Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2518686(TA95-2518686)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... qui demandait la condamnation de l'hôpital Simone Veil d'Eaubonne à l'indemniser pour la communication tardive de son dossier médical. Le juge a rappelé que, sur le fondement des articles L. 511-1 et L. 521-3 du code de justice administrative, il ne peut ordonner que des mesures provisoires et non des conclusions indemnitaires. Par conséquent, les demandes de dommages et intérêts et de réparation du préjudice moral ont été jugées irrecevables. La requête a été rejetée par ordonnance motivée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2205645(TA95-2205645)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B..., professeur contractuel suspendu de ses fonctions par la rectrice de l'académie de Versailles, contestant la prolongation de sa suspension et la cessation de sa rémunération. Sur le premier point, le tribunal a constaté que la rémunération litigieuse avait été régularisée en cours d'instance, rendant les conclusions sans objet. Sur le second point, le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence, jugeant que le signataire de l'arrêté de prolongation de suspension disposait d'une délégation de signature régulière. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur le code de l'éducation et le code des relations entre le public et l'administration.
N° TA95-2417265(TA95-2417265)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était inopérant, car l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 régit de manière exclusive la délivrance des titres de séjour pour activité salariée aux ressortissants tunisiens. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes d'injonction et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2210198(TA95-2210198)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., entrepreneur individuel, qui contestait un titre de perception de 19 555 euros émis pour un indu d’aides perçues via le fonds de solidarité pour les entreprises touchées par la crise sanitaire (mars 2020 à février 2021). Le tribunal a jugé que M. A... ne justifiait pas, par des pièces suffisamment probantes, la réalité et le montant de son chiffre d’affaires de 2019, condition nécessaire pour démontrer une perte de plus de 50 % et être éligible au fonds. Par conséquent, les conclusions en annulation et en décharge ont été rejetées. Les conclusions subsidiaires en remise gracieuse ont été déclarées irrecevables, le juge administratif ne pouvant se substituer à l’administration.
N° TA95-2418771(TA95-2418771)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule le refus implicite du préfet du Val-d'Oise de renouveler la carte de séjour pluriannuelle « salarié » de M. A..., ressortissant sri-lankais. La décision est annulée pour erreur manifeste d’appréciation, le requérant justifiant d’une activité professionnelle constante depuis 2016. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour dans un délai de deux mois. Les articles L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et L. 761-1 du code de justice administrative sont notamment appliqués.
N° TA95-2212449(TA95-2212449)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société Entreprise L. Bouget d’un litige en plein contentieux concernant le solde du marché de réaménagement de la crèche « La Comptine » à Antony. La société contestait l’application de diverses pénalités de retard et de sommes pour dommages en cours de chantier, demandant le versement de 131 020,43 euros TTC. Le tribunal a rejeté l’intégralité des conclusions de la requête, considérant notamment que les pénalités de retard étaient justifiées et que la société n’établissait pas que les retards lui étaient imputables. La décision s’appuie sur les stipulations du CCAG et du CCAP applicables au marché.
N° TA95-2216793(TA95-2216793)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la société DITER, sous-traitante, qui réclamait le paiement direct de prestations à la commune de Bois-Colombes sur le fondement de la loi du 31 décembre 1975 relative à la sous-traitance. La juridiction a estimé que la demande de paiement direct était tardive, car formulée après la notification du décompte général au titulaire du marché. Le tribunal a également écarté la responsabilité quasi-délictuelle de la commune, jugeant qu'aucune faute n'était établie, la commune n'ayant pas eu connaissance de l'exécution de prestations excédant le montant fixé dans l'acte spécial de sous-traitance. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.
N° TA95-2517139(TA95-2517139)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B... d'une demande d'injonction visant à obtenir un récépissé ou une attestation de prolongation d'instruction pour le renouvellement de son titre de séjour. Le requérant s'est désisté de sa requête après que le préfet des Hauts-de-Seine a produit une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 29 décembre 2025. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple, constatant que rien ne s'opposait à cette issue. La décision applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que celles du code de justice administrative.
N° TA95-2517205(TA95-2517205)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer un récépissé à Mme C... épouse B..., ressortissante marocaine en situation régulière. La requérante, dont la carte de séjour « passeport talent (famille) » avait expiré, avait déposé une demande de titre « vie privée et familiale » sans obtenir de récépissé, ce qui bloquait ses droits sociaux. Le juge a considéré la condition d’urgence remplie, car l’absence de récépissé faisait suite à l’expiration d’un titre antérieur, et a ordonné cette mesure utile, sans faire obstacle à une décision administrative. Cette solution s’appuie sur l’article R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui impose la remise d’un récépissé à tout étranger admis à souscrire une demande de titre.
N° TA95-2517968(TA95-2517968)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour de M. A..., ressortissant malien. Le requérant invoquait l'urgence et des moyens sérieux, notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le préfet des Hauts-de-Seine a opposé le défaut d'urgence en raison du manque de diligence du requérant dans le respect des délais de demande. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le juge des référés a été désigné pour statuer sur la condition d'urgence et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA95-2416283(TA95-2416283)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement pur et simple de M. et Mme A..., qui contestaient les cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2023 et 2024 concernant une maison principale et une annexe situées à L’Isle-Adam. Les requérants se sont désistés après avoir été invités à confirmer le maintien de leurs conclusions en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l’instance sans examiner le bien-fondé des demandes de décharge fiscale.
N° TA95-2511767(TA95-2511767)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... B... qui contestait le refus implicite du président du conseil départemental des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le juge a estimé que les moyens soulevés par le requérant, qui se bornait à invoquer des moyens de légalité externe sans apporter d'argumentation ou de pièces justificatives propres à établir que la décision méconnaissait ses droits, étaient manifestement insusceptibles de venir au soutien de sa demande. En application des articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative, la requête a été rejetée, après que le requérant a été invité à la régulariser sans succès. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017 définissant les critères d'attribution de la carte.
N° TA95-2513315(TA95-2513315)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus implicite du département du Val-d'Oise de lui délivrer une carte mobilité inclusion avec mention "stationnement pour personnes handicapées". La requérante n'a pas fourni d'argumentation ou de pièces justificatives suffisantes pour établir que sa situation médicale répondait aux critères légaux, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide humaine ou technique. En application des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que de l'arrêté du 3 janvier 2017, le juge a constaté que les moyens soulevés étaient manifestement insusceptibles de venir au soutien de la demande. La requête a donc été rejetée sans instruction complémentaire.
N° TA95-2514684(TA95-2514684)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A... d’un recours contre le refus du président du conseil départemental du Val-d’Oise de lui délivrer une carte « mobilité inclusion » avec les mentions « priorité » et « stationnement ». S’agissant de la mention « priorité », le juge a constaté que, en application de l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles, ce litige relève de la compétence du juge judiciaire, et a donc rejeté cette partie de la requête comme portée devant une juridiction incompétente. Pour la mention « stationnement », le tribunal a examiné le fond et a rejeté la requête comme manifestement infondée, faute pour le requérant d’apporter des éléments suffisants pour démontrer que son handicap réduit de manière importante et durable sa capacité de déplacement.
N° TA95-2515368(TA95-2515368)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour par le préfet du Val-d’Oise. La requête n’était pas accompagnée de l’acte attaqué ni de la preuve du dépôt de sa demande, et la régularisation demandée n’a pas été effectuée. La décision se fonde sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2515775(TA95-2515775)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante congolaise, qui demandait l'annulation du refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a considéré que le moyen tiré du défaut de motivation était inopérant, faute pour la requérante d'avoir demandé la communication des motifs de la décision implicite. Les autres moyens, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et le défaut d'examen, ont été écartés comme non assortis de précisions suffisantes ou de faits susceptibles de les étayer. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2519502(TA95-2519502)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. B... contre un arrêté préfectoral du Val-d’Oise l’obligeant à quitter le territoire français, se déclare incompétent territorialement. Constatant que l’intéressé résidait aux Lilas (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier au tribunal administratif de Montreuil, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2519400(TA95-2519400)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A... contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour, constate que l’intéressé résidait dans l’Aisne à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal se déclare incompétent territorialement et transmet l’affaire au tribunal administratif d’Amiens. La solution retenue est donc un renvoi pour compétence territoriale, sans examen au fond.
N° TA95-2519316(TA95-2519316)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait d’enjoindre à la commune de Puteaux de justifier de la saisine du gestionnaire du domaine public dans le cadre de l’instruction de sa demande de permis de construire. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l’exécution de la décision de refus de permis de construire du 25 juillet 2025, en méconnaissance des conditions posées par l’article L. 521-3. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, sans examen de l’urgence.
N° TA95-2511567(TA95-2511567)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... B... qui contestait le refus implicite du président du conseil départemental des Hauts-de-Seine de lui délivrer la carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". Le juge constate que la requête ne comporte que des moyens manifestement infondés ou insuffisamment précis, en application de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative. Il rappelle les critères d'attribution de cette carte, fixés par le code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, notamment la réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied (périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou recours systématique à une aide humaine ou technique).