Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2516281(TA95-2516281)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur une requête en suspension d’un refus implicite de renouvellement de titre de séjour, a pris acte du désistement de la requérante, Mme C..., de ses conclusions principales après que le préfet lui a délivré une attestation de prolongation d’instruction. Le juge a prononcé l’admission provisoire de l’intéressée à l’aide juridictionnelle et a condamné l’État à verser 1 500 euros à son avocat au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de l’admission définitive à l’aide juridictionnelle.
N° TA95-2519451(TA95-2519451)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de titre de séjour de Mme B..., ressortissante marocaine. La requérante invoquait l'urgence liée à la suspension de son contrat de travail, faute d'autorisation de travail. Le juge a estimé que cette situation ne caractérisait pas une urgence, car Mme B... ne justifiait pas d'une autorisation de travail préalable de son employeur, condition nécessaire pour obtenir un récépissé l'autorisant à travailler. La demande a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans examen des moyens de légalité.
N° TA95-2515492(TA95-2515492)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait à être affectée sur un poste sédentaire conformément aux préconisations du médecin du travail. Le juge a estimé que la mesure sollicitée ne présentait pas un caractère conservatoire et qu'elle ferait obstacle à l'exécution d'un arrêté du 27 novembre 2023 réduisant son traitement à demi-traitement. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le juge ayant relevé que la demande était manifestement mal fondée.
N° TA95-2519018(TA95-2519018)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant malien, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour « salarié » ou un récépissé. Le juge a estimé que la mesure sollicitée se heurtait à une contestation sérieuse, dès lors que l’administration n’avait pas donné suite à sa demande de renouvellement après un rendez-vous en préfecture. En conséquence, la condition d’utilité de la mesure n’étant pas remplie, la requête a été rejetée sans qu’il soit besoin d’examiner l’urgence.
N° TA95-2505751(TA95-2505751)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A... B... contestant le refus de la commission de médiation du Val-d'Oise de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente. La requérante invoquait une erreur d'appréciation, estimant avoir accompli les démarches nécessaires auprès de son bailleur pour obtenir une mutation. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser de texte spécifique dans le considérant final, mais en se référant aux articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
N° TA95-2504076(TA95-2504076)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 17 janvier 2025 par laquelle la commission de médiation du Val-d’Oise avait rejeté comme irrecevable le recours amiable de M. A... pour un logement prioritaire. La commission avait estimé que le titre de séjour de l’intéressé, expirant le 14 janvier 2025, ne remplissait pas la condition de régularité de séjour. Le tribunal juge que M. A... était titulaire d’un nouveau titre de séjour valable jusqu’en 2026, délivré le 14 janvier 2025, et qu’il remplissait donc les conditions de l’article R. 300-2 du code de la construction et de l’habitation. La solution retenue est l’annulation de la décision attaquée pour erreur de droit.
N° TA95-2517995(TA95-2517995)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine concernant la demande de renouvellement de titre de séjour de M. A..., ressortissant égyptien. La condition d'urgence a été présumée remplie, le requérant ayant sollicité le renouvellement de sa carte pluriannuelle "vie privée et familiale" dans les délais légaux. Un doute sérieux a été retenu quant à la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 423-1 et L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2517988(TA95-2517988)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 31 juillet 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé un titre de séjour à M. A..., ressortissant bangladais, et l'a obligé à quitter le territoire. La condition d'urgence a été reconnue car l'exécution de la décision compromettait le contrat d'apprentissage de l'intéressé, le privant de ressources et de logement. Par ailleurs, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile a été jugé propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail.
N° TA95-2504560(TA95-2504560)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A... d’une demande d’indemnisation de 4 000 euros pour le préjudice subi du fait de l’absence de relogement, malgré sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 10 septembre 2021. Le tribunal a rappelé que la carence fautive de l’État à exécuter cette décision engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d’existence, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Il a rejeté les conclusions présentées au nom des enfants mineurs, mais a tenu compte de la situation familiale pour évaluer le préjudice de Mme A..., tout en constatant qu’aucune offre de logement n’avait été faite dans le délai de six mois suivant la décision de la commission.
N° TA95-2505961(TA95-2505961)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A... contestant la décision de la commission de médiation du Val-d'Oise du 28 mars 2025, qui lui refusait la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. La commission avait motivé son refus par l'ancienneté insuffisante de la demande (moins de cinq ans) et l'absence d'urgence démontrée malgré l'hébergement chez sa mère. Le tribunal a relevé que Mme A... ne contestait pas le premier motif, fondé sur l'article R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, et a donc jugé la décision légale.
N° TA95-2519619(TA95-2519619)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C... qui demandait la suspension de la décision du sous-préfet d'Antony d'accorder le concours de la force publique pour son expulsion. Le juge a estimé que la requérante n'avait pas justifié d'une situation d'extrême urgence, condition nécessaire pour ce type de référé-liberté, d'autant que la décision contestée datait de trois jours avant l'enregistrement de la requête. En conséquence, la demande a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2519581(TA95-2519581)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la SCCV AM245 visant à contester la caducité de son permis de construire et la transmission d’un procès-verbal d’infraction par la commune de Garches. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, la société n’apportant pas de preuve suffisante d’un préjudice financier grave et immédiat, les travaux étant à un stade peu avancé. La requête est donc rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen des moyens de légalité.
N° TA95-2519516(TA95-2519516)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette les requêtes de la société Nautiquement Vôtre et de Mme C... visant à interdire à Voies navigables de France (VNF) le démontage des passerelles et le déplacement du bateau « Le Nieuport ». La juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, les requérants ayant été informés depuis 2022 de la fin de l'autorisation d'occupation et du calendrier des travaux, et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale aux libertés invoquées (défense, commerce, travail, propriété) n'est établie. La solution retenue s'appuie sur le jugement du 16 mars 2023 du même tribunal autorisant l'évacuation du bateau, et écarte l'incidence des contestations du projet « Promenade Bleue ». Les demandes de remise en état et de médiation sont également rejetées.
N° TA95-2519508(TA95-2519508)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du ministre de l'intérieur interdisant à M. B... A... de conduire pendant cinq mois. Le requérant, chauffeur poids lourds, invoquait l'urgence et des moyens tirés de la méconnaissance des délais de rétention du permis et du caractère disproportionné de la sanction. Toutefois, la requête a été jugée manifestement irrecevable car M. B... A... n'avait pas introduit de requête distincte en annulation contre la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2519421(TA95-2519421)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant haïtien, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer et de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour obtenir une mesure de sauvegarde dans un délai de quarante-huit heures, n'était pas remplie, malgré la suspension du contrat de travail du requérant depuis le 19 août 2025. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
N° TA95-2519417(TA95-2519417)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante marocaine, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour obtenir une mesure de sauvegarde dans un délai de quarante-huit heures, n'était pas remplie. La requérante n'a pas établi de manière suffisante les risques immédiats de suspension de son contrat de travail ou de perte de ses droits sociaux et de sa garantie Visale. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
N° TA95-2504608(TA95-2504608)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a condamné l’État à verser 2 000 euros à Mme B... pour le préjudice subi du fait de l’absence de relogement, malgré sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 28 juin 2023 et une injonction du tribunal du 22 avril 2024. La carence fautive de l’État, qui n’a pas exécuté la décision dans le délai de six mois, engage sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a également accordé 1 500 euros à son avocat au titre de l’aide juridictionnelle, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA95-2519371(TA95-2519371)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante vietnamienne, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. La requérante invoquait l'urgence et une atteinte grave à ses libertés fondamentales (droit de travailler, vie privée et familiale) en raison de l'expiration de son titre de séjour et de la suspension de son contrat de travail. Le juge a estimé que ces circonstances, bien que regrettables, ne caractérisaient pas une situation d'urgence particulière justifiant une intervention dans un délai de quarante-huit heures, condition nécessaire pour l'application de l'article L. 521-2. La requête a donc été rejetée sans examen de l'atteinte aux libertés, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2504622(TA95-2504622)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme A... pour la carence fautive à exécuter la décision de la commission de médiation du 2 août 2023 la reconnaissant prioritaire pour un logement, ainsi que l'ordonnance du 22 avril 2024 enjoignant son relogement sous astreinte. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison des troubles dans les conditions d'existence subis par la requérante et son fils handicapé, malgré son relogement intervenu le 17 mars 2025. Le tribunal a accordé une somme de 4 000 euros en réparation des préjudices, assortie des intérêts au taux légal capitalisés, et a mis à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2505054(TA95-2505054)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser Mme B... pour le préjudice subi du fait de l’absence de relogement entre le 26 avril 2023 et le 23 janvier 2025, période durant laquelle elle n’a reçu aucune proposition de logement malgré une décision de la commission de médiation du 26 octobre 2022 et une ordonnance d’injonction du 4 octobre 2023. La solution retenue engage la responsabilité pour faute de l’État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a accordé une somme de 4 500 euros, assortie des intérêts au taux légal capitalisés, en réparation des troubles dans les conditions d’existence, incluant la perte de logement et le décès de l’enfant de la requérante.