Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2520621(TA95-2520621)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A... d’une demande d’injonction visant à obtenir du recteur de l’académie de Versailles la délivrance d’une attestation employeur nécessaire à ses droits aux allocations chômage. Le tribunal a constaté que le recteur avait transmis les documents requis le 12 novembre 2025, soit après l’introduction de la requête mais avant la date de l’ordonnance. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, devenues sans objet, et rejeté la demande de frais de justice.
N° TA95-2521472(TA95-2521472)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante guinéenne, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation de l’instruction de sa demande de titre de séjour. La juge des référés a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le délai de traitement de deux mois et demi n’étant pas anormalement long pour une première demande de titre de séjour. La requête a été rejetée sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’utilité de la mesure sollicitée.
N° TA95-2521416(TA95-2521416)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... C..., ressortissante comorienne, qui demandait la délivrance d'un titre de séjour ou d'un récépissé en qualité de parent d'enfant français. Le juge a estimé que la demande de délivrance d'un titre de séjour, qui constitue une mesure définitive, excédait sa compétence en référé, celle-ci étant limitée aux mesures provisoires ou conservatoires. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin de statuer sur l'urgence.
N° TA95-2516273(TA95-2516273)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision du 18 juin 2025 par laquelle la sous-préfète de Saint-Germain-en-Laye a suspendu le permis de conduire de M. B... pour excès de vitesse. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la gravité de l'infraction (50 km/h au-dessus de la limite) et l'intérêt public lié à la sécurité routière priment sur les conséquences professionnelles invoquées par le requérant. La requête est donc rejetée sans examen des moyens soulevés.
N° TA95-2516165(TA95-2516165)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, rendue le 20 novembre 2025, concerne un recours pour excès de pouvoir formé par M. B... contre une décision du préfet des Hauts-de-Seine rejetant sa demande de naturalisation. Le tribunal ne se prononce pas sur le fond du litige mais se déclare incompétent territorialement. Il applique les articles 44 et 45 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui imposent un recours administratif préalable obligatoire auprès du ministre, et l'article R. 312-18 du code de justice administrative, qui attribue compétence exclusive au tribunal administratif de Nantes pour connaître des recours contre les décisions ministérielles en matière de naturalisation. En conséquence, le tribunal ordonne la transmission du dossier de la requête au tribunal administratif de Nantes.
N° TA95-2519722(TA95-2519722)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi par renvoi du Tribunal Administratif de Paris d’un recours en excès de pouvoir de M. A... contre son arrêté de révocation, s’est déclaré incompétent. Constatant que l’affectation de l’agent à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle relève du ressort du Tribunal Administratif de Montreuil, et non du Val-d’Oise, il a transmis le dossier au Conseil d’État pour régler le conflit de compétence, sur le fondement des articles R. 312-12, R. 221-3 et R. 351-6 du code de justice administrative.
N° TA95-2515607(TA95-2515607)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de la SAS Nefertiti Market visant à suspendre l'arrêté préfectoral du 29 juillet 2025 ordonnant la fermeture administrative de son établissement pour sept jours. La société invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment pour incompétence et erreur de fait. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, faute pour la requérante de fournir des justificatifs comptables démontrant un préjudice grave et immédiat. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2517311(TA95-2517311)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... tendant à la suspension de l’arrêté préfectoral du 22 août 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le juge a constaté que la demande était manifestement irrecevable, car le requérant n’avait pas introduit de requête distincte en annulation, comme l’exige l’article R. 522-1 du même code. Aucun examen au fond des moyens soulevés (incompétence, méconnaissance de l’article 3 de la CEDH et de l’article L. 752-6 du CESEDA) n’a donc été effectué.
N° TA95-2503879(TA95-2503879)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B... d’une requête en excès de pouvoir visant l’annulation d’un refus de renouvellement de titre de séjour et d’une obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d’Oise le 29 janvier 2025. Postérieurement à l’introduction de la requête, le préfet a délivré le titre de séjour sollicité, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions et a rejeté le surplus des demandes, notamment celles relatives aux frais de justice.
N° TA95-2308108(TA95-2308108)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi par M. B... d’une demande d’exécution d’un précédent jugement du 11 février 2022, a constaté que ce jugement, qui annulait des décisions et enjoignait à l’établissement public territorial Vallée Sud Grand Paris de régulariser sa situation administrative, avait été entièrement exécuté. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’exécution. L’établissement a toutefois été condamné à verser 1 500 euros à M. B... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2505724(TA95-2505724)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler la carte de séjour pluriannuelle de M. A..., ressortissant sénégalais membre de famille d’un citoyen de l’Union européenne. La juridiction retient que le préfet n’a pas établi que l’intéressé ne remplissait plus les conditions de renouvellement prévues aux articles L. 233-1 et L. 233-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, entachant ainsi sa décision d’une erreur de droit. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai d’un mois.
N° TA95-2505703(TA95-2505703)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à Mme B..., ressortissante congolaise, par le préfet du Val-d’Oise. La requérante contestait ce refus, né du silence gardé sur sa demande de titre « vie privée et familiale », en invoquant notamment une méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal retient que le préfet a méconnu son obligation de motivation, prévue à l’article L. 211-2 du code des relations entre le public et l’administration, en ne communiquant pas les motifs de sa décision implicite dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressée. Par conséquent, le jugement annule la décision et enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme B.
N° TA95-2505702(TA95-2505702)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite par laquelle le préfet du Val-d’Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B..., ressortissante algérienne. Le tribunal retient que le préfet n’a pas communiqué les motifs de cette décision implicite dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme B... dans un délai de deux mois, sans astreinte, et rejette la demande de frais de justice.
N° TA95-2501616(TA95-2501616)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi par M. A..., ressortissant algérien, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Val-d’Oise de lui délivrer un certificat de résidence, annule cette décision. Le tribunal retient que le préfet n’a pas communiqué les motifs de son refus implicite dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressé, en méconnaissance de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Cette illégalité entraîne l’annulation de la décision, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.
N° TA95-2406661(TA95-2406661)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C... qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, et l'irrégularité de la procédure d'avis médical, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA95-2402836(TA95-2402836)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête du syndicat des copropriétaires de la résidence Athénée 1 et 2 et de M. C... demandant l’annulation du permis de construire délivré par le maire de Sceaux à la SNC Sceaux Roosevelt pour la construction d’un immeuble de 23 logements et la réhabilitation d’une maison de maître. La juridiction a examiné les moyens soulevés, notamment l’incomplétude du dossier, la méconnaissance des règles du PLU relatives à l’assainissement, aux déchets, à l’implantation des constructions et à la protection d’un arbre remarquable. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable, faute pour le syndicat des copropriétaires de justifier d’une autorisation régulière de l’assemblée générale pour agir et pour M. C... de démontrer un intérêt à agir suffisant.
N° TA95-2301600(TA95-2301600)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B... qui demandait l'annulation du refus implicite du maire de Clamart de dresser un procès-verbal d'infraction pour non-conformité des travaux de toiture réalisés par ses voisins. Le tribunal a jugé que la requérante n'avait pas d'intérêt à agir, faute de justifier d'un titre de propriété ou d'un intérêt personnel suffisant pour contester la conformité des travaux. Par ailleurs, il a constaté que la visite du chantier effectuée le 10 février 2023 par les services municipaux avait rendu sans objet la demande de vérification. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment les articles L. 480-1 et L. 480-2.
N° TA95-2215529(TA95-2215529)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté du maire d'Enghien-les-Bains du 7 juin 2022 s'opposant à sa déclaration préalable de travaux d'isolation par l'extérieur et de changement de porte. Le tribunal a jugé que l'opposition était fondée sur l'avis défavorable de l'Architecte des Bâtiments de France, rendu dans le cadre du site patrimonial remarquable, et que la décision ne constituait pas un retrait illégal d'une autorisation tacite. Il a estimé que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et l'erreur de fait, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 423-24 et R. 424-3 du code de l'urbanisme, ainsi que sur le code du patrimoine.
N° TA95-2215435(TA95-2215435)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la demande de la SCI Paulsan visant à annuler le refus de permis de construire pour un immeuble de 72 logements et une micro-crèche à Sannois. La société requérante soutenait que le certificat d'urbanisme négatif délivré le 24 août 2021 gelait les règles d'urbanisme applicables, rendant illégal le refus fondé sur le nouveau plan local d'urbanisme (PLU) modifié en février 2022. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le certificat d'urbanisme n'était pas valide et que la commune pouvait substituer d'autres motifs légaux, comme la méconnaissance des articles UA4 et UA7 du PLU, pour justifier le refus. La décision s'appuie sur les articles L. 410-1 du code de l'urbanisme et les dispositions du PLU local.
N° TA95-2520136(TA95-2520136)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, rendue le 20 novembre 2025, concerne une requête de Mme D... contestant le rejet de sa demande d'indemnisation pour un décès lié à des infections nosocomiales survenu à l'Hôpital Paris Saint-Joseph. Le tribunal ne se prononce pas sur le fond du litige mais se déclare territorialement incompétent. En application des articles R. 312-14 et R. 221-3 du code de justice administrative, il estime que le lieu du fait générateur du dommage (Paris) relève de la compétence du Tribunal Administratif de Paris. Par conséquent, l'ordonnance prononce le transfert du dossier à cette juridiction.