Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2519040(TA95-2519040)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite, puis explicite, de sa demande de logement prioritaire par la commission de médiation du Val-d’Oise. Statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le juge a rejeté la requête comme irrecevable pour défaut de motivation. Il a rappelé que, pour être reconnue prioritaire au titre du droit au logement opposable (DALO), la requérante devait démontrer sa bonne foi et justifier d’une situation d’urgence ou de privation de logement, conformément aux articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA95-2502063(TA95-2502063)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A... d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du préfet des Hauts-de-Seine clôturant sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré à la requérante une carte de résident valable dix ans, ce qui a conduit Mme A... à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a toutefois rejeté les conclusions de Mme A... tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
N° TA95-2504794(TA95-2504794)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation de première chambre, a annulé l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 21 février 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour « salarié » de M. A..., ressortissant pakistanais. La solution retenue est fondée sur une erreur de fait, le préfet ayant considéré à tort qu'aucune demande d'autorisation de travail n'avait été déposée pour l'intéressé, alors que cette demande, effectuée le 11 décembre 2024, était en cours d'instruction. Le tribunal a ainsi fait droit au recours pour excès de pouvoir, sans se prononcer sur les autres moyens invoqués, en application des articles L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 5221-2 du code du travail.
N° TA95-2520617(TA95-2520617)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 20 octobre 2025 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de délivrer un récépissé de titre de séjour à M. B.... Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation ou de la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a relevé que la demande de renouvellement de titre de séjour de M. B... avait été classée sans suite le 30 juillet 2024, décision devenue exécutoire, et qu'aucune demande de titre n'était en cours, rendant impossible la délivrance d'un récépissé. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2519067(TA95-2519067)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de logement prioritaire et urgent par la commission de médiation des Hauts-de-Seine. En cours d’instance, la commission a explicitement reconnu le caractère prioritaire et urgent de sa demande par une décision du 6 août 2025. Le juge, constatant que cette décision rendait le litige sans objet, a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2519183(TA95-2519183)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du maire de Suresnes autorisant l’implantation d’antennes relais par la société Free Mobile. Les requérants, voisins de l’immeuble concerné, n’ont pas justifié de leur intérêt à agir et n’ont apporté aucun élément probant pour étayer leurs moyens, notamment l’irrégularité de l’affichage. En l’absence de doute sérieux sur la légalité de la décision et sans qu’il soit besoin d’examiner l’urgence, la requête a été rejetée par ordonnance.
N° TA95-2517100(TA95-2517100)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet du Val-d'Oise de délivrer à M. B..., ressortissant nigérien, une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à séjourner en France. La requête portait sur le refus implicite de délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour, déposée via le téléservice ANEF. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, constatant que l'absence de document de séjour depuis plus de deux mois privait l'intéressé de revenus et d'accès aux droits sociaux. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2521262(TA95-2521262)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. A... visant à obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance du 15 avril 2025. Cette ordonnance avait suspendu un refus de renouvellement de titre de séjour et enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer sa situation. Le juge a constaté que le préfet avait convoqué M. A... et lui avait délivré un récépissé de demande de renouvellement, mais que l'administration avait ensuite refusé de renouveler ce récépissé en raison d'une obligation de quitter le territoire français. La solution retenue est un rejet de la requête par ordonnance motivée, sans instruction ni audience, au motif qu'elle est manifestement mal fondée, l'inexécution alléguée n'étant pas établie au regard des mesures déjà prises. Les textes appliqués sont les articles L. 521-4 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2516119(TA95-2516119)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... tendant à l'annulation de la décision du 8 juillet 2025 par laquelle la DRIEETS d'Île-de-France a validé l'accord collectif portant plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) de la société HCL Technologies France. Le requérant soulevait plusieurs moyens, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'irrégularité de la procédure d'information-consultation du CSE, l'insuffisance des mesures de reclassement et une fraude généralisée. Le tribunal a jugé que l'administration avait exercé un contrôle suffisant et que les moyens invoqués n'étaient pas fondés, en application des articles L. 1233-57-3 et suivants du code du travail.
N° TA95-2502202(TA95-2502202)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite par laquelle le préfet du Val-d’Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A..., ressortissant bangladais. Le tribunal écarte l’exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, la délivrance d’un simple récépissé ne privant pas d’objet le recours contre le refus de titre. Il retient que le préfet a méconnu l’obligation de motivation prévue aux articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, en ne communiquant pas les motifs de son refus implicite dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressé.
N° TA95-2516118(TA95-2516118)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E... tendant à l'annulation de la décision du 8 juillet 2025 par laquelle la DRIEETS d'Île-de-France a validé l'accord collectif portant plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) de la société HCL Technologies France. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'irrégularité de la procédure d'information-consultation du CSE, l'insuffisance des mesures de reclassement et une fraude. Le tribunal a jugé que l'administration avait exercé un contrôle suffisant et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des articles L. 1233-57-3 et suivants du code du travail.
N° TA95-2516072(TA95-2516072)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du sous-préfet d’Antony accordant le concours de la force publique pour son expulsion. Par un acte enregistré le 7 novembre 2025, M. B... s’est désisté purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 21 novembre 2025. Aucune autre solution au fond n’a été retenue.
N° TA95-2521656(TA95-2521656)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. D... qui demandait la suspension de mesures restrictives de ses droits familiaux (parloirs, permis de sortie) en milieu pénitentiaire. La requête a été jugée irrecevable pour deux motifs : d'une part, le mandataire choisi, Mme B..., ne pouvait pas représenter M. D... en justice car les personnes physiques ne peuvent recourir qu'aux avocats mentionnés à l'article R. 431-2 du code de justice administrative. D'autre part, la requête était irrecevable car elle cumulait des demandes fondées sur deux procédures de référé distinctes (L. 521-1 et L. 521-2 du même code).
N° TA95-2521658(TA95-2521658)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A... qui demandait une injonction au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer une attestation de travail. Le juge estime que cette demande, visant à obtenir une autorisation de travail, présente un caractère définitif et excède ainsi sa compétence, qui se limite aux mesures provisoires ou conservatoires. En conséquence, la requête est manifestement irrecevable et rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2521632(TA95-2521632)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A..., représentant du groupement politique « Butry demain », qui contestait le refus du maire de Butry-sur-Oise d'autoriser l'occupation de la place de la mairie pour une réunion publique le 22 novembre 2025. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le maire ayant proposé une alternative à une date ultérieure (le 29 novembre 2025) et sur un autre lieu (place de la gare). En conséquence, il a considéré qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale aux libertés de réunion et d'expression n'était établie, et a rejeté la requête sans appliquer la procédure contradictoire prévue à l'article L. 522-1 du même code.
N° TA95-2521356(TA95-2521356)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B..., ressortissant haïtien, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-d'Oise de le convoquer pour lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge constate que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette décision administrative fait obstacle au prononcé de la mesure sollicitée, qui n'a pas pour objet de prévenir un péril grave.
N° TA95-2217418(TA95-2217418)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, par une ordonnance du 20 novembre 2025, a pris acte du désistement d'office de M. A... B... dans le cadre de son recours pour excès de pouvoir contre le refus du CNAPS de lui délivrer une autorisation préalable. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d'un mois suivant une demande fondée sur l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il a été réputé s'être désisté. Le tribunal a appliqué les articles R. 222-1 (1°) et R. 612-5-1 du code de justice administrative pour constater ce désistement pur et simple.
N° TA95-2521481(TA95-2521481)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Gonesse ordonnant l'évacuation d'un campement. Les requérants, occupants d'origine rom, invoquaient l'urgence liée à leur vulnérabilité et à l'approche de l'hiver, ainsi que plusieurs moyens de légalité externe et interne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, en raison de l'absence de démonstration d'une atteinte grave et immédiate à leur situation, compte tenu notamment de l'occupation illicite et des objectifs d'intérêt public poursuivis par la décision d'évacuation.
N° TA95-2521479(TA95-2521479)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait la délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de carte de séjour. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant s'étant placé lui-même dans la situation qu'il invoquait en ne déposant pas une demande de renouvellement complète. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner l'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Les textes appliqués sont les articles L. 521-2 et R. 522-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2520653(TA95-2520653)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. A..., ressortissant ivoirien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le refus portait sur un premier titre de séjour et que le requérant, entré irrégulièrement en France à l'âge de 17 ans, ne justifiait pas de circonstances particulières rendant nécessaire une mesure provisoire immédiate. La décision a été prise en application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.