Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
52 256 décisions disponibles — page 473/2613
N° TA95-2504162(TA95-2504162)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 11 juin 2024 refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait une insuffisance de motivation et une méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatif à l'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et témoignait d'un examen particulier de la situation. Sur le fond, il a jugé que Mme B... ne justifiait pas de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels, sa présence en France depuis 2016 n'étant pas établie de manière continue et son insertion professionnelle étant trop récente pour être considérée comme stable.
N° TA95-2216827(TA95-2216827)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... contestant la saisie administrative à tiers détenteur et la saisie des droits d'associé décernées pour le recouvrement de cotisations d'impôt sur le revenu et de contributions sociales (années 2004 à 2006). Le tribunal a relevé d'office que le moyen tiré de la prescription de l'action en recouvrement, fondé sur l'article L. 274 du livre des procédures fiscales, était irrecevable car il n'avait pas été soulevé à l'encontre du premier acte de poursuite, conformément à l'article R. 281-3-1 du même livre. La contestation de la régularité de la notification de la mise en demeure de payer, soulevée tardivement par le requérant, a également été écartée. En conséquence, la demande de décharge de l'obligation de payer et les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA95-2303268(TA95-2303268)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SCI La Butte des Vignobles, qui demandait la décharge de cotisations de taxe sur les bureaux pour les années 2017 à 2020. La société contestait l'imposition de locaux loués à Pierrelaye, arguant notamment d'un défaut de motivation de la proposition de rectification et de l'exonération de certaines surfaces. Le tribunal a jugé la procédure d'imposition régulière, la proposition de rectification étant suffisamment motivée. Sur le fond, il a considéré que les locaux en cause, incluant des ateliers et des surfaces de stationnement, entraient dans le champ d'application de la taxe prévue à l'article 231 ter du code général des impôts, et que les moyens soulevés par la requérante n'étaient pas fondés.
N° TA95-2517700(TA95-2517700)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A..., ressortissant algérien. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, relatif au droit au respect de la vie privée et familiale, était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, compte tenu de la situation personnelle et familiale du requérant.
N° TA95-2517935(TA95-2517935)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... visant à suspendre le non-renouvellement de son contrat de travail et le refus de protection fonctionnelle par le rectorat de Versailles. Le juge a constaté que la demande principale (suspension) et la demande subsidiaire (communication de documents) ne pouvaient être présentées simultanément dans la même requête, rendant cette dernière irrecevable. S'agissant de la demande principale, le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, les conséquences financières et professionnelles invoquées étant inhérentes à la fin d'un contrat à durée déterminée et non constitutives d'une urgence justifiant une suspension. La requête a donc été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens relatifs à la légalité des décisions.
N° TA95-2517084(TA95-2517084)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l’association Centre dentaire pour tous. Celle-ci demandait la suspension de la décision du 5 juin 2025 par laquelle la CPAM des Hauts-de-Seine l’avait suspendue du conventionnement pour une durée de 5 ans. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour l’association de démontrer une situation financière irrémédiablement compromise à très court terme, et que les moyens soulevés n’étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la sanction, notamment au regard de l’accord national du 8 juillet 2015 et des codes de la santé publique et de la sécurité sociale.
N° TA95-2503765(TA95-2503765)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant mauritanien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni commis d'erreur manifeste d'appréciation, en raison du maintien irrégulier de l'intéressé en France malgré plusieurs mesures d'éloignement et de l'absence de vie familiale établie. Il a également écarté le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute d'attaches personnelles suffisantes.
N° TA95-2503920(TA95-2503920)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 14 février 2025 lui refusant un certificat de résidence et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen particulier. Il a jugé que le refus de séjour ne méconnaissait pas l’article 6-5 de l’accord franco-algérien, faute pour le requérant de justifier de liens personnels et familiaux intenses en France, et a rejeté l’ensemble des conclusions de la requête.
N° TA95-2518110(TA95-2518110)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’une requête de M. A... B... contestant un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, d’interdiction de retour et de signalement aux fins de non-admission dans le système d’information Schengen, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal constate que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée. Par conséquent, il transmet le dossier au Tribunal administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2515829(TA95-2515829)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A..., ressortissante srilankaise, qui demandait au préfet des Hauts-de-Seine de la convoquer pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que la requête comporte des éléments contradictoires ne permettant pas d'en apprécier le bien-fondé, et la rejette sans examen de l'urgence, en application de l'article L. 522-3 du même code. Aucune mesure utile n'est donc ordonnée.
N° TA95-2518030(TA95-2518030)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 19 septembre 2025 portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et refus de délai de départ volontaire, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a relevé que le requérant résidait à Grigny (Essonne) à la date de la décision attaquée. Par une ordonnance du 9 octobre 2025, le président du tribunal a transmis le dossier au tribunal administratif de Versailles, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2517881(TA95-2517881)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français, au motif qu'elle était manifestement irrecevable. La requête ne comportait pas l'indication du domicile du requérant, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, et il était impossible de lui notifier une demande de régularisation en raison de son absence d'adresse connue. La solution retenue est le rejet de la requête sans invitation à régulariser, sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code.
N° TA95-2516870(TA95-2516870)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet du Val-d'Oise du 1er août 2025 refusant le regroupement familial pour les filles de Mme E.... Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la séparation de huit ans et les difficultés invoquées ne constituaient pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à la situation de la requérante. Aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance des articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'a été examiné au fond. La requête a donc été rejetée.
N° TA95-2411535(TA95-2411535)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société EG - LABORATOIRES EUROGENERICS d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) d’inscrire ses spécialités pharmaceutiques hybrides au registre des groupes hybrides. La société requérante s’est désistée de sa requête, désistement accepté par l’ANSM. Par ordonnance du 8 octobre 2025, le président de la 7ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre mesure n’a été prononcée.
N° TA95-2415330(TA95-2415330)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a donné acte du désistement de Mme B... de ses conclusions en annulation et injonction, après que celle-ci a retiré sa contestation du refus de délivrance d’un récépissé de renouvellement de titre de séjour étudiant. Le désistement étant pur et simple, le juge l’a accepté sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Toutefois, l’État a été condamné à verser 1 080 euros à la requérante au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA95-2516028(TA95-2516028)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A... C... de ses conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante ayant abandonné ses demandes principales, le tribunal a constaté ce désistement pur et simple. En revanche, il a fait droit à sa demande de frais d'instance en condamnant l'État à lui verser la somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2409675(TA95-2409675)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C... épouse A..., ressortissante turque, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 6 juin 2024 refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne révélait aucun défaut d'examen de sa situation personnelle et familiale. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale, compte tenu de l'absence de liens suffisamment intenses et stables établis en France.
N° TA95-2517466(TA95-2517466)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme B..., ressortissante marocaine. La juge a retenu que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour et que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 423-1 et L. 423-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA95-2411240(TA95-2411240)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme D... contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 12 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne révélait aucun défaut d'examen de sa situation personnelle. Il a estimé que le refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2517959(TA95-2517959)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête en excès de pouvoir de Mme A... au motif qu'elle ne comportait aucun moyen permettant d'en apprécier le bien-fondé. Cette ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, qui permet de rejeter sans instruction une requête manifestement irrecevable ou dépourvue de moyens sérieux.