Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2316728(TA95-2316728)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SAS Brasco Cergy contestant la décision du 27 octobre 2023 par laquelle l'OFII lui avait infligé une contribution spéciale de 60 150 euros pour l'emploi d'un ressortissant étranger sans titre de travail. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que la matérialité des faits était établie par le procès-verbal de police, non remis en cause par la société, et que le classement sans suite pénal était sans incidence sur la procédure administrative. La décision est fondée sur les articles L. 8251-1 et L. 8253-1 du code du travail.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2211426(TA95-2211426)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D... qui contestait le refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte professionnelle de conducteur de voitures de transport avec chauffeur (VTC). Le juge a écarté le moyen d'incompétence du signataire de la décision, celui-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également rejeté le moyen tiré d'une erreur de droit, constatant que l'attestation de réussite à l'examen professionnel présentée par le requérant était un faux document, ce qui justifiait légalement le refus du préfet. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. D... et l'a condamné à une amende pour requête abusive, sur le fondement de l'article R. 741-12 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2214124(TA95-2214124)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme C... demandant l’annulation du retrait de son agrément d’assistante maternelle, décidé le 28 avril 2022 par la présidente du conseil départemental du Val-d’Oise. Le tribunal a rejeté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, jugeant la décision signée par une autorité bénéficiant d’une délégation régulière et suffisamment motivée au regard de l’article L. 421-6 du code de l’action sociale et des familles. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le tribunal a écarté les vices de forme soulevés, sans se prononcer sur le fond de la proportionnalité.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA95-2215389(TA95-2215389)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de la Commission nationale d’agrément et de contrôle (CNAC) du CNAPS ayant rejeté le recours de M. B... contre le refus de renouvellement de sa carte professionnelle d’agent de sécurité. Le tribunal retient que les faits de mise en cause pour des infractions graves, invoqués par le CNAPS pour justifier le refus sur le fondement de l’article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, ne sont pas établis, faute d’éléments probants produits par l’administration. En conséquence, la décision est entachée d’une erreur d’appréciation. Le tribunal enjoint au CNAPS de délivrer la carte professionnelle à M. B... dans un délai de deux mois.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2216179(TA95-2216179)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... demandant l'annulation du refus de renouvellement de sa carte professionnelle d'agent de sécurité privée. Le tribunal a accueilli la demande de substitution de base légale formulée par le CNAPS, écartant le motif initial tiré du 2° de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure (comportement contraire à l'honneur) au profit du 4° bis du même article. Il a jugé que M. B..., ressortissant étranger, ne justifiait pas d'un titre de séjour continu depuis au moins cinq ans, cette irrégularité justifiant légalement le refus de renouvellement.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA95-2216437(TA95-2216437)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 3 octobre 2022 par laquelle le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) refusait de renouveler la carte professionnelle d'agent cynophile de M. A... B.... Le tribunal a jugé que le refus, fondé sur des mises en cause anciennes (2004) et classées sans suite (2019), était entaché d'une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure. Il a enjoint au CNAPS de délivrer la carte professionnelle dans un délai de deux mois et a condamné l'administration à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais d'instance.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA95-2216985(TA95-2216985)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) à verser 15 000 euros à M. A... pour le préjudice financier subi. Cette décision fait suite à l'annulation, par un précédent jugement, du refus de renouvellement de sa carte professionnelle d'agent de sûreté aéroportuaire, illégalité constitutive d'une faute engageant la responsabilité du CNAPS. Le tribunal a estimé que la perte de revenus n'était que partiellement imputable au CNAPS, en raison du choix de l'employeur de suspendre le contrat de travail. La demande de dommages et intérêts pour préjudice moral a été rejetée, faute de preuves. La décision s'appuie sur le code de la sécurité intérieure et le code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2112052(TA95-2112052)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. A... contestant deux arrêtés du maire de Colombes (21 juillet et 5 août 2021) qui prononçaient des retenues sur traitement pour absence de service fait du 11 juin au 12 juillet 2021. Le tribunal a jugé que la retenue sur traitement, fondée sur l'article 4 de la loi du 29 juillet 1961, est une mesure purement comptable non soumise à une procédure contradictoire préalable, et a écarté le moyen tiré de l'absence de titre exécutoire. Il a également estimé que les retenues n'excédaient pas la quotité saisissable prévue par le code du travail. Enfin, le tribunal a rappelé qu'en l'absence de service fait, l'administration est tenue de suspendre la rémunération, sans que la responsabilité de l'agent ne soit un préalable nécessaire.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2115657(TA95-2115657)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., fonctionnaire territorial, qui contestait le refus de sa mutation sur un poste de gestionnaire de carrière à la région Guadeloupe. Le tribunal a jugé que le refus de mutation n'est pas une décision défavorable devant être motivée et que le fonctionnaire ne dispose pas d'un droit à être muté sur le poste de son choix. Il a également constaté que le poste litigieux avait été pourvu par un fonctionnaire, conformément à l'article 3 de la loi du 13 juillet 1983, et que M. B... n'apportait aucun élément permettant de présumer une discrimination liée à son handicap. La solution retenue s'appuie notamment sur les lois n°83-634 du 13 juillet 1983 et n°84-53 du 26 janvier 1984.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2115658(TA95-2115658)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., fonctionnaire territorial, qui contestait le refus de sa mutation sur un poste d'agent d'accueil au département de la Guadeloupe. Le tribunal a jugé que le refus de mutation n'est pas une décision défavorable devant être motivée et que les fonctionnaires ne disposent pas d'un droit automatique à obtenir le poste convoité. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la loi du 13 juillet 1983, au motif que le poste n'était pas ouvert au grade du requérant. La solution s'appuie notamment sur le code des relations entre le public et l'administration et les lois des 13 juillet 1983 et 26 janvier 1984.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2200156(TA95-2200156)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. C..., administrateur des affaires maritimes radié des cadres après avoir présenté sa démission le 7 janvier 2021, acceptée par arrêté du 2 mars 2021. Le requérant contestait la légalité de cette radiation, invoquant un défaut de volonté claire et un vice du consentement. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision implicite de rejet du recours administratif préalable obligatoire, celle-ci s'étant substituée à la décision expresse du 9 décembre 2022. Sur le fond, la solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'affaire a été examinée au regard des dispositions du code de la défense et des textes applicables.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2203468(TA95-2203468)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les requêtes de M. C..., agent territorial, contestant plusieurs décisions du maire d'Asnières-sur-Seine relatives à son affectation au centre de vaccination et à la suspension de sa rémunération, ainsi que les refus de l'affecter sur un poste adapté à son état de santé. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes d'annulation et indemnitaires, jugeant que les décisions attaquées étaient légales et que la commune n'avait commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité. Il a notamment considéré que l'affectation de l'agent était justifiée par l'intérêt du service et que la commune avait respecté ses obligations en matière de protection de la santé des agents vulnérables au covid-19. Les textes appliqués incluent les articles L. 131-8 et L. 826-1 du code général de la fonction publique, ainsi que le dispositif réglementaire de protection des agents vulnérables.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2204611(TA95-2204611)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C..., orthodontiste contractuelle de la commune de Gennevilliers, qui demandait l'annulation de son arrêté de suspension conservatoire sans rémunération du 22 février 2022. Le tribunal a jugé que la suspension, mesure conservatoire et non disciplinaire, n'avait pas à être motivée et que l'autorité compétente pouvait légalement écarter provisoirement un agent contractuel dans l'intérêt du service, même sans texte spécifique. Il a estimé que les faits reprochés à Mme C... présentaient un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité pour justifier son éloignement temporaire dans l'intérêt du service, et que la décision n'était entachée ni d'incompétence, ni d'erreur de droit ou de fait. La demande de Mme C... a donc été rejetée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2205445(TA95-2205445)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B... contestant le refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte professionnelle de conducteur VTC. Le requérant invoquait notamment une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation, en raison d'une condamnation pour conduite en état alcoolique. Le tribunal a appliqué les articles L. 3120-2-2 et R. 3120-8 du code des transports, ainsi que les articles 133-11 à 133-16 du code pénal relatifs à la réhabilitation. Il a constaté que la condamnation était effacée par la réhabilitation légale, interdisant au préfet de s'en prévaloir. Par conséquent, le tribunal a annulé la décision de refus du 4 février 2022 et enjoint au préfet de délivrer la carte professionnelle à M. B... dans un délai d'un mois.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2205593(TA95-2205593)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., chauffeur de taxi, qui contestait le refus du préfet de police de Paris de lui délivrer une autorisation de stationnement (ADS) à titre gratuit. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence du signataire de la décision, en raison d’une délégation de signature régulière. Il a également jugé que les moyens tirés de l’atteinte à la liberté du commerce et de l’industrie, au principe de libre concurrence et à la liberté d’entreprendre n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris les demandes d’injonction et d’indemnisation, sans qu’il soit fait application des textes spécifiques comme le code des transports ou la loi n°95-66.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2207389(TA95-2207389)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme D... qui demandait l'annulation de la décision du président du conseil départemental des Hauts-de-Seine refusant sa rupture conventionnelle. La rupture conventionnelle ne constituant pas un droit pour l'agent, l'administration peut la refuser dans l'intérêt du service. Le tribunal a jugé que le département n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en invoquant les difficultés de recrutement et les postes vacants dans le cadre d'emplois concerné. La décision s'appuie sur la loi n°2019-828 du 6 août 2019 et le décret n°2019-1593 du 31 décembre 2019 relatifs à la rupture conventionnelle dans la fonction publique.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA95-2207617(TA95-2207617)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de Mme A... B..., agent contractuel de la commune de Courbevoie, qui sollicitait le remboursement de la moitié de son abonnement Navigo pour la période d'octobre 2018 à août 2019, sur le fondement du décret n° 2010-676 du 21 juin 2010. Le tribunal a estimé que la commune n'avait commis aucune faute, faute pour la requérante de justifier de la transmission des justificatifs de transport requis par ce décret et de produire des preuves suffisantes de ses frais. La décision implicite de refus n'a pas été jugée illégale, et les conclusions indemnitaires ainsi que celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2208727(TA95-2208727)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de la commune de Neuilly-sur-Seine de lui verser l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE). Le litige portait sur la présomption de renonciation à son emploi, fondée sur l’article 38-1 du décret du 15 février 1988, après que le courrier de proposition de renouvellement de son contrat, envoyé à sa dernière adresse connue, a été retourné avec la mention « pli avisé et non réclamé ». Le tribunal a jugé que la notification était régulière, car le pli avait été présenté à l’adresse de l’intéressé, et que son silence au-delà du délai de huit jours valait renonciation à son emploi, justifiant ainsi le refus d’ARE.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2412354(TA95-2412354)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... D..., ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du 8 août 2024 du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la décision de refus ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car le requérant n'apportait pas la preuve de l'absence de traitement approprié dans son pays d'origine. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2413210(TA95-2413210)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de Mme B... qui contestait la décision du préfet du Val-d'Oise de classer sans suite sa demande de naturalisation. Le tribunal estime que le préfet a légalement appliqué l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, car la requérante n'avait pas fourni, malgré une mise en demeure, la traduction assermentée de son acte de naissance, pièce exigée par les articles 9 et 37-1 du même décret. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, le tribunal considérant que le classement sans suite est justifié par le dossier incomplet.

Résumé IA