Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2411235(TA95-2411235)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant ivoirien, qui contestait un arrêté préfectoral du 11 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a relevé que la requête était tardive, car introduite au-delà du délai de trente jours suivant la notification de l'arrêté, intervenue le 13 juin 2024. En conséquence, la demande d'annulation a été déclarée irrecevable, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés.
N° TA95-2517460(TA95-2517460)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B..., ressortissante algérienne, d'une demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour. La requérante, qui s'est désistée de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction après avoir obtenu une attestation de prolongation d'instruction, a vu ce désistement constaté par le tribunal. L'affaire portait sur l'application de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a donné acte du désistement et a mis fin à l'instance.
N° TA95-2413308(TA95-2413308)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 18 octobre 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait de renouveler le titre de séjour « salarié » de M. A..., ressortissant malien, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'entrée en France de l'intéressé à l'âge de 16 ans, de sa prise en charge par l'aide sociale à l'enfance, de sa formation professionnelle et de ses contrats de travail. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.
N° TA95-2517238(TA95-2517238)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., ressortissant mauricien, afin d'obtenir l'exécution d'un précédent jugement du 17 mai 2024. Ce jugement enjoignait au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer sa situation, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de supprimer son signalement au fichier Schengen, ce que l'administration n'avait pas fait. Le tribunal a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure, le préfet n'ayant produit aucun mémoire en défense. Il a donc enjoint au préfet d'exécuter les obligations du jugement du 17 mai 2024, notamment en délivrant une autorisation provisoire de séjour et en restituant les documents confisqués, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
N° TA95-2518221(TA95-2518221)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante algérienne, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un titre de séjour "étudiant". La juge des référés a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour obtenir une mesure de sauvegarde dans un délai de 48 heures, n'était pas remplie. Les éléments invoqués par la requérante (opération chirurgicale de sa mère non confirmée, impossibilité de conclure un contrat d'apprentissage, précarité) ont été jugés insuffisants pour caractériser une telle urgence. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
N° TA95-2517910(TA95-2517910)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure sollicitée se heurtait à une contestation sérieuse, car le préfet avait classé sans suite la demande de l'intéressé à trois reprises. En conséquence, la condition de l'absence de contestation sérieuse, requise par l'article L. 521-3, n'était pas remplie, justifiant le rejet de la requête par application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2516031(TA95-2516031)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante camerounaise, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, les seules circonstances invoquées (irrégularité du séjour, admission à des épreuves médicales) étant insuffisantes. Il a également relevé que la mesure demandée se heurtait à une contestation sérieuse, faute pour la requérante d'établir avoir déposé un dossier complet en préfecture. La requête a donc été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA95-2417715(TA95-2417715)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler une décision du ministre de l’intérieur constatant l’invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le ministre ayant retiré cette décision après l’enregistrement d’un stage de récupération de points, il a conclu au non-lieu à statuer. Le tribunal a invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En l’absence de réponse dans le délai imparti, M. A... est réputé s’être désisté, et le tribunal lui a donné acte de ce désistement par ordonnance.
N° TA95-2518191(TA95-2518191)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A..., ressortissante mauricienne, qui demandait une injonction de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car la requérante ne justifie pas de circonstances particulières nécessitant une intervention à très bref délai, malgré l'expiration de son attestation et les difficultés alléguées. La décision rappelle que le silence de l'administration pendant quatre mois fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2512300(TA95-2512300)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Val-d’Oise suspendant son permis de conduire. Le requérant s’étant désisté de sa requête, le tribunal a constaté que ce désistement était pur et simple. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a donné acte de ce désistement par ordonnance.
N° TA95-2415446(TA95-2415446)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté préfectoral du 28 août 2024 lui refusant la délivrance d’une attestation de demandeur d’asile. Le requérant n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois suivant une demande adressée par le greffe en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté. Par ordonnance du 8 octobre 2025, le président de la 7ème chambre a donné acte de ce désistement.
N° TA95-2409612(TA95-2409612)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a constaté le désistement d’office de M. A..., qui contestait un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français. Saisi d’un recours pour excès de pouvoir, le tribunal a appliqué l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant n’ayant pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d’un mois suivant la demande qui lui avait été adressée via l’application Télérecours. Par ordonnance, le président de la 11ème chambre a donc donné acte de ce désistement pur et simple, conformément à l’article R. 222-1 du même code.
N° TA95-2410986(TA95-2410986)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 12 avril 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de renouveler le titre de séjour pour soins de M. E..., ressortissant mongol atteint d'une hépatite chronique grave, et l'a obligé à quitter le territoire. Le tribunal retient que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'absence de transmission du dossier médical à l'OFII, alors que M. E... avait fourni son dossier complet et n'avait reçu aucune demande de pièces complémentaires, ce qui a privé le collège de médecins de la possibilité d'émettre un avis. La décision est annulée, et il est enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. E... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour pendant cet examen. Les articles L. 425-9 et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sont appliqués.
N° TA95-2409622(TA95-2409622)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. E..., ressortissant tunisien, contre un arrêté préfectoral du 30 mai 2024 rejetant sa demande de titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a annulé l'arrêté en raison d'un vice de procédure affectant la composition de la commission du titre de séjour, qui ne respectait pas les prescriptions de l'article L. 432-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette irrégularité a entaché la légalité de l'ensemble des décisions contestées, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA95-2409675(TA95-2409675)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C... épouse A..., ressortissante turque, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 6 juin 2024 refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne révélait aucun défaut d'examen de sa situation personnelle et familiale. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale, compte tenu de l'absence de liens suffisamment intenses et stables établis en France.
N° TA95-2409710(TA95-2409710)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 6 juin 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait refusé un titre de séjour à M. A..., ressortissant égyptien, et l'avait obligé à quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale du requérant. Le tribunal a relevé que M. A... résidait en France depuis 2016, était marié à une ressortissante algérienne titulaire d'une carte de résident, et que son épouse et son fils aîné souffraient de graves problèmes de santé nécessitant sa présence. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" dans un délai d'un mois.
N° TA95-2410344(TA95-2410344)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant ivoirien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en appliquant l'article 5 de la convention franco-ivoirienne du 21 septembre 1992, ni méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. B..., incluant l'annulation de l'arrêté et les conclusions accessoires.
N° TA95-2411001(TA95-2411001)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme F..., ressortissante congolaise, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi pris par le préfet du Val-d'Oise le 30 juin 2023. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, l'erreur de fait, le défaut de saisine de la commission du titre de séjour, la méconnaissance du droit d'être entendu, ainsi que la violation des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral, en application des textes précités.
N° TA95-2411140(TA95-2411140)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme D..., ressortissante algérienne, contre un arrêté du préfet du Val-d'Oise du 12 juillet 2024 lui refusant un certificat de résidence, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme D..., jugeant l'arrêté légal. Il a appliqué les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2516936(TA95-2516936)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société ETI. Celle-ci contestait le rejet de son offre pour le lot n° 3 « étanchéité » d'un accord-cadre de la SA Logirep, invoquant notamment un manque de transparence des critères d'attribution et une erreur manifeste d'appréciation. Le juge a estimé que la société ETI ne démontrait pas que les manquements allégués aux principes de la commande publique l'avaient lésée, compte tenu de l'écart de note important avec les attributaires. La demande de suspension de la procédure a donc été rejetée.