Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2212383(TA95-2212383)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 23 juillet 2021 refusant à la société G-OPS Europe une aide du fonds de solidarité pour le mois de juin 2021, dans le cadre de la crise sanitaire liée à la covid-19. La société, qui exerce une activité de services auxiliaires des transports aériens, remplissait toutes les conditions prévues par le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020 pour bénéficier de cette subvention. Le tribunal retient que le refus est entaché d’illégalité, la société ayant déjà perçu l’aide pour les mois d’avril et mai 2021.
N° TA95-2212303(TA95-2212303)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B... A... contestant la décision du ministre de l'intérieur du 20 juillet 2022 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que plusieurs retraits de points. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions relatives à l'infraction du 4 décembre 2020, le point litigieux ayant été restitué. Sur le fond, il a rejeté le moyen tiré du défaut d'information préalable pour les infractions des 23 mai et 4 août 2020, le paiement des amendes forfaitaires établissant la réception des informations requises. Pour l'infraction du 4 janvier 2020, le tribunal a considéré que le procès-verbal électronique mentionnant un refus de signer prouvait la délivrance de l'information. La décision finale du tribunal n'est pas précisée dans l'extrait, mais les motifs exposés conduisent au rejet des conclusions d'annulation.
N° TA95-2212139(TA95-2212139)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de remise gracieuse d’un indu de 6 211 euros au titre du fonds de solidarité pour les entreprises (novembre 2020). Le juge a estimé que la bonne foi et les difficultés financières invoquées étaient sans incidence sur la légalité de la décision, et que le requérant n’établissait pas l’impossibilité pour la société de rembourser sa dette. La solution retenue écarte toute erreur manifeste d’appréciation, en application de l’ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 et du décret n° 2020-371 du 30 mars 2020.
N° TA95-2506892(TA95-2506892)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant bangladais, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 5 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Enfin, le tribunal a estimé que l'interdiction de retour n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la situation de l'intéressé.
N° TA95-2304139(TA95-2304139)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d'un recours de plein contentieux par la société Reithler, a statué sur la contestation de l'ordonnance du 6 juillet 2022 qui mettait à sa charge exclusive les frais d'expertise (13 320 euros TTC). La société Reithler demandait une répartition de ces frais entre les constructeurs, en se fondant sur un partage de responsabilité retenu par un jugement ultérieur du Tribunal Administratif de Montreuil. Le tribunal a fait droit à cette demande en application des articles R. 761-4 et R. 761-5 du code de justice administrative, répartissant la charge des frais d'expertise entre la société Reithler, la société 5-Cinq Architecture et la société BTP Consultants.
N° TA95-2417641(TA95-2417641)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante chinoise, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de sa vie privée et familiale en France. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la situation personnelle de Mme B... ne justifiait pas l'octroi d'un titre de séjour, rejetant ainsi l'ensemble de ses demandes.
N° TA95-2410936(TA95-2410936)
Refus d'enregistrement d'une demande de titre de séjour (admission exceptionnelle au séjour) – Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (7ème Chambre). Le tribunal annule la décision du préfet du Val-d'Oise qui avait classé sans suite la demande de M. A... au seul motif qu'il faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. Il juge que cette motivation constitue une erreur de droit, aucune disposition législative ou réglementaire ne subordonnant l'enregistrement d'une demande de titre de séjour à l'exécution préalable d'une mesure d'éloignement. Le tribunal enjoint au préfet d'enregistrer la demande, de délivrer un récépissé et de l'examiner, sur le fondement des articles R. 431-10 à R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2504453(TA95-2504453)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les requêtes de Mme B... contestant un arrêté préfectoral du 19 février 2025 portant obligation de quitter le territoire français et retrait de sa carte de séjour pluriannuelle. La requérante soulevait notamment des moyens tirés de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance de son droit à être entendu, de l'absence de saisine de la commission du titre de séjour, et d'une erreur d'appréciation quant à la menace pour l'ordre public. Le tribunal a relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre une décision de refus de séjour inexistante. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais les débats ont porté sur l'application des articles 8 et 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que des articles L. 423-23, L. 432-4, L. 435-1, L. 721-4 et L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2504304(TA95-2504304)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B..., reconnue prioritaire et devant être logée en urgence par une décision de la commission de médiation du 25 janvier 2019, qui n'a reçu aucune proposition de logement. Elle demandait la condamnation de l'État à lui verser 400 euros par mois à compter du 19 avril 2023 pour les troubles dans ses conditions d'existence. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État à exécuter la décision de la commission de médiation engage sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a accordé une indemnité de 2 000 euros pour la période du 19 avril 2023 à la date du jugement, rejetant le surplus des conclusions.
N° TA95-2517309(TA95-2517309)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A... de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction. Le requérant, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour, s’est désisté après que le préfet lui a délivré une attestation de prolongation d’instruction. Le tribunal admet provisoirement M. A... au bénéfice de l’aide juridictionnelle.
N° TA95-2517294(TA95-2517294)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de Mme C..., ressortissante srilankaise. Le juge a écarté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, estimant que la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction ne faisait pas disparaître l'objet du litige. La solution retenue est le rejet de la requête, après avoir examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2410939(TA95-2410939)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du préfet du Val-d’Oise du 30 mai 2024 classant sans suite la demande d’admission exceptionnelle au séjour de M. B..., ressortissant mauritanien. Le préfet avait refusé d’enregistrer la demande au motif que l’intéressé faisait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal juge que ce motif constitue une erreur de droit, car aucun texte ne subordonne l’enregistrement d’une demande de titre de séjour à l’absence de mesure d’éloignement, et que la demande n’était ni abusive ni dilatoire. Il enjoint au préfet d’enregistrer la demande, de délivrer un récépissé et de procéder à son examen dans un délai de deux mois. La décision est fondée sur les articles R. 431-10 à R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2519760(TA95-2519760)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement du titre de séjour de M. B..., ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, le requérant n’ayant pas justifié de circonstances particulières, et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l’article 7 bis de l’accord franco-algérien, n’étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sans qu’il soit besoin d’examiner les autres conditions.
N° TA95-2410959(TA95-2410959)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A..., ressortissant ivoirien reconnu réfugié, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant de lui délivrer une carte de résident. En cours d’instance, le préfet a édité la carte de résident sollicitée, valable dix ans. M. A... s’est alors désisté de ses conclusions principales, ce dont le tribunal lui a donné acte. Statuant sur les frais, le tribunal a condamné l’État à verser 1 500 euros à son avocat au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l’aide juridique.
N° TA95-2502948(TA95-2502948)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 15 novembre 2024 par laquelle le préfet du Val-d’Oise avait clôturé la demande de titre de séjour de M. A..., ressortissant marocain. La juridiction a retenu que cette décision était entachée d’une erreur de fait, le préfet s’étant fondé à tort sur l’existence d’une mesure d’éloignement inexistante. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... dans un délai d’un mois. La décision s’appuie notamment sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2514332(TA95-2514332)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B... d'une requête en excès de pouvoir visant à contester un retrait de points de son permis de conduire. Le juge a constaté que le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n'a pas répondu dans le délai imparti. En conséquence, il est réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. Par ordonnance du 3 novembre 2025, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement d'instance.
N° TA95-2517735(TA95-2517735)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 24 septembre 2025 par laquelle l'OFII avait refusé à Mme A..., demandeuse d'asile guinéenne accompagnée de son enfant mineur, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas informé la requérante, dans une langue qu'elle comprend, des motifs de refus possibles, en méconnaissance des articles L. 551-10 et D. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette irrégularité a privé la décision de base légale, entraînant son annulation. Le tribunal a enjoint à l'OFII de rétablir Mme A. dans ses conditions matérielles d'accueil et de lui verser l'allocation de demandeur d'asile à compter de la délivrance de son attestation.
N° TA95-2517292(TA95-2517292)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A... d'une demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a constaté que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement, et a relevé l'existence d'un moyen propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision, tiré de la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la suspension de l'exécution de la décision implicite de refus a été ordonnée, et il a été enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A... dans un délai d'un mois.
N° TA95-2517260(TA95-2517260)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. A..., ressortissant algérien, d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le préfet du Val-d'Oise a fait valoir que le requérant avait été convoqué en préfecture pour accomplir ses démarches, ce que M. A... n'a pas contesté. Le juge des référés a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA95-2517268(TA95-2517268)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 12 août 2025 par lequel le préfet du Val-d’Oise a refusé de renouveler le titre de séjour de M. C..., ressortissant béninois, et l’a obligé à quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’établissant pas une situation de précarité suffisamment grave pour justifier une suspension immédiate. En l’absence d’urgence caractérisée, la demande a été rejetée sans qu’il soit besoin d’examiner les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.