Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2506397(TA95-2506397)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la SASU Q-PARK FRANCE EVIAN, qui demandait la restitution d’un crédit de TVA de 142 613 euros. La requête, introduite par un responsable comptable et fiscal, n’était pas valablement représentée, car le directeur général n’avait pas obtenu l’autorisation préalable du président requise par les statuts pour engager une procédure supérieure à 100 000 euros. En application des articles R. 222-1 du code de justice administrative, R. 200-2 du livre des procédures fiscales et L. 227-6 du code de commerce, l’irrecevabilité n’a pu être régularisée.
N° TA95-2518231(TA95-2518231)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A... contre un arrêté préfectoral de réadmission vers la Belgique et d’interdiction de circulation, se déclare incompétent territorialement. Il constate que le requérant résidait à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, il transmet le dossier au Tribunal administratif de Montreuil, territorialement compétent.
N° TA95-2517444(TA95-2517444)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A... de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction, après que le CNAPS lui a délivré la carte professionnelle sollicitée. La requête visait à contester le refus initial de délivrance de cette carte, nécessaire à l'exercice de son activité dans le secteur de la sécurité privée. Le juge a rejeté les conclusions de M. A... tendant au remboursement des frais de justice, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.
N° TA95-2517428(TA95-2517428)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le titre de séjour « vie privée et familiale » de M. A..., ressortissant ivoirien. La juge a retenu que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a été enjoint au préfet de délivrer une attestation de régularité de séjour dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA95-2507275(TA95-2507275)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de titre de séjour né du silence du préfet des Hauts-de-Seine. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l’article L. 424-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. En cours d’instance, M. A... s’est désisté de ses conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté le surplus des conclusions, dont celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2515829(TA95-2515829)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A..., ressortissante srilankaise, qui demandait au préfet des Hauts-de-Seine de la convoquer pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que la requête comporte des éléments contradictoires ne permettant pas d'en apprécier le bien-fondé, et la rejette sans examen de l'urgence, en application de l'article L. 522-3 du même code. Aucune mesure utile n'est donc ordonnée.
N° TA95-2518030(TA95-2518030)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 19 septembre 2025 portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et refus de délai de départ volontaire, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a relevé que le requérant résidait à Grigny (Essonne) à la date de la décision attaquée. Par une ordonnance du 9 octobre 2025, le président du tribunal a transmis le dossier au tribunal administratif de Versailles, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2518110(TA95-2518110)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’une requête de M. A... B... contestant un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, d’interdiction de retour et de signalement aux fins de non-admission dans le système d’information Schengen, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal constate que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée. Par conséquent, il transmet le dossier au Tribunal administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2503797(TA95-2503797)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 11 février 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a obligé M. A..., ressortissant marocain, à quitter le territoire français sans délai et a prononcé une interdiction de retour de deux ans. La décision est annulée pour défaut d'examen réel et sérieux de la situation du requérant, le préfet n'ayant pas mentionné sa demande d'admission exceptionnelle au séjour déposée en mai 2024. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Aucune injonction n'est prononcée.
N° TA95-2501456(TA95-2501456)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 26 décembre 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de renouveler le titre de séjour de M. A..., ressortissant sénégalais, et l'a obligé à quitter le territoire. Le tribunal retient que le préfet ne pouvait légalement fonder son refus sur le paragraphe 42 de l'article 4 de la convention franco-sénégalaise du 23 septembre 2006, ces stipulations ne s'appliquant qu'aux étrangers en situation irrégulière, alors que M. A... avait sollicité un renouvellement de titre. Par voie de conséquence, l'obligation de quitter le territoire est également annulée. La solution est fondée sur la méconnaissance du champ d'application de la convention franco-sénégalaise.
N° TA95-2517356(TA95-2517356)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B..., ressortissante bulgare, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 19 septembre 2025 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d’une interdiction de retour de deux ans et d’une assignation à résidence. Le tribunal a annulé ces décisions, estimant que le préfet des Hauts-de-Seine s’était fondé sur des faits de violences conjugales n’ayant donné lieu ni à poursuites ni à condamnation, sans démontrer l’existence d’une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société, comme l’exige l’article L. 251-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue repose sur le défaut de motivation et l’erreur d’appréciation, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres moyens.
N° TA95-2517087(TA95-2517087)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'association "Centre de santé de la Boule" visant la décision de la CPAM des Hauts-de-Seine du 5 juin 2025 lui interdisant d'exercer dans le cadre conventionnel pour 5 ans. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'association ne démontrant pas de risque de défaillance financière à très court terme et l'existence d'offres de soins alternatives en Île-de-France étant établie. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'irrégularité de la procédure et de l'erreur manifeste d'appréciation, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande de l'association a donc été rejetée, et celle-ci a été condamnée à verser 2 500 euros à la CPAM au titre des frais de justice.
N° TA95-2517875(TA95-2517875)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour de M. A..., ressortissant camerounais. La requête a été jugée irrecevable car le requérant n’a pas produit, comme l’exige l’article R. 522-1 du code de justice administrative, une copie de sa requête en annulation de la décision contestée. Le juge a donc appliqué les dispositions de l’article L. 521-1 du même code sans examiner le fond de l’affaire.
N° TA95-2112641(TA95-2112641)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de l’Association Nouvelle EDC, qui contestait des suppléments d’impôt sur les sociétés (2015-2016), des rappels de TVA (2014-2016) et des rappels de taxe sur la formation professionnelle continue (2016). L’association invoquait notamment l’insuffisante motivation de la proposition de rectification, une méconnaissance de la procédure, et contestait le bien-fondé des rectifications relatives au crédit d’impôt recherche (CIR) et à l’exonération de TVA. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée et que les moyens de fond, y compris ceux relatifs à l’éligibilité des dépenses de recherche et à la majoration pour défaut de versement, n’étaient pas fondés. La solution s’appuie sur le code général des impôts, le livre des procédures fiscales et le code du travail.
N° TA95-2202336(TA95-2202336)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme B..., agent territorial de la commune de Colombes, contestant le refus de régularisation de sa prime de service et de revalorisation de sa prime de fonction. La commune opposait une fin de non-recevoir, arguant que le courriel du 19 février 2021 constituait une simple réponse à une demande d'information et non une décision faisant grief, mais le tribunal a écarté cet argument, considérant qu'il s'agissait d'une véritable décision. La commune soulevait également la tardiveté du recours, mais le tribunal a estimé que la décision attaquée ne comportant aucune mention des voies et délais de recours, le délai raisonnable d'un an n'était pas dépassé. Le tribunal a donc rejeté les fins de non-recevoir et s'est déclaré compétent pour statuer sur le fond du litige, en application des principes de sécurité juridique et des articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
N° TA95-2303268(TA95-2303268)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SCI La Butte des Vignobles, qui demandait la décharge de cotisations de taxe sur les bureaux pour les années 2017 à 2020. La société contestait l'imposition de locaux loués à Pierrelaye, arguant notamment d'un défaut de motivation de la proposition de rectification et de l'exonération de certaines surfaces. Le tribunal a jugé la procédure d'imposition régulière, la proposition de rectification étant suffisamment motivée. Sur le fond, il a considéré que les locaux en cause, incluant des ateliers et des surfaces de stationnement, entraient dans le champ d'application de la taxe prévue à l'article 231 ter du code général des impôts, et que les moyens soulevés par la requérante n'étaient pas fondés.
N° TA95-2501326(TA95-2501326)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante haïtienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 30 mai 2024 refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée, émanait d'une autorité compétente et ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également jugé que la décision fixant le pays de destination ne violait pas l'article 3 de la même Convention. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a été rejetée faute de demande préalable.
N° TA95-2501619(TA95-2501619)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 3 janvier 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet des Hauts-de-Seine avait légalement pu fonder son refus sur la menace pour l'ordre public, en se basant sur des faits de violences habituelles sur conjoint, dont la matérialité était établie par le fichier de traitement des antécédents judiciaires. Il a jugé que le principe de la présomption d'innocence ne faisait pas obstacle à ce que l'administration apprécie la réalité de tels faits pour édicter une mesure administrative. La solution s'appuie notamment sur les articles L. 422-1 et L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2503781(TA95-2503781)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 21 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé inopérant le moyen tiré de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute de demande de titre de séjour. Il a également estimé que l'arrêté ne méconnaissait pas l'article L. 423-23 du même code ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'intéressé ne justifiant pas de liens personnels et familiaux suffisamment stables et intenses en France. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions préfectorales.
N° TA95-2503785(TA95-2503785)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B... demandant l’annulation de l’arrêté du préfet du Val-d’Oise du 30 janvier 2025 refusant son titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. La formation de jugement a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen, estimant que l’arrêté était suffisamment motivé et que la signataire disposait d’une délégation régulière. Le tribunal a également jugé que le préfet n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation au regard des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ni méconnu l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme.