Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2508317(TA95-2508317)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme C... épouse A..., reconnue prioritaire et urgente à reloger par la commission de médiation le 12 septembre 2018, qui n’a toujours pas reçu de proposition de logement. Elle demandait la condamnation de l’État à lui verser 15 000 euros en réparation des préjudices subis du fait de cette carence, après avoir déjà obtenu 8 000 euros par un jugement du 30 août 2024 pour la même période. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l’État engage sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Il a toutefois rejeté les conclusions présentées au nom des enfants mineurs, tout en tenant compte de la situation familiale pour évaluer le préjudice de la requérante.
N° TA95-2520414(TA95-2520414)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de fixer un rendez-vous à un ressortissant éthiopien pour lui permettre de retirer son titre de séjour, dans un délai de quinze jours. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, en raison des dysfonctionnements de la préfecture ayant empêché l'intéressé de retirer son titre malgré une convocation, et de son besoin de voyager pour des motifs familiaux. Aucune astreinte n'a été prononcée.
N° TA95-2520369(TA95-2520369)
Cette requête, présentée devant le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, concerne une demande de référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Mme C..., ressortissante marocaine, sollicitait du juge des référés qu'il enjoigne au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé ou une autorisation provisoire de séjour, en raison du silence gardé sur sa demande de renouvellement de titre de séjour déposée le 30 décembre 2024. Le juge a rejeté la requête, considérant que la demande de Mme C... avait fait l'objet d'une décision implicite de rejet née le 30 avril 2025, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce que prohibe l'article L. 521-3 du code de justice administrative, et la requérante n'a pas justifié d'un péril grave justifiant une telle dérogation.
N° TA95-2520818(TA95-2520818)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de la convoquer pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la naissance d'une décision implicite de rejet, intervenue quatre mois après le dépôt de sa demande initiale le 31 juillet 2025, faisait obstacle à la mesure sollicitée, celle-ci ne pouvant être ordonnée sans méconnaître l'exécution de cette décision administrative. La solution retenue est fondée sur les dispositions combinées des articles L. 521-3 du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2508150(TA95-2508150)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser Mme B... pour carence fautive dans son relogement. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 19 juillet 2023, n’avait reçu aucune proposition de logement malgré une ordonnance d’injonction du 6 mai 2024. Le tribunal a jugé que cette carence engageait la responsabilité de l’État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Il a accordé une indemnité pour les troubles dans les conditions d’existence subis par la famille, en fonction de la durée de la carence et de la situation de logement précaire.
N° TA95-2508922(TA95-2508922)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A..., reconnue prioritaire et urgente à reloger par la commission de médiation le 16 septembre 2020, afin d'obtenir réparation du préjudice subi du fait de l'absence de proposition de logement par l'État. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État, qui n'a pas exécuté cette décision dans le délai de six mois, engage sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a condamné l'État à verser à Mme A... une somme de 3 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, tout en rejetant les conclusions présentées au nom de sa fille mineure.
N° TA95-2520702(TA95-2520702)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités italiennes, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a estimé que la procédure était régulière, notamment concernant l'entretien individuel et l'information du demandeur, et que la décision était suffisamment motivée. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en appliquant l'article 12.2 du règlement (UE) n° 604/2013, dès lors que M. A... détenait un visa italien valide. Enfin, le tribunal a considéré que les allégations de défaillances systémiques en Italie n'étaient pas établies, écartant ainsi la violation des articles 3 de la CEDH et 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE.
N° TA95-2416813(TA95-2416813)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de Mme B... contre le refus du préfet des Hauts-de-Seine de l'admettre dans un parcours de sortie de prostitution et d'insertion sociale et professionnelle. La requérante soutenait que la décision était entachée d'un défaut d'examen et d'une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 121-9 du code de l'action sociale et des familles. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale.
N° TA95-2522639(TA95-2522639)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A..., ressortissant algérien. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, violation de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la CEDH) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il n'a pas examiné la condition d'urgence, jugeant la requête manifestement mal fondée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2520330(TA95-2520330)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant brésilien, qui demandait une injonction au préfet du Val-d’Oise de le convoquer pour déposer une demande de titre de séjour en tant que membre de famille d’un citoyen de l’Union européenne. Le juge a considéré que la demande était mal fondée, car le silence gardé par l’administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet, rendant la mesure sollicitée impossible sans faire obstacle à l’exécution de cette décision administrative. En application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le requérant n’a pas justifié de circonstances particulières caractérisant l’urgence, et la condition d’utilité de la mesure n’était pas remplie.
N° TA95-2520371(TA95-2520371)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B... d'une demande d'injonction visant à obtenir du préfet des Hauts-de-Seine la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la demande de la requérante avait fait l'objet d'une décision implicite de rejet née du silence gardé par l'administration pendant quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que la mesure sollicitée, qui tendait à faire obstacle à l'exécution de cette décision de rejet, ne pouvait être ordonnée dans le cadre de ce référé, sauf à prévenir un péril grave, ce qui n'était pas démontré.
N° TA95-2522634(TA95-2522634)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du ministre de l'intérieur retirant trois points du permis de conduire de Mme B... et constatant la perte de validité de ce titre. La requérante, conductrice de taxi, invoquait l'urgence et plusieurs moyens, notamment l'absence de prise en compte d'un stage et le défaut d'information préalable. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2522632(TA95-2522632)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de rejet de titre de séjour opposée à M. A... par le préfet des Hauts-de-Seine. Le juge estime qu’aucun des moyens soulevés, tirés du défaut de motivation, de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers, n’est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Sans se prononcer sur l’urgence, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2520846(TA95-2520846)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante algérienne, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de la convoquer pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a considéré que la demande était irrecevable car une décision implicite de rejet était née suite à sa demande de titre, ce qui faisait obstacle à l'application de l'article L. 521-3, cette procédure ne pouvant être utilisée pour contourner l'exécution d'une décision administrative. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article R. 435-1, et du code de justice administrative.
N° TA95-2522629(TA95-2522629)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme B... visant à suspendre la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ayant attendu deux ans pour saisir le tribunal, se plaçant ainsi elle-même dans la situation d'urgence invoquée. En tout état de cause, aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2521352(TA95-2521352)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne la demande de suspension, par Mme B., ressortissante algérienne, du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour « vie privée et familiale ». La juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a admis la requérante au bénéfice provisoire de l’aide juridictionnelle. Toutefois, elle a rejeté la demande de suspension en application de l’article L. 522-3 du même code, considérant qu’elle était manifestement mal fondée. La solution s’appuie sur l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2418774(TA95-2418774)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a examiné la demande de Mme B... visant à obtenir la carte mobilité inclusion mention "stationnement pour personnes handicapées". La requérante soutenait que son état de santé lui ouvrait droit à cette carte. Le tribunal a rejeté sa demande, estimant que les pièces du dossier, notamment le certificat médical produit, ne permettaient pas d'établir que sa capacité de déplacement à pied était réduite de manière importante et durable (périmètre de marche inférieur à 200 mètres) ou qu'elle nécessitait systématiquement une aide humaine ou technique pour ses déplacements extérieurs, conformément aux articles L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et à l'arrêté du 3 janvier 2017.
N° TA95-2508819(TA95-2508819)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser Mme A... épouse C..., reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 31 août 2022, pour carence fautive dans son relogement. La juridiction a retenu la responsabilité de l’État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, en raison du maintien de ses troubles dans les conditions d’existence. Le tribunal a accordé une somme de 3 000 euros à la requérante, assortie des intérêts au taux légal à compter du 12 juillet 2024 et de leur capitalisation, tout en rejetant les conclusions présentées au nom des membres de sa famille.
N° TA95-2520970(TA95-2520970)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... visant à suspendre l’exécution du refus de renouvellement de son titre de séjour « étudiant » pris par le préfet des Hauts-de-Seine. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment au regard de la validité de son récépissé jusqu’au 23 décembre 2025. Il a également considéré qu’aucun des moyens invoqués, tirés de l’incompétence, du défaut de motivation, de la méconnaissance de l’article L. 422-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ou de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA95-2520948(TA95-2520948)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant de délivrer un titre de séjour à Mme A..., ressortissante mauritanienne reconnue réfugiée. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, la requérante se trouvant dans une situation de précarité administrative et financière, privée de droits sociaux et exposée à une mesure d'éloignement. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 424-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.