Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2514999(TA95-2514999)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine l'assignant à résidence dans ce département pour une durée de quarante-cinq jours. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que de l'article L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'assignation à résidence prise par le préfet.
N° TA95-2503592(TA95-2503592)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant malien, qui contestait un arrêté préfectoral du 7 février 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour était légalement fondé sur l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'usage d'un faux titre de séjour par le requérant pour obtenir un emploi, et que la décision était suffisamment motivée. Il a également estimé que l'obligation de quitter le territoire français ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment stables en France. En conséquence, l'ensemble des conclusions de M. A... a été rejeté.
N° TA95-2503606(TA95-2503606)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de Mme et M. D..., ressortissants turcs, qui contestaient les arrêtés du préfet du Val-d’Oise refusant leur demande de titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et que la situation des requérants avait fait l’objet d’un examen sérieux. Il a jugé que le refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de leur vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme), leur installation en France étant récente et irrégulière, et la cellule familiale pouvant être reconstituée en Turquie. La solution retenue est le rejet des demandes d’annulation et des injonctions.
N° TA95-2503704(TA95-2503704)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 6 février 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de renouveler le certificat de résidence algérien de Mme B..., étudiante, et l'a obligée à quitter le territoire. La juridiction estime que le préfet a commis une erreur d'appréciation en considérant que le changement de cursus de la requérante, cohérent avec son diplôme antérieur et son projet professionnel, ne justifiait pas le renouvellement de son titre de séjour étudiant. Cette solution est fondée sur le titre III du protocole annexé à l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui prévoit la délivrance d'un certificat de résidence "étudiant" renouvelable sous réserve du sérieux des études. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français est également annulée par voie de conséquence de l'illégalité du refus de titre.
N° TA95-2515749(TA95-2515749)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a modifié son ordonnance du 11 juillet 2025 qui enjoignait au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer M. A pour le dépôt de sa demande de titre de séjour. Constatant le défaut d'exécution de cette injonction, le juge a assorti la mesure d'une astreinte de 100 euros par jour de retard, applicable après un délai de cinq jours suivant la notification de la nouvelle ordonnance. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le code de justice administrative.
N° TA95-2409970(TA95-2409970)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, le juge estimant que la décision attaquée n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant.
N° TA95-2418809(TA95-2418809)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A, ressortissant sénégalais, contestant la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 10 décembre 2024 de clôturer sa demande de renouvellement de titre de séjour pour dossier incomplet. Le tribunal a constaté que, postérieurement à la requête, M. A s'est vu délivrer un récépissé de demande de carte de séjour valable, ce qui a implicitement abrogé la décision attaquée. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales en annulation et injonction. L'Etat a été condamné à verser 1 000 euros à l'avocat de M. A au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle.
N° TA95-2516989(TA95-2516989)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant un titre de séjour à M. A. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, erreur de droit au regard de l'article L. 435-3 du CESEDA, violation de l'article 8 de la CEDH) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2206395(TA95-2206395)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 1er mars 2022 par lequel le maire de Sarcelles a prolongé la suspension de fonctions de M. B..., agent territorial. La juridiction a jugé que cette prolongation méconnaissait l'article L. 531-1 du code général de la fonction publique, car aucun élément, comme des poursuites pénales, ne justifiait de dépasser le délai de quatre mois suivant la suspension initiale. La commune est condamnée à verser 1 500 euros à M. B. au titre des frais de justice.
N° TA95-2516993(TA95-2516993)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence.
N° TA95-2503723(TA95-2503723)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B... D... épouse C... contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 10 février 2025. Cet arrêté refusait la délivrance d'un titre de séjour "entrepreneur/profession libérale", assorti d'une obligation de quitter le territoire et d'une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la requérante ne démontrait pas la viabilité économique de son activité, condition requise par l'article L. 421-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a ainsi estimé que le préfet n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation.
N° TA95-2505848(TA95-2505848)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 31 mars 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine avait obligé M. A, ressortissant roumain, à quitter le territoire français sans délai et lui avait interdit la circulation sur le territoire pour trois ans. Le tribunal juge que le préfet a méconnu l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car les faits de violences conjugales reprochés, isolés et non suivis de poursuites pénales, ne caractérisaient pas une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public. En conséquence, l'arrêté est annulé dans son intégralité et l'État est condamné à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA95-2205212(TA95-2205212)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A..., adjointe technique territoriale, qui contestait le refus du département du Val-d'Oise de lui accorder des congés bonifiés pour se rendre en Guadeloupe. Le tribunal a jugé que la requérante n'apportait pas la preuve que le centre de ses intérêts moraux et matériels se situait dans ce département d'outre-mer, condition posée par l'article 1er du décret n° 78-399 du 20 mars 1978. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de la décision du 18 février 2022.
N° TA95-2516247(TA95-2516247)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant de délivrer une carte de résident à Mme B, ressortissante afghane réfugiée. La juge a constaté l'urgence, car l'absence de titre place la requérante dans une situation de précarité et d'isolement, la privant de ressources et de droits attachés à son statut. Elle a également retenu un doute sérieux sur la légalité de la décision, le préfet n'ayant pas justifié du refus alors que Mme B remplit les conditions des articles L. 424-1 et L. 424-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir de plein droit une carte de résident en tant que réfugiée.
N° TA95-2516248(TA95-2516248)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour « recherche d’emploi-création d’entreprise » présentée par Mme A. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, la requérante ne justifiant pas d’une situation précaire ou d’une menace imminente pour ses intérêts, malgré l’absence de document de séjour. Aucun des moyens soulevés, tirés de l’insuffisance de motivation, de la méconnaissance de l’article L. 422-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ou de l’erreur manifeste d’appréciation, n’a été retenu comme créant un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA95-2203154(TA95-2203154)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., adjoint technique territorial, qui contestait son arrêté de suspension conservatoire pris par le maire de Sarcelles le 28 octobre 2021. Le tribunal a jugé que la mesure de suspension, fondée sur l'article 30 de la loi du 13 juillet 1983, était légale car les faits reprochés présentaient un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité justifiant une mesure conservatoire dans l'intérêt du service. Les conclusions indemnitaires de l'agent ont également été rejetées, faute pour lui de démontrer l'existence de préjudices directs et certains en lien avec une faute de la commune.
N° TA95-2516250(TA95-2516250)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 27 juin 2025 par laquelle le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a refusé de renouveler la carte professionnelle de M. B, agent de sécurité privée. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et du vice de procédure au regard des articles L. 612-20 et R. 632-14 du code de la sécurité intérieure, n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
N° TA95-2516251(TA95-2516251)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A de ses conclusions à fin de suspension et d'injonction, après que le préfet des Hauts-de-Seine lui a remis une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante, mère d'un enfant français, contestait le refus implicite de renouvellement de sa carte de séjour "vie privée et familiale" en invoquant notamment la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. L'État a été condamné à verser 1 000 euros à Mme A au titre des frais de justice.
N° TA95-2414144(TA95-2414144)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, ressortissante camerounaise, qui contestait le refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de résident de dix ans, au profit d'un simple renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée et fondée sur un examen particulier de sa situation. Il a jugé que le préfet n'avait pas méconnu les stipulations de l'article 12 de la convention franco-camerounaise du 24 janvier 1994 ni les dispositions de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du caractère insuffisant, instable ou irrégulier des ressources de l'intéressée.
N° TA95-2505873(TA95-2505873)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. A, ressortissant gambien, contre un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant, confié à l'aide sociale à l'enfance entre 16 et 18 ans, sollicitait l'application de l'article L. 435-3 du CESEDA pour obtenir une carte "salarié". Le tribunal a annulé l'arrêté, considérant que le préfet n'avait pas suffisamment motivé son refus au regard des critères de l'article L. 435-3, notamment le caractère réel et sérieux de la formation suivie par M. A. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai d'un mois.