Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2215535(TA95-2215535)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B..., qui contestait un titre de perception de 16 000 euros émis pour obtenir le remboursement d’un indu d’aides du fonds de solidarité pour les entreprises touchées par la crise du Covid-19 (mars à juin et octobre 2020). La requérante n’a pas apporté de preuves suffisantes, comme des documents bancaires ou comptables, pour justifier de la réalité de sa perte de chiffre d’affaires ou d’une interdiction d’accueil du public, conditions d’éligibilité prévues par le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020. Les moyens tirés de l’incompétence et de l’insuffisance de motivation de la décision de rejet du recours administratif ont été écartés comme inopérants. En conséquence, la demande de décharge de la somme et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA95-2518310(TA95-2518310)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine rejetant la demande de renouvellement de titre de séjour de M. A..., ressortissant malien et père d'un enfant français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... dans un délai d'un mois et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.
N° TA95-2212383(TA95-2212383)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 23 juillet 2021 refusant à la société G-OPS Europe une aide du fonds de solidarité pour le mois de juin 2021, dans le cadre de la crise sanitaire liée à la covid-19. La société, qui exerce une activité de services auxiliaires des transports aériens, remplissait toutes les conditions prévues par le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020 pour bénéficier de cette subvention. Le tribunal retient que le refus est entaché d’illégalité, la société ayant déjà perçu l’aide pour les mois d’avril et mai 2021.
N° TA95-2518219(TA95-2518219)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine refusant un titre de séjour à une ressortissante marocaine et l'obligeant à quitter le territoire. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'établissant pas que la décision portait une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation personnelle ou professionnelle. Aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté.
N° TA95-2517260(TA95-2517260)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. A..., ressortissant algérien, d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le préfet du Val-d'Oise a fait valoir que le requérant avait été convoqué en préfecture pour accomplir ses démarches, ce que M. A... n'a pas contesté. Le juge des référés a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA95-2517268(TA95-2517268)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 12 août 2025 par lequel le préfet du Val-d’Oise a refusé de renouveler le titre de séjour de M. C..., ressortissant béninois, et l’a obligé à quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’établissant pas une situation de précarité suffisamment grave pour justifier une suspension immédiate. En l’absence d’urgence caractérisée, la demande a été rejetée sans qu’il soit besoin d’examiner les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2518211(TA95-2518211)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A... de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction, après que le préfet du Val-d'Oise lui a délivré un récépissé de demande de titre de séjour. La requérante contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour en invoquant notamment la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a condamné l'État à verser à Mme A... une somme de 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2503810(TA95-2503810)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A..., ressortissant malien, contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 31 janvier 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté préfectoral a été rejetée.
N° TA95-2504458(TA95-2504458)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A..., ressortissante marocaine, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. La requérante invoquait notamment une méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral, considérant que le préfet n'avait pas examiné la demande d'admission exceptionnelle au séjour par le travail sur le fondement de l'article L. 435-1, et que la décision méconnaissait le droit au respect de la vie privée et familiale de Mme A..., compte tenu de sa résidence habituelle en France depuis 2018 avec ses quatre enfants scolarisés. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, avec injonction de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai d'un mois.
N° TA95-2419083(TA95-2419083)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a rejeté la demande de Mme B... tendant à l’annulation du refus implicite du département du Val-d'Oise de lui accorder une remise gracieuse totale de sa dette de 8 364,18 euros correspondant à un indu de revenu de solidarité active (RSA). Le tribunal a estimé que, même à supposer sa bonne foi établie, la requérante ne justifiait pas, à la date du jugement, d’une situation de précarité suffisante pour justifier une remise de dette. La décision est fondée sur les articles L. 262-17 et L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles.
N° TA95-2504459(TA95-2504459)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. A..., ressortissant algérien, contre un arrêté préfectoral du 19 février 2025 lui refusant un certificat de résidence, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a relevé que le préfet avait examiné la demande de M. A... au regard de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien, alors que l'intéressé avait sollicité son admission sur le fondement de l'article 6-1 de ce même accord. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté pour défaut d'examen complet de la situation personnelle du requérant, sans se prononcer sur les autres moyens.
N° TA95-2418953(TA95-2418953)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a notamment écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 432-1-1 du CESEDA, jugeant que ce texte n'est pas applicable aux ressortissants algériens, dont la situation est régie par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A..., sans qu'aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, erreur de droit, violation de l'article 8 de la CEDH, erreur manifeste d'appréciation) ne soit accueilli.
N° TA95-2506904(TA95-2506904)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du 19 mars 2025 du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Il a estimé que la menace pour l'ordre public était établie et que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens soulevés par M. A... ont été écartés comme non fondés.
N° TA95-2214517(TA95-2214517)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en excès de pouvoir, a examiné la requête de M. B... contestant un permis de construire initial (4 mai 2022) et un permis modificatif (14 novembre 2022) délivrés par le maire de Bois-Colombes à la SARL Thibaut de Ponnat pour la construction de deux maisons sur une parcelle voisine. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incomplétude du dossier et de la méconnaissance des articles UD7.1, UD9 et UD13 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) relatifs aux limites séparatives, à l'emprise au sol et aux espaces libres. En conséquence, la requête a été rejetée, et les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été écartées.
N° TA95-2506892(TA95-2506892)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant bangladais, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 5 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Enfin, le tribunal a estimé que l'interdiction de retour n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la situation de l'intéressé.
N° TA95-2305104(TA95-2305104)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... contestant la décision « 48SI » du 19 octobre 2022 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que le retrait de points consécutif à une infraction du 29 avril 2022. Le tribunal a considéré que le paiement de l’amende forfaitaire majorée par M. B... établissait la réception des informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, et que le requérant n’apportait pas la preuve d’un recouvrement forcé. Les conclusions indemnitaires et d’injonction ont également été rejetées, faute de démonstration d’une faute de l’administration. La décision s’appuie sur le code de la route et le code de justice administrative.
N° TA95-2517735(TA95-2517735)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 24 septembre 2025 par laquelle l'OFII avait refusé à Mme A..., demandeuse d'asile guinéenne accompagnée de son enfant mineur, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas informé la requérante, dans une langue qu'elle comprend, des motifs de refus possibles, en méconnaissance des articles L. 551-10 et D. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette irrégularité a privé la décision de base légale, entraînant son annulation. Le tribunal a enjoint à l'OFII de rétablir Mme A. dans ses conditions matérielles d'accueil et de lui verser l'allocation de demandeur d'asile à compter de la délivrance de son attestation.
N° TA95-2311274(TA95-2311274)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d’un recours en plein contentieux par Mme C... contre une ordonnance du 15 juin 2022 mettant à sa charge les frais d’une expertise médicale (1 986 euros TTC). La requérante soutenait que ces frais devaient être supportés par l’État, car elle avait été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale. Le tribunal a fait droit à sa demande, en application des articles R. 621-13 du code de justice administrative et 24 de la loi du 10 juillet 1991, et a mis les frais de l’expertise à la charge de l’État.
N° TA95-2517292(TA95-2517292)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A... d'une demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a constaté que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement, et a relevé l'existence d'un moyen propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision, tiré de la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la suspension de l'exécution de la décision implicite de refus a été ordonnée, et il a été enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A... dans un délai d'un mois.
N° TA95-2312098(TA95-2312098)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en excès de pouvoir, a annulé la décision de préemption du 4 mai 2023 prise par le président de l’établissement public territorial Vallée Sud-Grand Paris sur un bien immobilier situé à Clamart. Le tribunal a jugé que la déclaration d’intention d’aliéner, adressée le 3 février 2023 par le notaire des vendeurs, était illégale car elle émanait d’une personne n’étant plus propriétaire du bien à cette date, la vente ayant été déclarée parfaite par un arrêt de la cour d’appel de Versailles du 17 novembre 2022. Cette irrégularité a privé la décision de préemption de base légale, en application des articles L. 213-2 du code de l’urbanisme et 1583 du code civil. La requête de la société FAMCA a été accueillie sur ce moyen, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres griefs.