Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2519342(TA95-2519342)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant colombien, qui demandait la délivrance d’un titre de séjour ou d’une autorisation provisoire de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence particulière n’était pas remplie, l’impossibilité de récupérer un visa américain le 30 octobre 2025 ne constituant pas une situation nécessitant une intervention dans les quarante-huit heures. Aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n’a été retenue. La requête a été rejetée en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2518893(TA95-2518893)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante algérienne, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un rendez-vous pour obtenir un récépissé de sa demande d'admission au séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante ne démontrant pas une situation particulière justifiant un traitement immédiat, malgré l'ancienneté de sa demande déposée en novembre 2023. La solution retenue est fondée sur les dispositions de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, permettant de rejeter une requête manifestement mal fondée sans instruction préalable.
N° TA95-2417462(TA95-2417462)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B... contestant des indus de revenu de solidarité active (RSA) et de prime d'activité. Saisi en plein contentieux par la requérante, le tribunal a estimé que l'indu de RSA de 48 euros était justifié par le calcul trimestriel des droits, sans que la requérante n'apporte de précisions suffisantes pour en contester le bien-fondé. Concernant la prime d'activité, le tribunal a appliqué les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de la construction et de l'habitation pour confirmer le bien-fondé des indus. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de Mme B..., y compris ses demandes de remboursement et de remise de dettes.
N° TA95-2519508(TA95-2519508)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du ministre de l'intérieur interdisant à M. B... A... de conduire pendant cinq mois. Le requérant, chauffeur poids lourds, invoquait l'urgence et des moyens tirés de la méconnaissance des délais de rétention du permis et du caractère disproportionné de la sanction. Toutefois, la requête a été jugée manifestement irrecevable car M. B... A... n'avait pas introduit de requête distincte en annulation contre la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2504560(TA95-2504560)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A... d’une demande d’indemnisation de 4 000 euros pour le préjudice subi du fait de l’absence de relogement, malgré sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 10 septembre 2021. Le tribunal a rappelé que la carence fautive de l’État à exécuter cette décision engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d’existence, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Il a rejeté les conclusions présentées au nom des enfants mineurs, mais a tenu compte de la situation familiale pour évaluer le préjudice de Mme A..., tout en constatant qu’aucune offre de logement n’avait été faite dans le délai de six mois suivant la décision de la commission.
N° TA95-2518477(TA95-2518477)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 17 septembre 2025 suspendant le permis de conduire de M. B... pour six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas que la suspension préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation professionnelle, sa société étant en liquidation judiciaire. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de justice administrative et du code de la route.
N° TA95-2505225(TA95-2505225)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation de juge unique (pôle social), a rejeté la requête de M. A... qui demandait l’annulation de la décision du 6 novembre 2024 par laquelle la commission de médiation des Hauts-de-Seine avait refusé de reconnaître son logement comme prioritaire et urgent. Le requérant invoquait le surpeuplement et l’insalubrité de son logement. Le tribunal a estimé que ces moyens n’étaient pas fondés, sans préciser davantage les motifs du rejet. La décision s’appuie sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA95-2515477(TA95-2515477)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de traiter en urgence sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, d’une part car la demande de l’intéressée, déposée après l’expiration de son précédent titre, constituait une nouvelle demande et non un renouvellement, et d’autre part car elle avait contribué à l’urgence par son manque de diligences. De plus, un récépissé lui avait déjà été délivré entre-temps. La requête a donc été rejetée.
N° TA95-2505054(TA95-2505054)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser Mme B... pour le préjudice subi du fait de l’absence de relogement entre le 26 avril 2023 et le 23 janvier 2025, période durant laquelle elle n’a reçu aucune proposition de logement malgré une décision de la commission de médiation du 26 octobre 2022 et une ordonnance d’injonction du 4 octobre 2023. La solution retenue engage la responsabilité pour faute de l’État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a accordé une somme de 4 500 euros, assortie des intérêts au taux légal capitalisés, en réparation des troubles dans les conditions d’existence, incluant la perte de logement et le décès de l’enfant de la requérante.
N° TA95-2516274(TA95-2516274)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A... d’une demande de suspension d’une décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales après avoir obtenu une attestation de prolongation d’instruction. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à verser 1 500 euros à son avocat au titre des frais de justice, sous réserve de l’admission définitive à l’aide juridictionnelle.
N° TA95-2504076(TA95-2504076)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 17 janvier 2025 par laquelle la commission de médiation du Val-d’Oise avait rejeté comme irrecevable le recours amiable de M. A... pour un logement prioritaire. La commission avait estimé que le titre de séjour de l’intéressé, expirant le 14 janvier 2025, ne remplissait pas la condition de régularité de séjour. Le tribunal juge que M. A... était titulaire d’un nouveau titre de séjour valable jusqu’en 2026, délivré le 14 janvier 2025, et qu’il remplissait donc les conditions de l’article R. 300-2 du code de la construction et de l’habitation. La solution retenue est l’annulation de la décision attaquée pour erreur de droit.
N° TA95-2503970(TA95-2503970)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à verser 400 euros à M. A..., reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation le 27 mars 2024, en raison de l’absence de relogement. La carence fautive de l’État a été établie à compter du 27 septembre 2024, faute d’offre de logement dans le délai de six mois. L’indemnisation a été fixée en fonction des troubles dans les conditions d’existence subis, notamment le fait de dormir dans la rue. Les textes appliqués sont les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA95-2505236(TA95-2505236)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation Pole Social, a été saisi par Mme A... de deux recours pour excès de pouvoir contre des décisions de la commission de médiation des Hauts-de-Seine refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement, sur le fondement du II de l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a constaté que la requérante avait été relogée dans un logement social adapté à ses besoins depuis le 31 juillet 2025, postérieurement à l’introduction des requêtes. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les deux instances, les conclusions étant devenues sans objet.
N° TA95-2519371(TA95-2519371)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante vietnamienne, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. La requérante invoquait l'urgence et une atteinte grave à ses libertés fondamentales (droit de travailler, vie privée et familiale) en raison de l'expiration de son titre de séjour et de la suspension de son contrat de travail. Le juge a estimé que ces circonstances, bien que regrettables, ne caractérisaient pas une situation d'urgence particulière justifiant une intervention dans un délai de quarante-huit heures, condition nécessaire pour l'application de l'article L. 521-2. La requête a donc été rejetée sans examen de l'atteinte aux libertés, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2505166(TA95-2505166)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme D... qui contestait la décision de la commission de médiation du Val-d’Oise du 14 février 2025 refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. La commission avait motivé son refus par l’absence de production de pièces complémentaires, malgré une demande adressée à l’intéressée. Le tribunal a estimé que Mme D... n’établissait pas ne pas avoir reçu cette demande, le préfet démontrant au contraire l’envoi des courriers. La solution retenue est fondée sur les articles L. 114-5-1 du code des relations entre le public et l’administration et R. 441-14 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA95-2517436(TA95-2517436)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. B..., ressortissant égyptien, de ses conclusions tendant à enjoindre au préfet de lui délivrer son titre de séjour pluriannuel « vie privée et familiale », celui-ci lui ayant été remis le 14 octobre 2025. La solution retenue est un désistement d’instance, le requérant ayant obtenu satisfaction. L’Etat a été condamné à verser 800 euros à M. B... au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA95-2519581(TA95-2519581)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la SCCV AM245 visant à contester la caducité de son permis de construire et la transmission d’un procès-verbal d’infraction par la commune de Garches. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, la société n’apportant pas de preuve suffisante d’un préjudice financier grave et immédiat, les travaux étant à un stade peu avancé. La requête est donc rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen des moyens de légalité.
N° TA95-2517995(TA95-2517995)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine concernant la demande de renouvellement de titre de séjour de M. A..., ressortissant égyptien. La condition d'urgence a été présumée remplie, le requérant ayant sollicité le renouvellement de sa carte pluriannuelle "vie privée et familiale" dans les délais légaux. Un doute sérieux a été retenu quant à la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 423-1 et L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2418284(TA95-2418284)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (Pôle Social) a été saisi par Mme B... d’un recours contre une décision du département des Hauts-de-Seine confirmant un indu de RSA de 17 240,91 euros pour la période de novembre 2019 à octobre 2022. La requérante contestait notamment l’indu pour l’année 2019 et sollicitait une remise de dette pour bonne foi. Le tribunal a examiné le litige au regard des articles L. 262-2, L. 262-34, R. 262-5 et R. 262-37 du code de l’action sociale et des familles, qui conditionnent le droit au RSA à une résidence stable et effective en France et imposent aux bénéficiaires de déclarer tout changement de situation. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision statue sur la légalité de l’indu et la demande de remise gracieuse.
N° TA95-2516331(TA95-2516331)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par Mme B... d'une demande de suspension d'une décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet des Hauts-de-Seine a délivré à la requérante une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 10 décembre 2025, la maintenant en situation régulière et l'autorisant à travailler. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte, celles-ci ayant perdu leur objet. En revanche, il a fait droit à la demande de Mme B... au titre des frais de justice, condamnant l'Etat à lui verser 1 200 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.