce désistement est intervenu après le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés, faute pour le requérant d'avoir confirmé le maintien de sa requête au fond dans le délai d'un mois prévu par l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. La solution retenue est donc un désistement pur et simple, acté par ordonnance.
N° TA95-2506152(TA95-2506152)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B... d’une requête en excès de pouvoir contre la décision « 48 SI » du 24 octobre 2024 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que contre les retraits de points consécutifs à trois infractions routières. Le ministre de l’intérieur a retiré la décision d’invalidation et restitué les points litigieux, ce qui a conduit le tribunal à constater un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives à cette décision. En revanche, les conclusions dirigées contre les retraits de points ont été rejetées comme manifestement irrecevables, ces retraits n’étant pas mentionnés au relevé d’information intégral et étant donc inexistants. L’État a été condamné à verser 1 000 euros à M. B... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2316390(TA95-2316390)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. A..., professeur, contestant les décisions du DASEN des Hauts-de-Seine fixant au 30 juin 2021 la consolidation de son accident de trajet et à 18% son taux d'incapacité permanente partielle. Le requérant invoquait notamment un vice de procédure pour défaut de convocation devant le conseil médical, en méconnaissance de l'article 12 du décret du 14 mars 1986. Le tribunal a annulé les décisions attaquées, considérant que ce défaut de convocation avait privé l'intéressé d'une garantie substantielle. Il a enjoint au DASEN de réexaminer la situation de M. A... dans un délai d'un mois, sans se prononcer sur le fond du taux d'incapacité.
N° TA95-2506476(TA95-2506476)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite du ministre de l’intérieur rejetant sa demande d’annulation d’un retrait de points sur son permis de conduire. En défense, le ministre a fait valoir que les points litigieux avaient été restitués et que la décision de retrait avait été retirée du relevé d’information intégral. Le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Les conclusions accessoires présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
N° TA95-2401496(TA95-2401496)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme C... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une première carte de résident de 10 ans. Postérieurement à la requête, l’administration a délivré à l’intéressée une carte de résident valable jusqu’en 2035, rapportant ainsi implicitement la décision contestée. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur la requête, devenue sans objet.
N° TA95-2403276(TA95-2403276)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement d'office de l'association syndicale libre « Les cottages de Domont », qui contestait un débordement de bassin à orage. Après l'échec d'une médiation acceptée par les deux parties, le tribunal a invité l'association à confirmer le maintien de sa requête en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Faute de réponse dans le délai d'un mois, l'association est réputée s'être désistée. L'ordonnance donne acte de ce désistement et clôt l'instance.
N° TA95-2501417(TA95-2501417)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A..., qui demandait au juge de statuer sur un "recours gracieux" contre un refus préfectoral d'échange de permis de conduire. Le juge a rappelé qu'il ne peut ni se substituer à l'administration ni connaître de conclusions qui ne tendent ni à l'annulation d'une décision ni à une condamnation pécuniaire. Cette irrecevabilité, fondée sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, n'était pas susceptible d'être régularisée.
N° TA95-2502245(TA95-2502245)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., qui demandait la « reconsidération des faits » et la « remise à jour des points de son permis de conduire » suite à une infraction. Le juge a estimé que ces conclusions étaient manifestement irrecevables, car il n'appartient pas au juge administratif de se substituer à l'administration ou d'adresser des injonctions à titre principal. La décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2505015(TA95-2505015)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. B... qui demandait le versement de la prime dite de « complément annuel titulaire ». Le juge rappelle qu'il ne peut ni se substituer à l'administration ni adresser d'injonctions à titre principal en dehors des cas prévus par la loi. Les conclusions de M. B..., tendant à une injonction de versement, sont jugées manifestement irrecevables car elles ne relèvent pas du champ du recours pour excès de pouvoir. La requête est donc rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1, 4° du code de justice administrative.
N° TA95-2508102(TA95-2508102)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A... d’une requête tendant au rétablissement de points sur son permis de conduire, présentée comme un « recours gracieux ». Le juge a rejeté cette requête comme manifestement irrecevable, au motif qu’il n’appartient pas à la juridiction administrative de se substituer à l’administration pour accorder un tel avantage. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative, qui permettent de rejeter sans instruction les requêtes ne comportant pas de conclusions recevables.
N° TA95-2508867(TA95-2508867)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. C... et Mme E... d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Clichy-la-Garenne pour un projet de 426 logements, commerces et crèche. Les requérants se sont désistés de leur requête, désistement accepté par la SCI pétitionnaire. Par ordonnance du 2 décembre 2025, le président de la 8ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la procédure s’étant achevée avant tout examen au fond.
N° TA95-2510105(TA95-2510105)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus du ministre de l’intérieur de rectifier son relevé d’informations intégral et de lui réattribuer des points de permis de conduire. En cours d’instance, le requérant s’est désisté de sa requête. Par une ordonnance du 2 décembre 2025, le président de la 7ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2513682(TA95-2513682)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour en tant que réfugié. Après avoir été invité à confirmer le maintien de ses conclusions, le requérant s’est désisté de ses demandes principales d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions accessoires présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
N° TA95-2516164(TA95-2516164)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était insuffisamment précis, le requérant n'ayant pas démontré avoir exécuté une précédente obligation de quitter le territoire. Le moyen fondé sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme a été écarté, les éléments fournis (bulletins de salaire, récépissés, attestations) étant insuffisants pour caractériser une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Enfin, la délivrance de récépissés de demande de titre de séjour n'implique aucune reconnaissance implicite d'une régularisation. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2518512(TA95-2518512)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... contestant la décision du préfet de la Savoie ordonnant sa remise aux autorités italiennes et lui interdisant la circulation en France pour deux ans. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le requérant (maîtrise du français, bonnes relations, activité professionnelle) étaient manifestement insusceptibles de justifier l'annulation de l'arrêté. La décision a été prise sur le fondement des articles L. 621-1 et L. 622-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs à la remise aux autorités d'un État membre de l'Union européenne. La requête a été rejetée par ordonnance en application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2518525(TA95-2518525)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. B... comme manifestement irrecevable. Le requérant contestait la décision implicite de rejet née du silence du préfet des Hauts-de-Seine sur sa demande de titre de séjour « recherche d’emploi ou création d’entreprise », qu’il avait adressée par voie postale. Le tribunal rappelle que, pour ce type de titre ne figurant pas sur la liste des demandes par téléservice, le dépôt doit se faire par comparution personnelle en préfecture, sauf prescription contraire du préfet. En l’absence d’une telle prescription, la demande présentée par voie postale est irrégulière et le silence gardé par l’administration ne fait pas naître une décision faisant grief susceptible d’être contestée par un recours pour excès de pouvoir. La requête est donc rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du code de justice administrative.
N° TA95-2312411(TA95-2312411)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B... qui contestait ses impositions sur le revenu pour 2020 et 2021, au motif que les salaires déclarés ne correspondaient pas à ceux effectivement perçus. Le tribunal a jugé que les irrégularités alléguées concernant la notification des avis d'imposition étaient sans incidence sur le bien-fondé de l'impôt. Il a également estimé que Mme B... était réputée avoir souscrit ses déclarations automatiques de revenus et n'apportait pas la preuve du caractère exagéré des impositions, comme l'exige l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales. La solution retenue s'appuie sur les articles 12, 79 et 171 du code général des impôts.