Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
52 256 décisions disponibles — page 344/2613
N° TA95-2300589(TA95-2300589)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par l'OPH Rive de Seine Habitat, venant aux droits de l'OPH Levallois Habitat, pour évaluer sa créance au passif de la société Nextra, en liquidation judiciaire, à la suite de la défaillance de cette entreprise dans l'exécution de deux lots de travaux publics. Le tribunal a retenu la responsabilité de la société Nextra pour abandon de chantier, justifiant la mise en régie des marchés aux frais et risques du titulaire défaillant. Il a fixé la créance de l'office à 88 137,43 euros, incluant les surcoûts d'achèvement, les frais de maîtrise d'œuvre, les factures impayées et une indemnité forfaitaire de 10 %, mais a rejeté la demande de 104 458,94 euros pour défaut de preuve d'imputabilité directe. Cette décision s'appuie sur les principes généraux des marchés publics et les stipulations du CCAP, sans préjudice des suites de la procédure judiciaire de liquidation.
N° TA95-2206782(TA95-2206782)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... A..., fonctionnaire, qui contestait le refus du ministre de l’économie de faire droit à sa demande de rupture conventionnelle pour création d’entreprise. Le tribunal a jugé que la décision de refus n’était pas entachée d’illégalité, notamment au regard des dispositions du code des relations entre le public et l’administration et des décrets relatifs aux contrôles déontologiques dans la fonction publique. En conséquence, les conclusions indemnitaires de M. A... pour préjudices financier et moral ont également été rejetées, faute de faute de l’administration.
N° TA95-2411326(TA95-2411326)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 3 juillet 2024 par laquelle le préfet du Val-d’Oise a rejeté la demande de regroupement familial de M. E... pour son épouse. Le tribunal constate que le préfet, malgré une mise en demeure, n’a pas produit de mémoire en défense et est ainsi réputé avoir acquiescé aux faits exposés par le requérant. Il estime que le préfet a commis une erreur de droit en se fondant sur l’insuffisance des ressources de M. E... sans tenir compte de l’évolution favorable de ses revenus après le dépôt de la demande, comme le permet l’article L. 434-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet d’admettre l’épouse de M. E... au bénéfice du regroupement familial dans un délai de deux mois.
N° TA95-2215143(TA95-2215143)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SCI Cocteau d’un recours en excès de pouvoir contre des courriers du maire de Sarcelles lui ordonnant de cesser des travaux, au motif qu’elle ne disposait pas de la maîtrise foncière totale du terrain. Le tribunal a jugé que ces courriers, qui se bornent à demander l’interruption des travaux sans constituer des arrêtés interruptifs de travaux pris sur le fondement de l’article L. 480-2 du code de l’urbanisme, relèvent de la gestion du domaine privé de la commune et des relations de droit privé. Par conséquent, la juridiction administrative s’est déclarée incompétente pour en connaître, rejetant la requête pour ce motif.
N° TA95-2308704(TA95-2308704)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi par M. B... C..., a annulé la décision du 4 mars 2022 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait cessé de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil, ainsi que la décision du 23 mars 2023 refusant leur rétablissement. Le tribunal a jugé que l'OFII n'avait pas justifié du manquement reproché au demandeur d'asile, faute de preuve de convocations aux 8 et 9 février 2022, en application de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation des décisions attaquées pour erreur de droit et défaut de motivation.
N° TA95-2305493(TA95-2305493)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SAS Kva Marius d’une demande de réduction de la taxe pour la création de locaux à usage de bureaux en Ile-de-France, contestant la surface imposable retenue (1 442 m² au lieu de 1 025 m²) pour des travaux autorisés par un permis de construire délivré en 2018 à Levallois-Perret. Après avoir obtenu le dégrèvement sollicité, la société requérante s’est désistée de l’intégralité de ses conclusions. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par un jugement du 12 novembre 2025, sans se prononcer sur le fond.
N° TA95-2301129(TA95-2301129)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. B..., demandeur d'asile bangladais, contestant le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le requérant invoquait notamment un défaut d'information sur les modalités de refus et l'absence d'un entretien de vulnérabilité conforme aux articles L. 551-10 et L. 522-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a annulé la décision de l'OFII, jugeant que l'administration n'avait pas démontré avoir informé le demandeur des risques de refus dans une langue comprise, ni avoir mené un entretien individuel de vulnérabilité. Il a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de M. B... dans un délai d'un mois, sans se prononcer sur le fond du droit aux conditions matérielles.
N° TA95-2504073(TA95-2504073)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 18 février 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à Mme A..., ressortissante philippine, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a considéré que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, eu égard à la durée de présence en France de l'intéressée depuis 2016, à sa communauté de vie avec son époux titulaire d'une carte de résident, à la scolarisation de ses deux enfants et à son insertion professionnelle stable. En conséquence, le tribunal a annulé l'ensemble des décisions contestées (refus de séjour, obligation de quitter le territoire, délai de départ et pays de destination).
N° TA95-2506677(TA95-2506677)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen particulier, estimant la décision suffisamment motivée et signée par une autorité compétente. Il a également jugé que le refus ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de la situation personnelle et familiale du requérant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A..., incluant les demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA95-2506725(TA95-2506725)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C... contre l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 25 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas le droit à être entendu, l'intéressé ayant été mis en mesure de présenter ses observations lors de la retenue administrative. Il a également jugé que le refus de délai de départ volontaire était justifié, le requérant ne justifiant pas d'une résidence effective et stable, et que l'interdiction de retour n'était pas disproportionnée. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2506713(TA95-2506713)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E..., de nationalité marocaine, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment précis. Il a également estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation et ne s'était pas estimé en situation de compétence liée. Enfin, le tribunal a rappelé que l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 régit la situation de M. E... pour une activité salariée, rendant inopérants les articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la circulaire du 28 novembre 2012.
N° TA95-2506674(TA95-2506674)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l’arrêté du 6 mars 2025 par lequel le préfet du Val-d’Oise a refusé un titre de séjour à Mme C..., ressortissante ivoirienne, et l’a obligée à quitter le territoire. La juridiction estime que cette décision méconnaît l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de la durée de séjour de l’intéressée (plus de six ans), de sa scolarisation et insertion professionnelle, et de la présence régulière de plusieurs membres de sa famille en France. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de lui délivrer une carte de séjour temporaire mention « vie privée et familiale » dans un délai de deux mois.
N° TA95-2507637(TA95-2507637)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en excès de pouvoir, a annulé la décision du 5 février 2025 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B..., ressortissante ivoirienne. Le tribunal a jugé que le préfet n'a pas produit l'avis du collège de médecins de l'OFII, pourtant requis par les articles L. 425-9 et R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, privant ainsi la décision de base légale. Cette solution a été retenue sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.
N° TA95-2510047(TA95-2510047)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. E..., ressortissant russe, contre le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de renouveler sa carte de séjour pluriannuelle "vie privée et familiale" et de lui délivrer une carte de résident de dix ans. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant le renouvellement, au motif que M. E... ne justifiait pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de ses enfants français, condition requise par les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La requête a été rejetée dans son intégralité, incluant les demandes d'injonction et d'astreinte.
N° TA95-2510057(TA95-2510057)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B..., ressortissant argentin, en qualité de conjoint de français. La juridiction retient que le préfet a méconnu les articles L. 423-1 et L. 423-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que l'intéressé justifiait de son mariage avec un ressortissant français et du maintien de la communauté de vie. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de deux mois.
N° TA95-2505757(TA95-2505757)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A... D..., ressortissante congolaise, qui contestait le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de renouveler son titre de séjour « vie privée et familiale » en tant que parent d’enfant français. La juridiction a annulé cette décision implicite, estimant que la requérante justifiait contribuer effectivement à l’entretien et à l’éducation de son fils français, conformément aux articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a enjoint au préfet de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de deux mois, sans astreinte, et a mis à la charge de l’État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2507530(TA95-2507530)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. A..., ressortissant camerounais, contre un arrêté préfectoral prononçant son expulsion et son assignation à résidence. Le tribunal a annulé l'arrêté d'expulsion du 28 mars 2025, estimant que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en considérant que la présence de M. A... constituait une menace grave pour l'ordre public, au sens de l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par voie de conséquence, l'arrêté d'assignation à résidence du 25 avril 2025 a également été annulé. L'État a été condamné à verser 1 500 euros à M. A... au titre des frais de justice.
N° TA95-2504283(TA95-2504283)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 12 février 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B. et l'a obligée à quitter le territoire français. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance des dispositions de l'article R. 432-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet n'ayant pas communiqué à la requérante l'avis de la commission du titre de séjour avant d'édicter la décision de refus, ce qui l'a privée d'une garantie. Par voie de conséquence, l'obligation de quitter le territoire français est également annulée. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme B. dans un délai de deux mois.
N° TA95-2504136(TA95-2504136)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet des Hauts-de-Seine. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen complet de sa situation, notamment au regard de l'état de santé de sa fille. Il a jugé que la requérante ne démontrait pas que sa vie privée et familiale était méconnue au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni que les stipulations de la Convention internationale des droits de l'enfant étaient violées. En conséquence, les moyens soulevés contre les décisions portant obligation de quitter le territoire, délai de départ et pays de destination ont été écartés par voie de conséquence.
N° TA95-2507192(TA95-2507192)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision verbale du 3 avril 2025 par laquelle le préfet du Val-d’Oise a refusé d’enregistrer la demande d’admission exceptionnelle au séjour de M. B..., ressortissant tunisien. Le tribunal juge que le refus d’enregistrement, motivé par l’existence d’une obligation de quitter le territoire français non exécutée, est illégal car seul le caractère incomplet, abusif ou dilatoire du dossier peut justifier un tel refus. Il s’appuie sur les articles R. 431-10 à R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B... dans un délai d’un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler dans l’attente.