Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

52 256 décisions disponibles — page 363/2613

DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA95-2416088(TA95-2416088)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 15 octobre 2024 refusant un titre de séjour à Mme D..., ressortissante guinéenne, et l'obligeant à quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Le tribunal a relevé sa résidence de sept ans en France, son mariage avec un titulaire d'une carte de séjour, la naissance de deux enfants français, et le handicap de son fils aîné nécessitant son accompagnement. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de lui délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" et a condamné l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais d'instance.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA95-2520656(TA95-2520656)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B... épouse C... pour enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui remettre son titre de séjour, dont la fabrication était achevée mais dont la délivrance était bloquée par un problème informatique. La requérante justifiait de l’urgence, son récépissé étant expiré et son emploi menacé. Le juge a constaté que l’administration n’avait pas remis le titre malgré deux rendez-vous, ce qui constituait un dysfonctionnement. Il a enjoint au préfet de remettre le titre de séjour à l’intéressée dans un délai de sept jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, en application des articles L. 521-3 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2517884(TA95-2517884)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête en référé de M. B..., un ressortissant algérien, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car il s'agissait d'une première demande de titre de séjour et que les éléments fournis (ancienneté de séjour, attaches sociales, promesse d'embauche) ne justifiaient pas un traitement prioritaire par rapport à d'autres étrangers. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2518071(TA95-2518071)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le titre de séjour de M. A..., ressortissant ivoirien bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a retenu que la condition d’urgence était présumée remplie s’agissant d’un refus de renouvellement de titre de séjour, et qu’il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des dispositions de l’article L. 424-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l’intéressé et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de quinze jours.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2311566(TA95-2311566)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... qui contestait la décision du ministre de l'intérieur constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points sous-jacents. La requête a été jugée irrecevable car tardive, la décision attaquée du 28 septembre 2022 ayant été régulièrement notifiée le 29 octobre 2022. Le recours gracieux formé le 6 avril 2023, après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois, n'a pu le rouvrir. La solution est fondée sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2505924(TA95-2505924)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B... d'une requête en annulation d'une décision de retrait de points sur son permis de conduire et de la contravention sous-jacente. Le juge a rejeté la requête par ordonnance, en application des articles R. 222-1 du code de justice administrative. Il a estimé que les conclusions dirigées contre la contravention relevaient de la compétence exclusive du juge judiciaire (tribunal de police), et non de la juridiction administrative. Concernant le retrait de points, le requérant n'a soulevé que des moyens inopérants ou insuffisamment précis, ne permettant pas d'en apprécier le bien-fondé.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA95-2521328(TA95-2521328)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A... qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de statuer sur sa demande de titre de séjour. Le juge estime que la mesure est dépourvue d'utilité, car une décision implicite de rejet est née du silence de l'administration après quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La délivrance de récépissés postérieurs ne fait pas obstacle à cette décision implicite. Par conséquent, la condition d'utilité exigée par l'article L. 521-3 n'étant pas remplie, la requête est rejetée.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA95-2505064(TA95-2505064)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par le préfet des Hauts-de-Seine d’un recours en excès de pouvoir visant l’annulation d’un contrat à durée déterminée conclu entre la commune de Nanterre et une employée. Le préfet s’est désisté de sa requête, ce désistement étant pur et simple. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement. Aucune contestation au fond n’a donc été tranchée.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA95-2211124(TA95-2211124)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande indemnitaire de Mme et M. G..., héritiers de M. C... G..., décédé, qui contestaient les décisions de suspension et de révocation prises par le centre d’accueil et de soins hospitaliers (CASH) de Nanterre. Les requérants invoquaient des fautes liées à l'illégalité de ces décisions, un délai excessif de saisine du conseil de discipline et des dysfonctionnements du service. Le tribunal a examiné les moyens au regard des articles 30 de la loi du 13 juillet 1983 et L. 6143-7 du code de la santé publique, mais a estimé que les conditions de la responsabilité pour faute n'étaient pas réunies. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA95-2414736(TA95-2414736)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant bangladais, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 28 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne était inopérant, car cet article ne s'applique pas aux mesures d'éloignement des étrangers. La solution retenue est le rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2303964(TA95-2303964)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SASU Maître d’enseigne contestant les contributions spéciale et forfaitaire (total de 19 288 euros) infligées par l’OFII pour l’emploi de deux salariés étrangers sans titre de travail. Le tribunal a jugé que l’employeur ne pouvait se prévaloir de sa bonne foi ou de la présentation de faux documents, car il lui incombe de vérifier la validité des titres de séjour. La décision applique les articles L. 8253-1 du code du travail et L. 822-2 à L. 822-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, sans que l’abrogation de ces derniers par la loi du 26 janvier 2024 ne modifie la solution.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA95-2500658(TA95-2500658)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme D... et M. C... d’une requête en annulation d’un titre de recette émis par le centre hospitalier Rives de Seine pour des soins concernant leur enfant. En cours d’instance, l’hôpital a annulé le titre de recette contesté, ce qui a conduit les requérants à se désister purement et simplement de leur action. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin au litige.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2307636(TA95-2307636)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E..., agent hospitalier révoqué par l'AP-HP, qui contestait cette sanction pour faute. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment le vice de procédure (convocation régulière au conseil de discipline), l'absence d'enquête interne, l'inexactitude matérielle des faits et la méconnaissance du principe "non bis in idem". Il a également jugé que la décision de révocation était suffisamment motivée et que les conclusions indemnitaires étaient irrecevables faute de liaison préalable du contentieux. La décision s'appuie sur le code général de la fonction publique, le code des relations entre le public et l'administration et le décret n°89-822 du 7 novembre 1989.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2517923(TA95-2517923)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré que, faute de réponse de l'administration dans un délai de quatre mois, une décision implicite de rejet était née le 23 janvier 2025. Dès lors, la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui contredit la condition posée par l'article L. 521-3. La requête a donc été rejetée en toutes ses conclusions.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA95-2411518(TA95-2411518)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le retrait de points sur son permis de conduire, ainsi que le rejet implicite de son recours gracieux par le ministre de l’intérieur. La requérante s’est désistée de son action par un mémoire enregistré le 18 novembre 2024. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 7ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du 25 novembre 2025. Aucune autre mesure n’a été prononcée, et les demandes d’annulation, d’injonction et de frais de justice sont devenues sans objet.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2520469(TA95-2520469)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... épouse C.... Celle-ci demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de clôturer ou supprimer sa demande de changement de nom d'usage, afin de résoudre un blocage informatique l'empêchant de déclarer son changement d'adresse et de déposer une demande de naturalisation. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne justifiant pas de circonstances particulières nécessitant une intervention à très bref délai, alors qu'elle est titulaire d'un titre de séjour pluriannuel valable.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA95-2501832(TA95-2501832)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A... d’une demande d’indemnisation contre l’hôpital Nord-Ouest Val-d’Oise pour des préjudices liés à son accouchement. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions, ce qu’elle n’a pas fait dans le délai imparti. Par ordonnance, le tribunal a donc constaté le désistement d’office de la requête, faute de confirmation expresse.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2506218(TA95-2506218)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A... qui contestait le retrait de trois points de son permis de conduire. La requérante soutenait ne pas avoir reçu de courrier relatif à l'infraction et demandait des précisions, mais ce moyen a été jugé insuffisamment étayé. En application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée car elle ne comportait que des moyens non assortis des précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA95-2521371(TA95-2521371)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension présentée par Mme A... sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La requérante contestait des décisions relatives à sa rémunération à demi-traitement et à l'obligation de poser des congés, invoquant l'urgence liée à sa situation de mère isolée et à ses difficultés financières. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas établie, faute pour Mme A... d'avoir produit des éléments suffisants sur ses charges et ses ressources. En conséquence, la requête a été rejetée par ordonnance, sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2416928(TA95-2416928)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C..., ressortissant pakistanais, qui contestait un arrêté du préfet de Police du 4 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Enfin, le moyen tiré des risques encourus en cas de retour au Pakistan a été écarté, faute d'éléments suffisants démontrant un danger actuel et personnel.

Résumé IA