Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA95-2205916(TA95-2205916)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en plein contentieux, était saisi par Mme B... d’une contestation d’un titre de perception émis par le recteur de l’académie de Versailles pour un indu de rémunération de 9 119,52 euros, consécutif à l’acceptation rétroactive de sa démission. Le tribunal a relevé d’office que la lettre du 11 février 2022, qui informait Mme B... de l’existence de l’indu, constituait une mesure préparatoire insusceptible de recours, rendant irrecevables les conclusions dirigées contre elle. S’agissant du titre de perception, le tribunal a constaté que la requérante n’avait pas formé de contestation préalable auprès du comptable public conformément aux articles 117 et 118 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012, ce qui rendait également irrecevables ses conclusions en annulation. Par conséquent, la requête a été rejetée dans son ensemble.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2301129(TA95-2301129)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. B..., demandeur d'asile bangladais, contestant le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le requérant invoquait notamment un défaut d'information sur les modalités de refus et l'absence d'un entretien de vulnérabilité conforme aux articles L. 551-10 et L. 522-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a annulé la décision de l'OFII, jugeant que l'administration n'avait pas démontré avoir informé le demandeur des risques de refus dans une langue comprise, ni avoir mené un entretien individuel de vulnérabilité. Il a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de M. B... dans un délai d'un mois, sans se prononcer sur le fond du droit aux conditions matérielles.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2506686(TA95-2506686)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 21 mars 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à Mme C..., ressortissante congolaise, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a jugé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la résidence régulière et continue de l'intéressée en France depuis 2015, de ses attaches familiales nombreuses (dont un enfant français né en 2023) et de son intégration professionnelle. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à Mme C... dans un délai de deux mois.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA95-2206414(TA95-2206414)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SASU Jaan, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés (exercices 2015, 2016 et 2018) et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (période 2015-2017). La société invoquait notamment l’irrégularité de la procédure pour dépassement de la durée légale de vérification de comptabilité (article L. 52 du livre des procédures fiscales) et contestait divers chefs de rectification (déductibilité de charges, TVA, majoration pour manquement délibéré). Le tribunal a jugé que la procédure était régulière et que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, confirmant ainsi les impositions et pénalités mises à la charge de la société.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2311758(TA95-2311758)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... contestant deux saisies à tiers détenteur pour le recouvrement d’impôts et de contributions sociales (2011-2017). Le requérant n’a pas justifié du paiement de 71 000 euros par chèques de banque, faute de preuve de la levée de l’opposition. Sa contestation sur l’assujettissement aux prélèvements sociaux a été jugée inopérante, car elle relevait du bien-fondé de la créance et non du recouvrement, conformément à l’article L. 281 du livre des procédures fiscales.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA95-2206782(TA95-2206782)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... A..., fonctionnaire, qui contestait le refus du ministre de l’économie de faire droit à sa demande de rupture conventionnelle pour création d’entreprise. Le tribunal a jugé que la décision de refus n’était pas entachée d’illégalité, notamment au regard des dispositions du code des relations entre le public et l’administration et des décrets relatifs aux contrôles déontologiques dans la fonction publique. En conséquence, les conclusions indemnitaires de M. A... pour préjudices financier et moral ont également été rejetées, faute de faute de l’administration.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA95-2521924(TA95-2521924)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante paraguayenne, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé l’autorisant à travailler dans le cadre du renouvellement de sa carte de séjour. La juge des référés a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour la requérante de justifier de relances suffisamment prolongées et d’un risque immédiat de suspension de son contrat de travail. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA95-2521733(TA95-2521733)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A..., ressortissant vietnamien. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer pour déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour "étudiant". Le juge constate que la demande de titre de séjour "étudiant" doit être effectuée par voie dématérialisée via le téléservice "ANEF", conformément aux articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la mesure sollicitée, qui visait à obtenir une convocation physique en préfecture, se heurte à une contestation sérieuse et ne présente pas un caractère utile, justifiant le rejet de la requête.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA95-2521270(TA95-2521270)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant un titre de séjour à M. B... et l'obligeant à quitter le territoire. Concernant l'obligation de quitter le territoire français, le juge a estimé la demande irrecevable, car le législateur a organisé une procédure contentieuse spécifique pour ces décisions, excluant le recours au référé suspension. S'agissant du refus de titre de séjour, le juge a constaté que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intéressé ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, et a rejeté la requête comme manifestement mal fondée. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA95-2212281(TA95-2212281)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la commune d’Antony d’une demande de condamnation de la société Stacco pour manquements graves à ses obligations contractuelles, notamment l’échec du montage d’une structure scénique pour la fête de la musique 2022, ayant conduit à l’annulation du concert. La commune réclamait 148 841,88 euros TTC de dommages matériels et 1 000 euros pour préjudice moral, dirigeant également ses conclusions contre le liquidateur judiciaire de Stacco et la société cessionnaire Rent’Co. Le tribunal a retenu la responsabilité contractuelle de la société Stacco pour défaut d’exécution de ses prestations, en application des principes du code de la commande publique et du code civil. La solution retenue engage la responsabilité de la société défaillante, sans que le jugement ne précise le montant alloué dans cet extrait.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2213950(TA95-2213950)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation de la 8ème chambre, a été saisi par la SCI Zolan d’un recours pour excès de pouvoir contre un permis de construire initial (9 juin 2022) et deux permis modificatifs (24 juillet et 13 décembre 2023) délivrés par le maire de Chaumontel à la SCI du Château Gaillard pour l’extension d’un centre médical. La requérante invoquait de nombreux moyens, notamment des vices de procédure (absence de consultation du service d’incendie), l’insuffisance du dossier de demande, et la méconnaissance de plusieurs articles du code de l’urbanisme et du règlement du plan local d’urbanisme (PLU) relatifs à l’implantation, l’emprise au sol, le stationnement, les espaces verts et la gestion des eaux pluviales. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de la requête, y compris les demandes d’annulation et les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2215143(TA95-2215143)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SCI Cocteau d’un recours en excès de pouvoir contre des courriers du maire de Sarcelles lui ordonnant de cesser des travaux, au motif qu’elle ne disposait pas de la maîtrise foncière totale du terrain. Le tribunal a jugé que ces courriers, qui se bornent à demander l’interruption des travaux sans constituer des arrêtés interruptifs de travaux pris sur le fondement de l’article L. 480-2 du code de l’urbanisme, relèvent de la gestion du domaine privé de la commune et des relations de droit privé. Par conséquent, la juridiction administrative s’est déclarée incompétente pour en connaître, rejetant la requête pour ce motif.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2308704(TA95-2308704)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi par M. B... C..., a annulé la décision du 4 mars 2022 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait cessé de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil, ainsi que la décision du 23 mars 2023 refusant leur rétablissement. Le tribunal a jugé que l'OFII n'avait pas justifié du manquement reproché au demandeur d'asile, faute de preuve de convocations aux 8 et 9 février 2022, en application de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation des décisions attaquées pour erreur de droit et défaut de motivation.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2506944(TA95-2506944)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 21 mars 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait de renouveler le titre de séjour de M. A..., ressortissant marocain, et l'obligeait à quitter le territoire. La décision a été annulée au motif que le préfet avait commis une erreur de fait en fondant son refus sur l'absence de visa long séjour, alors que le requérant en avait fourni la preuve. Le tribunal a également enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans l'attente. Cette solution s'appuie sur les dispositions de l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2507001(TA95-2507001)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant malien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 421-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, en relevant que M. A... ne justifiait pas d'une insertion professionnelle stable et ancienne ni de liens personnels intenses en France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, sur le fondement des dispositions du CESEDA et de la convention franco-malienne du 26 septembre 1994.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA95-2519050(TA95-2519050)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... tendant à l'annulation du rejet implicite de sa demande de renouvellement de certificat de résidence algérien. Le tribunal a relevé que la demande de titre de séjour, qui ne relevait pas du téléservice obligatoire, devait être déposée par comparution personnelle en préfecture ou par voie postale uniquement si le préfet l'avait prescrit. En l'espèce, M. B... avait adressé sa demande par courrier sans que cette modalité ait été autorisée, rendant la demande irrégulière et le silence gardé par l'administration insusceptible de faire naître une décision implicite de rejet attaquable. Cette solution est fondée sur les articles R. 222-1 4° du code de justice administrative et R. 431-2, R. 431-3 et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2521072(TA95-2521072)

Refus de titre de séjour (carte de résident) opposé à un réfugié par le préfet des Hauts-de-Seine. Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la requête. La condition d'urgence n'est pas remplie, car le recours en annulation est déjà inscrit à une audience proche (16 décembre 2025), et le requérant ne justifie pas d'une nécessité d'obtenir une mesure provisoire avant cette date.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA95-2521069(TA95-2521069)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B... d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour par le préfet des Hauts-de-Seine. La requérante s'est désistée de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction, désistement dont il a été donné acte. Le tribunal a prononcé l'admission provisoire de Mme B... à l'aide juridictionnelle et a mis à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre des frais de justice, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2521055(TA95-2521055)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A... de ses conclusions tendant à la suspension de la décision implicite de rejet de renouvellement de son titre de séjour par le préfet des Hauts-de-Seine. Le requérant, de nationalité marocaine, avait invoqué l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard des articles L.423-1, L.423-7 et L.433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En l'absence de contestation sur le désistement, le tribunal en a donné acte et a condamné l'État à verser 1 500 euros à M. A... au titre des frais de justice.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA95-2413192(TA95-2413192)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... C... contestant le rejet implicite de sa demande de carte de résident. Le juge a constaté l'absence de preuve du dépôt d'une demande complète, rendant la décision attaquée inexistante et le recours sans objet. Cette irrecevabilité, fondée sur les articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative, n'était pas susceptible de régularisation.

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