Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2203000(TA95-2203000)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la condamnation de la commune de Boulogne-Billancourt pour des fautes dans la gestion de son recrutement et la délivrance d'une attestation Pôle emploi irrégulière. Concernant le recrutement, le tribunal a estimé que les irrégularités alléguées (antidatage du contrat, absence de taux horaire, défaut de fiche de poste) n'étaient pas établies ou ne causaient pas de préjudice. S'agissant de l'attestation employeur, le tribunal a jugé que la commune n'avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité. En conséquence, les conclusions indemnitaires de Mme B... ont été rejetées.
N° TA95-2406018(TA95-2406018)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 16 avril 2024 refusant de délivrer à une enfant mineure un document de circulation pour étranger mineur d’une durée de cinq ans. La requérante, titulaire d’une carte de séjour « vie privée et familiale » délivrée sur le fondement de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), soutenait que sa fille devait bénéficier d’un document de cinq ans. Le tribunal retient une erreur de droit, car ce titre de séjour ne figure pas parmi ceux listés à l’article L. 414-8 du CESEDA permettant une durée réduite. Il enjoint au préfet de délivrer le document d’une durée de cinq ans dans un délai d’un mois.
N° TA95-2517935(TA95-2517935)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... visant à suspendre le non-renouvellement de son contrat de travail et le refus de protection fonctionnelle par le rectorat de Versailles. Le juge a constaté que la demande principale (suspension) et la demande subsidiaire (communication de documents) ne pouvaient être présentées simultanément dans la même requête, rendant cette dernière irrecevable. S'agissant de la demande principale, le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, les conséquences financières et professionnelles invoquées étant inhérentes à la fin d'un contrat à durée déterminée et non constitutives d'une urgence justifiant une suspension. La requête a donc été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens relatifs à la légalité des décisions.
N° TA95-2517700(TA95-2517700)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A..., ressortissant algérien. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, relatif au droit au respect de la vie privée et familiale, était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, compte tenu de la situation personnelle et familiale du requérant.
N° TA95-2517084(TA95-2517084)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l’association Centre dentaire pour tous. Celle-ci demandait la suspension de la décision du 5 juin 2025 par laquelle la CPAM des Hauts-de-Seine l’avait suspendue du conventionnement pour une durée de 5 ans. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour l’association de démontrer une situation financière irrémédiablement compromise à très court terme, et que les moyens soulevés n’étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la sanction, notamment au regard de l’accord national du 8 juillet 2015 et des codes de la santé publique et de la sécurité sociale.
N° TA95-2213797(TA95-2213797)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (2ème chambre) a statué sur la requête de la SCI Les Petites Vignes du Val-d’Oise, qui contestait son assujettissement à la taxe sur les bureaux, commerces et surfaces de stationnement pour les années 2018 à 2020. Le tribunal a d'abord constaté un non-lieu à statuer partiel, l'administration ayant accordé des dégrèvements en cours d'instance. Sur le fond, l'affaire porte sur l'application de l'article 231 ter du code général des impôts, la société requérante soutenant que ses locaux (ateliers de montage, surfaces de stationnement intégrées à un processus de production) étaient hors champ de la taxe. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement se fonde sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
N° TA95-2504162(TA95-2504162)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 11 juin 2024 refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait une insuffisance de motivation et une méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatif à l'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et témoignait d'un examen particulier de la situation. Sur le fond, il a jugé que Mme B... ne justifiait pas de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels, sa présence en France depuis 2016 n'étant pas établie de manière continue et son insertion professionnelle étant trop récente pour être considérée comme stable.
N° TA95-2503920(TA95-2503920)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 14 février 2025 lui refusant un certificat de résidence et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen particulier. Il a jugé que le refus de séjour ne méconnaissait pas l’article 6-5 de l’accord franco-algérien, faute pour le requérant de justifier de liens personnels et familiaux intenses en France, et a rejeté l’ensemble des conclusions de la requête.
N° TA95-2503765(TA95-2503765)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant mauritanien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni commis d'erreur manifeste d'appréciation, en raison du maintien irrégulier de l'intéressé en France malgré plusieurs mesures d'éloignement et de l'absence de vie familiale établie. Il a également écarté le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute d'attaches personnelles suffisantes.
N° TA95-2300459(TA95-2300459)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... contestant son arrêté de radiation des cadres pour abandon de poste, pris par le maire de Saint-Gratien. Le tribunal a jugé que la procédure de mise en demeure était régulière, l'agent ayant disposé d'un délai approprié pour justifier son absence ou reprendre son service, conformément à la jurisprudence applicable. La décision attaquée a été considérée comme suffisamment motivée, et l'absence de réponse de l'agent à la seconde mise en demeure, sans justification médicale ou matérielle, a été retenue comme constitutive d'une rupture du lien avec le service. Les textes appliqués sont le code général de la fonction publique et le code de justice administrative.
N° TA95-2300597(TA95-2300597)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 30 juin 2022 par lequel le maire d'Antony attribuait un complément indemnitaire annuel de 330 euros à une agente pour l'année 2021. La juridiction a jugé que la décision était illégale car elle se fondait sur l'évaluation professionnelle de l'agent, alors que l'entretien professionnel annuel obligatoire n'avait pas été mené à son terme et n'avait donné lieu à aucun compte-rendu, privant ainsi l'intéressée d'une garantie. Cette irrégularité de procédure, combinée à l'absence de pièces justifiant les griefs retenus, a conduit à retenir les moyens de vice de procédure, d'inexactitude matérielle des faits et d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les articles L. 712-1, L. 714-5 et L. 521-1 du code général de la fonction publique.
N° TA95-2501612(TA95-2501612)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. B..., ressortissant algérien, et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a jugé que la condamnation isolée et ancienne du requérant à une amende minime ne constituait pas une menace actuelle pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, le refus de titre de séjour a été annulé, entraînant par voie de conséquence l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire, refus de délai de départ volontaire et interdiction de retour.
N° TA95-2501369(TA95-2501369)
Cette décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (2ème chambre) porte sur un recours en excès de pouvoir formé par Mme A., ressortissante marocaine sous curatelle, contre un arrêté préfectoral du 23 décembre 2024 rejetant sa demande de titre de séjour pour raisons médicales et lui faisant obligation de quitter le territoire. La requérante invoque notamment l’insuffisance de motivation, l’absence de notification à son curateur, et la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal examine la régularité de la procédure au regard des articles R. 425-13 du CESEDA et de l’arrêté du 27 décembre 2016, qui imposent un avis motivé du collège de médecins de l’OFII et la possibilité d’examens complémentaires. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait, mais l’analyse porte sur la légalité des décisions contestées.
N° TA95-2518030(TA95-2518030)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 19 septembre 2025 portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et refus de délai de départ volontaire, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a relevé que le requérant résidait à Grigny (Essonne) à la date de la décision attaquée. Par une ordonnance du 9 octobre 2025, le président du tribunal a transmis le dossier au tribunal administratif de Versailles, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2517444(TA95-2517444)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A... de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction, après que le CNAPS lui a délivré la carte professionnelle sollicitée. La requête visait à contester le refus initial de délivrance de cette carte, nécessaire à l'exercice de son activité dans le secteur de la sécurité privée. Le juge a rejeté les conclusions de M. A... tendant au remboursement des frais de justice, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.
N° TA95-2517428(TA95-2517428)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le titre de séjour « vie privée et familiale » de M. A..., ressortissant ivoirien. La juge a retenu que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a été enjoint au préfet de délivrer une attestation de régularité de séjour dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA95-2515829(TA95-2515829)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A..., ressortissante srilankaise, qui demandait au préfet des Hauts-de-Seine de la convoquer pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que la requête comporte des éléments contradictoires ne permettant pas d'en apprécier le bien-fondé, et la rejette sans examen de l'urgence, en application de l'article L. 522-3 du même code. Aucune mesure utile n'est donc ordonnée.
N° TA95-2518110(TA95-2518110)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’une requête de M. A... B... contestant un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, d’interdiction de retour et de signalement aux fins de non-admission dans le système d’information Schengen, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal constate que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée. Par conséquent, il transmet le dossier au Tribunal administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2216827(TA95-2216827)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... contestant la saisie administrative à tiers détenteur et la saisie des droits d'associé décernées pour le recouvrement de cotisations d'impôt sur le revenu et de contributions sociales (années 2004 à 2006). Le tribunal a relevé d'office que le moyen tiré de la prescription de l'action en recouvrement, fondé sur l'article L. 274 du livre des procédures fiscales, était irrecevable car il n'avait pas été soulevé à l'encontre du premier acte de poursuite, conformément à l'article R. 281-3-1 du même livre. La contestation de la régularité de la notification de la mise en demeure de payer, soulevée tardivement par le requérant, a également été écartée. En conséquence, la demande de décharge de l'obligation de payer et les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA95-2301942(TA95-2301942)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., agent contractuel de la commune de Courbevoie, qui contestait la décision de non-renouvellement de son contrat à durée déterminée. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, de vice de procédure et de défaut de motivation, rappelant qu’un agent n’a aucun droit au renouvellement de son contrat et que la décision, non disciplinaire, n’exigeait ni entretien préalable ni motivation. Il a également jugé que l’absence de contrat signé pour la période de renouvellement était sans incidence sur la légalité de la décision, fondée sur l’intérêt du service. La solution s’appuie sur les principes généraux de la fonction publique et le code des relations entre le public et l’administration.