Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA95-2517084(TA95-2517084)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l’association Centre dentaire pour tous. Celle-ci demandait la suspension de la décision du 5 juin 2025 par laquelle la CPAM des Hauts-de-Seine l’avait suspendue du conventionnement pour une durée de 5 ans. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour l’association de démontrer une situation financière irrémédiablement compromise à très court terme, et que les moyens soulevés n’étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la sanction, notamment au regard de l’accord national du 8 juillet 2015 et des codes de la santé publique et de la sécurité sociale.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA95-2517700(TA95-2517700)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A..., ressortissant algérien. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, relatif au droit au respect de la vie privée et familiale, était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, compte tenu de la situation personnelle et familiale du requérant.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA95-2203000(TA95-2203000)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la condamnation de la commune de Boulogne-Billancourt pour des fautes dans la gestion de son recrutement et la délivrance d'une attestation Pôle emploi irrégulière. Concernant le recrutement, le tribunal a estimé que les irrégularités alléguées (antidatage du contrat, absence de taux horaire, défaut de fiche de poste) n'étaient pas établies ou ne causaient pas de préjudice. S'agissant de l'attestation employeur, le tribunal a jugé que la commune n'avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité. En conséquence, les conclusions indemnitaires de Mme B... ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2503920(TA95-2503920)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 14 février 2025 lui refusant un certificat de résidence et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen particulier. Il a jugé que le refus de séjour ne méconnaissait pas l’article 6-5 de l’accord franco-algérien, faute pour le requérant de justifier de liens personnels et familiaux intenses en France, et a rejeté l’ensemble des conclusions de la requête.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA95-2517935(TA95-2517935)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... visant à suspendre le non-renouvellement de son contrat de travail et le refus de protection fonctionnelle par le rectorat de Versailles. Le juge a constaté que la demande principale (suspension) et la demande subsidiaire (communication de documents) ne pouvaient être présentées simultanément dans la même requête, rendant cette dernière irrecevable. S'agissant de la demande principale, le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, les conséquences financières et professionnelles invoquées étant inhérentes à la fin d'un contrat à durée déterminée et non constitutives d'une urgence justifiant une suspension. La requête a donc été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens relatifs à la légalité des décisions.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2503765(TA95-2503765)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant mauritanien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni commis d'erreur manifeste d'appréciation, en raison du maintien irrégulier de l'intéressé en France malgré plusieurs mesures d'éloignement et de l'absence de vie familiale établie. Il a également écarté le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute d'attaches personnelles suffisantes.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2501612(TA95-2501612)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. B..., ressortissant algérien, et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a jugé que la condamnation isolée et ancienne du requérant à une amende minime ne constituait pas une menace actuelle pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, le refus de titre de séjour a été annulé, entraînant par voie de conséquence l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire, refus de délai de départ volontaire et interdiction de retour.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2406018(TA95-2406018)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 16 avril 2024 refusant de délivrer à une enfant mineure un document de circulation pour étranger mineur d’une durée de cinq ans. La requérante, titulaire d’une carte de séjour « vie privée et familiale » délivrée sur le fondement de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), soutenait que sa fille devait bénéficier d’un document de cinq ans. Le tribunal retient une erreur de droit, car ce titre de séjour ne figure pas parmi ceux listés à l’article L. 414-8 du CESEDA permettant une durée réduite. Il enjoint au préfet de délivrer le document d’une durée de cinq ans dans un délai d’un mois.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2504162(TA95-2504162)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 11 juin 2024 refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait une insuffisance de motivation et une méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatif à l'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et témoignait d'un examen particulier de la situation. Sur le fond, il a jugé que Mme B... ne justifiait pas de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels, sa présence en France depuis 2016 n'étant pas établie de manière continue et son insertion professionnelle étant trop récente pour être considérée comme stable.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA95-2213797(TA95-2213797)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (2ème chambre) a statué sur la requête de la SCI Les Petites Vignes du Val-d’Oise, qui contestait son assujettissement à la taxe sur les bureaux, commerces et surfaces de stationnement pour les années 2018 à 2020. Le tribunal a d'abord constaté un non-lieu à statuer partiel, l'administration ayant accordé des dégrèvements en cours d'instance. Sur le fond, l'affaire porte sur l'application de l'article 231 ter du code général des impôts, la société requérante soutenant que ses locaux (ateliers de montage, surfaces de stationnement intégrées à un processus de production) étaient hors champ de la taxe. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement se fonde sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2300459(TA95-2300459)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... contestant son arrêté de radiation des cadres pour abandon de poste, pris par le maire de Saint-Gratien. Le tribunal a jugé que la procédure de mise en demeure était régulière, l'agent ayant disposé d'un délai approprié pour justifier son absence ou reprendre son service, conformément à la jurisprudence applicable. La décision attaquée a été considérée comme suffisamment motivée, et l'absence de réponse de l'agent à la seconde mise en demeure, sans justification médicale ou matérielle, a été retenue comme constitutive d'une rupture du lien avec le service. Les textes appliqués sont le code général de la fonction publique et le code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA95-2300597(TA95-2300597)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 30 juin 2022 par lequel le maire d'Antony attribuait un complément indemnitaire annuel de 330 euros à une agente pour l'année 2021. La juridiction a jugé que la décision était illégale car elle se fondait sur l'évaluation professionnelle de l'agent, alors que l'entretien professionnel annuel obligatoire n'avait pas été mené à son terme et n'avait donné lieu à aucun compte-rendu, privant ainsi l'intéressée d'une garantie. Cette irrégularité de procédure, combinée à l'absence de pièces justifiant les griefs retenus, a conduit à retenir les moyens de vice de procédure, d'inexactitude matérielle des faits et d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les articles L. 712-1, L. 714-5 et L. 521-1 du code général de la fonction publique.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA95-2406057(TA95-2406057)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 4 décembre 2023 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de délivrer à M. A..., ressortissant algérien, un certificat de résidence de dix ans, tout en lui accordant un titre d’un an. Le tribunal juge que le motif de menace pour l’ordre public, fondé sur des faits isolés et anciens (usage de stupéfiant et conduite sans permis), est entaché d’une erreur d’appréciation au regard de l’article 7 bis de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Il enjoint au préfet de réexaminer la situation de l’intéressé dans un délai de trois mois.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA95-2517356(TA95-2517356)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B..., ressortissante bulgare, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 19 septembre 2025 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d’une interdiction de retour de deux ans et d’une assignation à résidence. Le tribunal a annulé ces décisions, estimant que le préfet des Hauts-de-Seine s’était fondé sur des faits de violences conjugales n’ayant donné lieu ni à poursuites ni à condamnation, sans démontrer l’existence d’une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société, comme l’exige l’article L. 251-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue repose sur le défaut de motivation et l’erreur d’appréciation, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres moyens.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA95-2517408(TA95-2517408)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de refus de renouvellement du certificat de résidence de M. B..., ressortissant algérien. La condition d'urgence a été présumée remplie, s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et le préfet n'a pas apporté d'éléments pour la renverser. Le juge a également estimé que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision était propre à créer un doute sérieux sur sa légalité. La suspension est ordonnée jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la requête en annulation.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2517430(TA95-2517430)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B... d'une demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 3 septembre 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a admis l'urgence, compte tenu de la situation de précarité du requérant, jeune majeur isolé dont la prise en charge par l'aide sociale à l'enfance prenait fin. Cependant, il a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'erreur de fait et l'erreur de droit au regard de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Par conséquent, la requête en suspension a été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2202336(TA95-2202336)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme B..., agent territorial de la commune de Colombes, contestant le refus de régularisation de sa prime de service et de revalorisation de sa prime de fonction. La commune opposait une fin de non-recevoir, arguant que le courriel du 19 février 2021 constituait une simple réponse à une demande d'information et non une décision faisant grief, mais le tribunal a écarté cet argument, considérant qu'il s'agissait d'une véritable décision. La commune soulevait également la tardiveté du recours, mais le tribunal a estimé que la décision attaquée ne comportant aucune mention des voies et délais de recours, le délai raisonnable d'un an n'était pas dépassé. Le tribunal a donc rejeté les fins de non-recevoir et s'est déclaré compétent pour statuer sur le fond du litige, en application des principes de sécurité juridique et des articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2501326(TA95-2501326)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante haïtienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 30 mai 2024 refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée, émanait d'une autorité compétente et ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également jugé que la décision fixant le pays de destination ne violait pas l'article 3 de la même Convention. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a été rejetée faute de demande préalable.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2501619(TA95-2501619)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 3 janvier 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet des Hauts-de-Seine avait légalement pu fonder son refus sur la menace pour l'ordre public, en se basant sur des faits de violences habituelles sur conjoint, dont la matérialité était établie par le fichier de traitement des antécédents judiciaires. Il a jugé que le principe de la présomption d'innocence ne faisait pas obstacle à ce que l'administration apprécie la réalité de tels faits pour édicter une mesure administrative. La solution s'appuie notamment sur les articles L. 422-1 et L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2517431(TA95-2517431)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension d'un arrêté préfectoral du 3 septembre 2025 refusant un titre de séjour à un ressortissant ivoirien et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a reconnu l'urgence, le requérant étant un jeune majeur isolé dont la prise en charge par l'aide sociale à l'enfance et la formation étaient compromises. Cependant, il a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment celui tiré d'une erreur de droit au regard de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la requête en suspension a été rejetée.

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