Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2302797(TA95-2302797)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme C... d'une demande de décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2018-2019, consécutives à un contrôle fiscal lié à sa société. L'administration a partiellement fait droit à sa demande en cours d'instance, prononçant un dégrèvement de 59 655 euros, rendant sans objet les conclusions sur cette partie. Le tribunal a rejeté le surplus de la requête, notamment les conclusions relatives aux sommes versées par la société La Grosse Équipe, jugées irrecevables car non contestées dans la réclamation préalable. La décision s'appuie sur les articles R. 200-2 du livre des procédures fiscales et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2520164(TA95-2520164)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. B... contre un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal ne se prononce pas sur le fond du litige mais se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il transmet le dossier au Tribunal Administratif de Montreuil, compétent car le requérant résidait à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée.
N° TA95-2520129(TA95-2520129)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a relevé que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée. Par une ordonnance du 31 octobre 2025, il a transmis le dossier au Tribunal administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2520049(TA95-2520049)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B..., ressortissant algérien. Ce dernier demandait au juge d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler, suite au non-renouvellement de son certificat de résidence. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas remplie, car le requérant n'établissait pas qu'il ferait l'objet d'une procédure de licenciement imminente et ne justifiait pas des revenus et charges de son foyer. La solution retenue est donc le rejet de la requête pour défaut d'urgence, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond de l'atteinte à la liberté fondamentale invoquée.
N° TA95-2520035(TA95-2520035)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête en référé liberté de Mme et M. B..., qui contestaient leur expulsion d’un logement privé avec le concours de la force publique. Le juge estime que la demande de réintégration dans le logement relève de la compétence des juridictions judiciaires, et non administratives. Concernant la demande subsidiaire de relogement par l’État, le juge considère que le droit au respect du domicile ne constitue pas une liberté fondamentale au sens de l’article L. 521-2 du code de justice administrative et que l’expulsion n’a pas porté une atteinte grave et manifestement illégale au droit à un recours effectif. La requête est donc rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour partie et comme manifestement mal fondée pour le surplus.
N° TA95-2304348(TA95-2304348)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de la SAS IDSG contestant des cotisations supplémentaires de prélèvement forfaitaire non libératoire (PFNL) pour 2019 et 2020. La société invoquait notamment une notification irrégulière et un revenu fiscal inférieur au seuil de 75 000 euros. Le tribunal a relevé d'office un moyen tiré de la méconnaissance du champ d'application de la loi, estimant que l'administration avait commis une erreur sur l'identité du redevable légal. En application de l'article 117 quater du code général des impôts, le PFNL est dû par la personne physique bénéficiaire des distributions, et non par la société distributrice. Par conséquent, le tribunal a prononcé la décharge des impositions et pénalités contestées.
N° TA95-2316321(TA95-2316321)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 31 octobre 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a classé sans suite la demande d'admission exceptionnelle au séjour de Mme A..., ressortissante turque. Le tribunal requalifie ce classement sans suite en refus de titre de séjour, car il était fondé sur une appréciation du droit au séjour. Il juge que cette décision méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la vie privée et familiale établie en France par Mme A..., mariée à un compatriote titulaire d'un titre de séjour et mère de trois enfants nés en France. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer à Mme A... une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" dans un délai d'un mois.
N° TA95-2519315(TA95-2519315)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 8 juillet 2025 accordant le concours de la force publique pour expulser la SARL Aux Temps Gourmands de son local commercial. La juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, la société n'ayant pas démontré la réalité d'une menace d'expulsion imminente. Par conséquent, la requête a été rejetée sans examen des moyens de légalité soulevés.
N° TA95-2511655(TA95-2511655)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de Mme B... qui contestait le refus de la commission de médiation du Val-d'Oise de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. La requérante se bornait à invoquer l'ancienneté de sa demande depuis 2018, sans soumettre d'argumentation propre à démontrer que la décision attaquée méconnaissait ses droits. Le juge a fait application des articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative, ainsi que des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut de moyens opérants.
N° TA95-2519131(TA95-2519131)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. Olivier Zadet, secrétaire général d’établissement scolaire, qui demandait le rétablissement de son accès à un logement de fonction pour nécessité absolue de service. La juge des référés estime que l’urgence n’est pas établie, le requérant n’ayant fourni aucun élément sur sa situation personnelle depuis plus de trois mois, et que la mesure sollicitée ferait obstacle à l’exécution d’une décision administrative. Elle rappelle en outre qu’elle ne peut, dans le cadre d’un référé, se prononcer sur l’existence de préjudices ni condamner l’administration à des dommages et intérêts. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2516299(TA95-2516299)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de la commission de médiation du Val-d'Oise de reconnaître son droit au logement opposable (DALO). La commission avait jugé sa demande irrecevable faute de production des pièces justificatives nécessaires. Le tribunal a estimé que la requérante, en se bornant à décrire ses difficultés de logement sans contester le motif de recevabilité opposé, n'avait pas fourni d'argumentation utile. Cette ordonnance a été rendue sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, ainsi que des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA95-2309096(TA95-2309096)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler le rejet implicite de sa demande de regroupement familial pour son épouse et sa fille. Par un mémoire, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple et que rien ne s’y opposait, en a donné acte par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2519638(TA95-2519638)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de Mrs D... et F... qui demandaient l'annulation de l'arrêté préfectoral du 22 octobre 2025 les mettant en demeure de quitter un terrain à Goussainville. Les requérants contestaient la compétence de l'auteur de l'acte et la légalité de l'arrêté municipal sous-jacent, invoquant notamment la violation des articles 9 et 9-1 de la loi du 5 juillet 2000 relative à l'accueil des gens du voyage. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la validité de la procédure d'expulsion.
N° TA95-2518616(TA95-2518616)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé précontractuel sur le fondement des articles L. 551-1 et L. 551-2 du code de justice administrative, a été saisi par la société Dépannages Ladoire Automobiles (DLA) d’une demande de suspension de la signature d’un contrat de concession de fourrières avec la commune de Rueil-Malmaison. La société requérante s’est désistée de sa requête avant l’audience, et la commune a acquiescé à ce désistement tout en renonçant à ses propres conclusions. Par ordonnance du 31 octobre 2025, le juge a donné acte du désistement de la société DLA et de celui de la commune de Rueil-Malmaison, mettant ainsi fin à l’instance.
N° TA95-2406491(TA95-2406491)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme A..., de nationalité chinoise, a examiné la légalité de la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine rejetant sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et de défaut de motivation, faute pour la requérante d’avoir sollicité la communication des motifs de la décision implicite. Il a également jugé que Mme A... ne pouvait utilement invoquer la méconnaissance des articles R. 431-11 et R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, dès lors qu’elle avait été admise à souscrire une demande de renouvellement sur la base d’un dossier complet. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA95-2404836(TA95-2404836)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B... demandant l'annulation du refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de résident "résident de longue durée-UE". La requérante, de nationalité britannique, invoquait l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que le titre de séjour spécial dont elle bénéficiait, délivré par le ministère des affaires étrangères, ne constituait pas une résidence régulière au titre d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle au sens de cet article. Par conséquent, le préfet a légalement pu refuser la carte de résident sollicitée.
N° TA95-2513647(TA95-2513647)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un recours pour excès de pouvoir formé par Mme A... contre un refus d'autorisation de souscrire un contrat de gendarme adjoint volontaire. Le tribunal se déclare incompétent territorialement, estimant que le litige relève du Tribunal Administratif de Poitiers. La solution retenue est le transfert du dossier à cette juridiction, en application des articles R. 351-3, R. 221-3 et R. 312-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2511446(TA95-2511446)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de la commission de médiation du Val-d'Oise de reconnaître son logement comme prioritaire et urgent. La requérante invoquait l’insalubrité et la suroccupation de son logement de 36 m² pour quatre personnes, aggravant les problèmes respiratoires de son fils. Le juge a considéré que la requête ne comportait que des moyens de légalité externe manifestement infondés ou des moyens non assortis de précisions suffisantes, en application des articles R. 222-1 7° et R. 772-6 du code de justice administrative. Il a estimé que les éléments fournis ne permettaient pas d'établir que la décision de la commission méconnaissait les dispositions des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA95-2408145(TA95-2408145)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation collégiale, a annulé l'arrêté du 2 mai 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine avait refusé un titre de séjour à M. B..., ressortissant marocain marié à une Française, et l'avait obligé à quitter le territoire. La solution retenue repose sur la méconnaissance de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet n'ayant pas établi que le mariage était frauduleux ou que la communauté de vie était rompue. Par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire, refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination et interdiction de retour ont également été annulées.
N° TA95-2518147(TA95-2518147)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer Mme B... pour lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour, en raison du blocage de son compte ANEF. Le juge a reconnu l'urgence de la situation, l'intéressée se trouvant en situation précaire depuis l'expiration de son récépissé, ce qui compromettait sa scolarité et ses droits sociaux. La solution retenue s'appuie sur l'obligation de l'administration de recevoir l'étranger et d'enregistrer sa demande dans un délai raisonnable, conformément au code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.