Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2312368(TA95-2312368)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... et Mme E... contestant le refus d’affectation de leur fille au collège Lakanal. Les juges ont estimé que la décision de la directrice académique n’avait pas à être motivée, car un refus de dérogation à la carte scolaire n’entre pas dans les cas de motivation obligatoire prévus par le code des relations entre le public et l’administration. Ils ont également considéré que la situation particulière de l’enfant avait bien été examinée et que le moyen tiré de la méconnaissance de l’intérêt supérieur de l’enfant était infondé. En conséquence, la demande d’annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA95-2415144(TA95-2415144)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation de 1ère chambre, a annulé la décision implicite de refus de titre de séjour opposée par le préfet des Hauts-de-Seine à M. B..., ressortissant ivoirien. Le tribunal a retenu que le préfet avait méconnu son obligation de motivation, en ne communiquant pas les motifs de sa décision implicite dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressé, en violation des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. La solution est fondée sur le défaut de motivation, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres moyens soulevés par le requérant, notamment la méconnaissance des articles L. 423-7, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA95-2504540(TA95-2504540)
Refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français opposés à un ressortissant gabonais par le préfet du Val-d’Oise. Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise substitue à la base légale initiale (article L. 422-1 du CESEDA) les stipulations de l’article 9 de la convention franco-gabonaise du 2 décembre 1992, qui régissent exclusivement la situation des étudiants gabonais. La solution retenue est l’annulation de l’arrêté pour erreur de droit, le préfet ayant appliqué les dispositions du code au lieu de la convention.
N° TA95-2517100(TA95-2517100)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet du Val-d'Oise de délivrer à M. B..., ressortissant nigérien, une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à séjourner en France. La requête portait sur le refus implicite de délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour, déposée via le téléservice ANEF. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, constatant que l'absence de document de séjour depuis plus de deux mois privait l'intéressé de revenus et d'accès aux droits sociaux. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2516119(TA95-2516119)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... tendant à l'annulation de la décision du 8 juillet 2025 par laquelle la DRIEETS d'Île-de-France a validé l'accord collectif portant plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) de la société HCL Technologies France. Le requérant soulevait plusieurs moyens, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'irrégularité de la procédure d'information-consultation du CSE, l'insuffisance des mesures de reclassement et une fraude généralisée. Le tribunal a jugé que l'administration avait exercé un contrôle suffisant et que les moyens invoqués n'étaient pas fondés, en application des articles L. 1233-57-3 et suivants du code du travail.
N° TA95-2415858(TA95-2415858)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. B..., ressortissant bangladais, contre un arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a annulé cet arrêté pour vice de procédure, estimant que le préfet aurait dû saisir la commission du titre de séjour, car M. B... justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, notamment par des documents pour l'année 2014. La solution retenue est l'annulation de la décision de refus de séjour, de l'obligation de quitter le territoire et de la fixation du pays de destination. Cette décision s'appuie sur les articles L. 432-13 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2416032(TA95-2416032)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante malgache, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'absence de visa long séjour, exigé par l'article L. 423-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, justifiait le refus. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni ne méconnaissait les articles L. 423-23 et L. 435-1 du même code. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
N° TA95-2402545(TA95-2402545)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C... qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour son fils. Le tribunal a jugé que la demande, présentée par voie postale le 30 mai 2023, était irrecevable car, conformément à l'arrêté du 27 avril 2021 pris en application des articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ce type de demande doit obligatoirement être effectué via un téléservice. En l'absence de preuve d'une impossibilité d'utiliser ce service, le silence de l'administration n'a pas fait naître une décision faisant grief susceptible d'être contestée devant le juge de l'excès de pouvoir.
N° TA95-2208410(TA95-2208410)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SCI Selami, qui demandait l'annulation du refus de permis de construire opposé par le maire de Gonesse pour la démolition et reconstruction avec extension d'un bâtiment industriel. Le tribunal a estimé que le projet, qui modifiait le volume et l'aspect extérieur du bâtiment, ne pouvait être considéré comme une reconstruction à l'identique au sens de l'article L. 111-15 du code de l'urbanisme. Il a également jugé que la société requérante n'avait pas apporté la preuve de la régularité de la construction initiale, cette charge lui incombant. En conséquence, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 111-15 a été écarté, et les conclusions aux fins d'injonction et d'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA95-2404930(TA95-2404930)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant pakistanais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et avait été précédée d'un examen particulier de sa situation. Il a estimé que la présence de l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public en raison d'une condamnation pénale, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a considéré que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2311150(TA95-2311150)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. SADAT, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2017-2018, résultant de revenus distribués par la société Kalitea Immobilier Conseil. Le juge a estimé que l'irrégularité alléguée de la vérification de comptabilité de la société était sans incidence sur l'imposition personnelle du requérant. Il a également considéré que M. SADAT, en tant que président et associé unique, devait être regardé comme le seul maître de l'affaire, ce qui le présumait avoir appréhendé les distributions, sans qu'il puisse utilement invoquer l'absence de perception effective des sommes. La solution s'appuie sur les articles L. 57 du livre des procédures fiscales et 109 du code général des impôts.
N° TA95-2407946(TA95-2407946)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SARL Mano Bat, qui demandait le remboursement d’un crédit de TVA de 51 409 euros au titre de l’année 2022. La société n’a pas justifié avoir déclaré ce crédit ni produit de pièces (factures) pour en établir l’existence, comme l’exigent les articles 271 et 287 du code général des impôts et l’article L. 177 du livre des procédures fiscales. La charge de la preuve incombant au requérant, le tribunal a écarté le moyen et rejeté l’intégralité de la demande.
N° TA95-2409155(TA95-2409155)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SAS Monoprix Exploitation, qui demandait la décharge d’une cotisation de taxe sur les surfaces commerciales de 37 591 euros au titre de l’année 2021. La société soutenait que la surface de vente de son établissement, inférieure à 2 500 m² après déduction d’un espace situé devant les caisses, ne justifiait pas la majoration de 50 % prévue par l’article 3 de la loi n°72-657 du 13 juillet 1972. Le tribunal a estimé que la requérante n’apportait pas la preuve de la surface à exclure, faute de mesures chiffrées détaillées dans les documents produits. En conséquence, la majoration a été maintenue et les conclusions accessoires rejetées.
N° TA95-2310391(TA95-2310391)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C... qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour les années 2018 à 2021 et une saisie administrative à tiers détenteur. Sur la prescription, le tribunal a jugé que le droit de reprise pour l'année 2018, exercé par une proposition de rectification du 4 novembre 2022, était légal jusqu'au 31 décembre 2022 en application de l'article L. 169 du livre des procédures fiscales et de la loi de finances pour 2017. Les conclusions relatives à la décharge de l'obligation de payer ont été déclarées irrecevables faute de réclamation préalable au comptable, conformément à l'article L. 281 du même code. Enfin, la demande de déduction des frais professionnels réels et le bénéfice de la doctrine administrative ont été implicitement rejetés, le tribunal ne les ayant pas retenus comme fondés.
N° TA95-2409156(TA95-2409156)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SAS Monoprix Exploitation, qui demandait la décharge partielle de la taxe sur les surfaces commerciales (TASCOM) due au titre de 2021 pour son établissement de Meudon. La société contestait l'application de la majoration de 50 % prévue par l'article 3 de la loi n° 72-657 du 13 juillet 1972, arguant que sa surface de vente était inférieure à 2 500 m² après déduction d'un espace situé devant les caisses. Le tribunal a jugé que la société n'apportait pas la preuve suffisante de la surface à exclure, faute de produire un plan détaillé avec des mesures chiffrées. En conséquence, la surface retenue de 2 597 m² a été confirmée, justifiant l'application de la majoration.
N° TA95-2409158(TA95-2409158)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SAS Monoprix Exploitation, qui demandait la décharge partielle de la taxe sur les surfaces commerciales (TASCOM) due au titre de 2021 pour son établissement de Neuilly-sur-Seine. La société contestait l’application de la majoration de 50 % prévue par l’article 3 de la loi n° 72-657 du 13 juillet 1972, arguant que sa surface de vente était inférieure à 2 500 m² après déduction d’un espace situé devant les caisses. Le tribunal a jugé que la société n’apportait pas la preuve suffisante de cette surface à exclure, faute de documents chiffrés précis, et a donc maintenu l’imposition initiale.
N° TA95-2314123(TA95-2314123)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. F... contre l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 17 octobre 2023 lui ordonnant de quitter un logement occupé illégalement à Nanterre. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence du signataire, la préfète déléguée disposant d'une délégation régulière. Il estime également que l'arrêté est suffisamment motivé en droit et en fait, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Enfin, il juge que la mesure de police, fondée sur l'article 38 de la loi du 5 mars 2007, ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, la situation personnelle et familiale de l'occupant ayant été prise en compte.
N° TA95-2502202(TA95-2502202)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite par laquelle le préfet du Val-d’Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A..., ressortissant bangladais. Le tribunal écarte l’exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, la délivrance d’un simple récépissé ne privant pas d’objet le recours contre le refus de titre. Il retient que le préfet a méconnu l’obligation de motivation prévue aux articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, en ne communiquant pas les motifs de son refus implicite dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressé.
N° TA95-2516115(TA95-2516115)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de M. C..., M. N..., M. E... et du syndicat CFE-CGC, qui demandaient l’annulation de la décision du 8 juillet 2025 par laquelle la DRIEETS d’Île-de-France avait validé l’accord collectif relatif au plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) de la société HCL Technologies France. Les requérants contestaient notamment l’insuffisance des mesures d’accompagnement, l’absence de contrôle sur le respect des obligations de l’employeur en matière de santé et sécurité, l’irrégularité de la procédure d’information-consultation du CSE, la définition des catégories professionnelles et l’absence de motif économique. Le tribunal a jugé que l’administration avait procédé aux vérifications requises et que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, en application des articles L. 1233-57-3 et suivants du code du travail.
N° TA95-2413290(TA95-2413290)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A... B..., ressortissante haïtienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 23 août 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation étant régulière, et a jugé inopérant le moyen tiré de l'article L. 433-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la requérante n'ayant pas sollicité ce type de titre. Sur le fond, il a estimé que la décision de refus ne méconnaissait pas l'article L. 423-23 du même code, la requérante ne justifiant pas de liens personnels et familiaux suffisamment intenses, anciens et stables en France pour obtenir un titre de séjour "vie privée et familiale".